‹ Traité d'analyse des substances minérales (volume 2)Chapitre 236 sur 320 · CONTENANT CHAUX, ALUMINE, OXYDE DE FER, MAGNÉSIE, ETC · texte numérisé non relu

CONTENANT CHAUX, ALUMINE, OXYDE DE FER, MAGNÉSIE, ETC

1° Méthode des sulfates insolubles dans l'alcool. — On dissout dans un faible excès d'acide azotique (il faut éviter la présence d'un autre acide); on ajoute un peu de SO“FF eton évapore jusqu'aux premières vapeurs pour expulser tout l'acide azotique, qui a servi seulement de dissolvant. il importe que SO‘H? soit en très faible excès. On ajoute de l’eau, puis du sulfate d'ammonium, on agite vivement ct laisse plusieurs heures en repos; puis, on fail passer dans une fiole un peu grande eton ajoute un fort excès d'alcool, on agite et laisse reposer vingt-quatre heures. On a ainsi, en présence de l'alcool : 1° un précipité composé : de sulfates simples de calcium, de baryum, de strontium, et de sulfates doubles ammoniacaux de magnésium, d'aluminium et de fer; 2° une liqueur renfermant : de l'alcool, des acides phosphorique et sulfurique, des sulfates de fer et d'ammonium.

On filtre, on lave longtemps par décantation et sur le filtre avec de l’alcool un peu étendu. Dans la dissolution, on ajoule beaucoup d’eau eton chauffe doucement, afin de chasser l'alcool, sans que l'acide sulfurique puisse, en agissant sur lui, donner naissance à des produits organiques noiràtres, qui compromettraient le dosage. Quand toute odeur d'alcool a disparu, on précipite le fer par l'ammoniaque et le sulfure d'ammonium : on filtre pour isoler FeS, on ajoute de la mixture magnésienne et on dose l'acide phosphorique à l’état de pyrophosphate de magnésium.

Ce procédé de séparation réussit bien, quand l'opérateur en a l'habitude ; il faut surtout n'employer qu’un très faible excès de SOIF; sans quoi, il pourrait rester dans la liqueur des sulfates de magnésium ou d'aluminium.

Dans le précipité on peut doser les terres alcalines, l'alumine et la seconde partie de l’oxyde de fer, après avoir décomposé les sulfates par ébullition avec du carbonate de sodium.

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2° Méthode à l’acétate. — On dissout par l'acide chlorhydrique, on élimine, s’il y a lieu, la silice, par évaporation à sec et reprise par l'acide chlorhydrique et l’eau bouillante.

On neutralise par l'ammoniaque en léger excès, ajoutée peu à peu, en remuant constamment la liqueur préalablement refroidie. Si la température s'élève, on refroidit en agitant la fiole dans l'eau froide. On détermine ainsi un précipité de phosphates de calcium, magnésium, aluminium et fer.

On verse de l'acide acétique dans la liqueur froide, de manière à obtenir une légère acidité et à redissoudre les phosphates de calcium et de magnésium, landis que ceux d’aluminium et de fer restent insolubles. On filtre et lave.

On redissout sur le filtre les phosphates insolubles par l'acide azotique dilué; puis, on ajoute du nitromolybdate et on laisse vers 40° afin d'opérer la précipitalion du phosphomolybdate. Dans la liqueur acide on précipite le fer et l'aluminium par l’ammoniaque, que l'on additionne de sulfhydrate, afin d'éviter l'entraînement d'acide molybdique. On obtient ainsi un précipité comprenant le sulfure de fer et l’alumine, qu’on retient sur un filtre et qu'on dose.

La dissolution acétique faible, contenant une partie de l'acide phosphorique avec les terres alcalines, est traitée à froid par de l’oxalate d'ammonium; l'oxalate de calcium se forme et se dépose du jour au lendemain; il faut décanter deux fois le liquide surnageant, enle remplaçant par de l’eau, et ensuite chauffer à 100° pour donner au précipité une consistance suffisante et pouvoir le recevoir sur un filtre.

En ajoutant de l'ammoniaque en excès dans la liqueur phosphatée, on précipite et on dose la magnésie sous forme de pyrophosphate.

En versant de la mixture magnésienne dans la liqueur filtrée, on précipite le reste de l’acide phosphorique de la dissolution. On doit y ajouter l'acide phosphorique entrainé avec l’alumine et l'oxyde ferrique, et celui qui a accompagné la magnésie, pour avoir le dosage total de l'acide phosphorique. On peut le contrôler par l'opération suivante.

Dosage rapide de l’acide phosphorique seul. — On emploie la méthode au citrate (p. 523) et on termine par un dosage volumétrique au moyen du sel uranique (p. 525).

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