Borprer, C. R
A l'Observatoire de Montsouris (Paris), l'ozone est recueilli dans un liquide renfermant un poids connu d'arsénite de potassium additionné d'iodure de potassium. L'arsénite restant après l'opération est évalué au moyen d’une dissolution titrée d’iode. La solution d’arsénite doit-être presque neutre; si l’alcalinité était prononcée, il pourrait y avoir formation sensible d’arséniate sous l'influence de l'oxygène de l'air, même en l'absence d'ozone.
Pour former les tableaux statistiques qui indiquent la proportion d'ozone en milligrammes, on multiplie par 3 le poids de l'oxygène que l'arsénite a absorbé en se transformant en arséniate de potassium.
Lorsqu'il s’agit de doser l'ozone dans l'oxygène ou dans l'air ozonisé artificiellement, d'oxygène ou d'air ozonisé artificiellement, à teneur plus ou moins élevée, on n’a plus à opérer sur un Courant gazeux prolongé, mais sur un volume déterminé, dans un flacon par exemple.
Moissan ! détermine le titre de l'oxygène ozonisé contenu dans un ballon ou un flacon, au moyen d’une solution d'iodure de potassium en présence d'acide sulfurique en excès, de manière à empêcher la formation d’iodate. Cette solution est introduite par un entonnoir eflilé, à robinet, tandis qu'on refroidit fortement le ballon au moyen d'acide carbonique liquide et d’acétone.
Le gaz se contracte et, en ouvrant le robinet, on fait pénétrer une portion du liquide ; l'opération est répétée plusieurs fois, Jusqu'à ce que le gaz ne colore plus l’iodure de potassium. On s’en assure en laissant le ballon reprendre la température du laboratoire et ouvrant alors très légèrement le robinet, pour faire passer une bulle de gaz dans la solution d'iodure qui se trouve dans l'entonnoir; cette bulle ne doit produire aucune coloration.
On agite la solution dans le ballon, puis on débouche et on dose l’iode libre par l'hyposulfite versé jusqu’à décoloration.