Zeitschrift f. Anal. Chem
Windisch!, dans les mêmes conditions, mesure le chromate non décomposé, au moyen de l'acide arsénieux et de l'iode.
Toutes ces méthodes présentent une certaine complication exigeant l'emploi successif de trois liqueurs titrées.
F. Marboutin cherche à simplifier le procédé de Windisch en ne titrant exactement que la solution d'iode?. Les solutions de chlorure de baryum, de chromate de potassium, d'acide arsénieux sont ajoutées au moyen de pipettes, en égal volume, d’une part dans la liqueur où l’on veut déterminer l'acide sulfurique combiné, d’autre part dans un volume égal d’eau distillée. De part et d'autre, une solution titrée d'iode détermine l'acide arsénieux non oxydé, et la différence permet de calculer la proportion d'acide sulfurique.
Avec une solution d'iode N/50, c’est-à-dire tenant 25",54 d’iode par litre, la différence des lectures, multipliée par 5,333, donne la quantité d'anhydride sulfurique SO$, exprimée en milligrammes.
2° Par l'alcalimétrie. — La détermination du chlorure de baryum employé en excès peut être également réalisée par des procédés alcalimétriques, dont nous signalerons quelques-uns.
Le procédé de Mohr*, perfectionné par Bohling ‘, et applicable seulement aux sulfates alcalins, est basé sur la transformation de ces sulfates alcalins en carbonates par ébullition avec un excès de carbonate de baryum. Les carbonates alcalins formés sont titrés à l’aide d'un acide.
Dans le cas des sulfates solubles, en général, Mohr et Classen? ont indiqué la précipitation à l’état de sulfate de strontium par addition de chlorure de strontium et d'alcool. Le précipité de sulfate de strontium est mis en digestion dans une solution de carbonate de sodium. Il se transforme ainsi en carbonate de strontium, que l’on sépare et que l’on redissout
. Mon. scientifique, 1895, p. 301.
. 1bid., 1897, p. 648.
. Mohr et Classen, Trailé d'analyse chimique par les liqueurs titrées. . Zeilschrifl. f. Anal. Chem., IX, 310.
. Trailé d'analyse p. liq. titr.
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dans un excès d'acide chlorhydrique titré. Cet excès est déterminé lui-même à l’aide d’une solution alealine.
La précipitation à l’état de sulfate de plomb, que l’on transforme en carbonate par digestion dans le carbonate d'ammonium et que l’on titre ensuite par l'acide azotique et la soude, a été égalementindiquée par Mohr et Classen. Celte méthode est inapplicable en présence de chlorures et, comme la précédente, ne fournit pas en général de résultat précis.
La méthode alcalimétrique, qui nous paraît la plus simple pour les sels alcalins, est due à Ferdinand Jean et H. Pellet!. La solution neutralisée esttraitée par un excès de baryte ; on précipite cet excès par l'acide carbonique à l’ébullition, on filtre el l’on détermine dans la liqueur, à l'aide d’un acide titré, la proportion de carbonates alcalins qui correspond aux sulfates préexistants.
Enfin, dans le cas général, nous recommandons la méthode alcalimétrique de Sidersky?. La liqueur doit être neutralisée ; on y verse un excès de chlorure de baryum, puis une quantité strictement équivalente de carbonate de sodium. Comme une partie seulement du sel de baryum a été précipitée, il en résulte une alcalinité due à un excès de carbonate de sodium. Quelques gouttes de phénolphtaléine produisent donc une coloration rose; on verse une solution titrée de chlorure de baryum jusqu’à la disparition de cette coloration. La quantité de chlorure de baryum finalement employée correspond précisément aux sulfates alcalins préexistants.
Si la liqueur sulfatée renfermait des sels de calcium, de magnésium, etc., ces sels décomposeraient le carbonate de sodium ajouté ; il faut doncà l’avance éliminer ces sels par précipitation à l’aide de carbonate de sodium ; ledosage alcalimétrique se fera ensuite dans la solution neutralisée par l'acide chlorhydrique. Remarquons encore que Les acides formant avec le sel de baryum des composés insolubles devront être également éliminés.
1. Bullelin de la Sociélé chimique, 1877, t.T, p. 203. 2. Sociélé industrielle du Nord de la France, 1888.
DÉTERMINATION VOLUMÉTRIQUE DES ACIDES SULFUREUX, HYPOSULFUREUX ET SULFHYDRIQUE
On peut remplacer, pour ces acides, les méthodes de dosage par pesées, précédemment indiquées, par l'emploi de liqueurs titrées, qui permettent d'arriver beaucoup plus vite et avec une aussi grande exactitude, pourvu que l'on opère dans des conditions uniformes et en se mettant à l'abri de certaines causes d'erreurs.
On se fonde sur l'oxydation des composés du soufre par l'iode ; on emploie une dissolution titrée de cecorps dans l’eau en présence d’une quantité suffisante d'iodure de potassium, on la verse avec précaution à l’aide d’une burette graduée dans la liqueur à essayer, à laquelle on a ajouté une solution d'empois d'amidon. Aussi longtemps que l'oxydation est incomplète, l’iode est employé à la transformation et se change luimême en acide iodhydrique; dès qu'elle est achevée, l’iode qui reste en liberté colore en bleu l’empois d'amidon. En ayant soin d'agiter constamment, la couleur bleue de l’iodure d'amidon disparaissait aussitôt après chaque nouvelle goutte de réactif; la décoloration devient moins rapide à la fin, et l'on est ainsi prévenu d'aller avec plus de précaution. Quand la réaction est complète, une seule goutte du réactif contenant l'iode libre donne avec l'amidon une coloration bleue persislante et très sensible.
On litalors sur les divisions de laburette le volume de réactif cmployé, et, comm: on l'avait préparé en pesant très exactement une certaine quantité d'iode eten étendant ensuite la dissolution jusqu'à un volume bien déterminé, on sait exactement quelle a été la quantité d'iode nécessaire ; par suite, on peut calculer quelle est la quantité de l'acide contenu dans la liqueur primitive.
Cette méthode a été, pour la première fois employée par Dupasquier pour l'hydrogène sulfuré et les sulfures contenus dans les eaux; l'emploi de l'iode dans des circonstances ana-
logues à reçu depuis beaucoup d’autres applications, par Fordos et Gélis (1843), Bunsen (1853), Streng et Mohr.