‹ Traité d'analyse des substances minérales (volume 2)Chapitre 202 sur 320 · Zeit. f. anal. Ch., t. XXXVIII, p · texte numérisé non relu

Zeit. f. anal. Ch., t. XXXVIII, p

sulfates solubles dans l’eau. On y réussit en fondant au creuset deplaline 1 partie de sulfates avec 4 ou 5 parties de carbonate de de sodium pur et reprenant par l’eau chaude additionnée de 3 à 4parties de carbonate alcalin. On peut aussi avoir recours au procédé Dulong (ébullition prolongée pendant dix ou douze heures avec 8 à 9 parties de carbonate de sodium en solution assez concentrée), qui a pour résultat de donner des carbonates ou des oxydes insolubles et du sulfate de sodium mêlé au carbonate alcalin en excès. La décomposition n'est complète que si les sulfates ont été réduits en poudre extrêmement fine. Le procédé est moins rapide et un peu moins sûr que la fusion; mais il doit être préféré, quand les sulfates sont mèlés de silicates ou de quartz, qui, par fusion avec le carbonate alcalin, donneraient des silicates solubles. Dans ce cas, on risquerait d’avoir ensuite de la silice mêlée au sulfate de baryum et d'éprouver quelque difficulté à purilier celui-ci, à moins d’expulser la silice par l'acide fluorhydrique.

Dans les deux cas, on filtre la dissolution alcaline, on lave le résidu avec de l'eau chaude sur le filtre, puis on acidifie la liqueur par l'acide chlorhydrique en léger exeès, on chauffe à 100°, on verse du chlorure de baryum par petites portions et on continue à chauffer pour obtenir le sulfate de baryum assez consistant. On termine, comme plus haut, sans avoir à se préoccuper d'autres impuretés que des sels alcalins, dont on débarrasse le précipité en le chauffant avec un peu d’acide chlorhydrique et de chlorure de baryum, puis ajoutant de l'eau, chauffant quelque temps et recevant sur un filtre.

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