H2S + 21 — S + HI
La réaction sur les monosulfures, celui de sodium par exemple, es :
Na?S 21 —S + 2Nal.
Sur un sulfhydrate de sulfure, elle devient:
NaHS =! 21 — S + Nal + HI.
La même quantité d'iode correspond donc toujours à la même quantité de soufre dans ces composés. Il n'en serait pas de même pour les polysulfures ; le soufre contenu en excédent sur les monosulfures ne serait pas indiqué par l'iode; pour le doser, il serait nécessaire d'isoler et de doser à part l'excès de soufre, en décomposant par HCI et dégageant FPS;
M2S2 2HCI — 2MCI -L H?S L Sn—1,
Dans les solutions étendues, il paraît probable que les monosulfures sont dissociés et qu'ilexiste à la fois du sulfhydrate et de l'hydrate de sodium; car les expériences thermochimiques montrent qu'il n'y a pas de dégagement sensible de chaleur dans la réaction :
HORS ICS ÉENTE 0
Mais, quoi qu'il en soit, on voit que, dans les solutions qui ne renferment pas de polysulfures, l’iode fournit toujours le dosage direct du soufre.
C'est le procédé que l’on suit pour déterminer le soufre ou les sulfures en dissolution dans les eaux sulfureuses. On lui donne le nom de sul/fhydrométrie.
On peut craindre une oxydalion de ces eaux pendant une exposition à l’air même assez courte, car les caux sulfureuses sont souvent {rès allérables.
Pour éviter ce danger, on procédera de la façon suivante :
On prend un demi-litre environ de l’eau à essayer (que l'on peut jauger exactement après l'opération pour éviter de la laisser au contact de l'air) et on la verse rapidement dans une quantité mesurée de la solution d’iode, plus que suffisante pour la transformation; on ajoute un peu d’amidon, qui produit aussitôt une coloration bleue, et on verse peu à peu, avec une burette graduée, une solution titrée d'hyposulfite de sodium correspondante à celle diode, à volume égal, jusqu'à ce que l'iodure d’amidon soit exactement décoloré. On doit ensuite du volume d’iode retrancher celui de l'hyposulfite employé. La différence représente l’iode quia servi à la décomposition du sulfure. C’est done un dosage par reste.
Si l'eau sulfureuse est très chaude, la coloration de l’amidon se fait mal; d'autre part, si on laissait refroidir, il y aurait altération. On verse alors l’eau à essayer (un demi-litre environ), dans la solution d’iode étendue d’eau distillée, bouillie et froide, jusqu'à 250 centimètres cubes par exemple. La dilution est suffisante pour que l’iodure d’amidon se montre bien bleu et pour que l'on ne risque pas de perdre une quantité appréciable d’iode par volatilisation.