‹ Traité d'analyse des substances minérales (volume 2)Chapitre 280 sur 320 · ENS · texte numérisé non relu

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velle pesée l'absence d’acide titanique dans le résidu. Une dernière vérification consiste à traiter le résidu de silice par les acides fluorhydrique et sulfurique, de manière à volatiliser tout le silicium à l'état de SiF*.

On réunit les liqueurs sulfuriques. On concentre, puis on précipite l'acide titanique par l’ammoniaque. On recoit sur un fillre, sèche, sépare du filtre qu'on brûle, et pulvérise les petites masses agglomérées, pour éviter les pertes par décrépitation. On caleine lentement au moufle en creuset de platine fermé, on pèse Ti0? — p.

La différence P — p fait connaitre le poids de Si0* plus exactement que la pesée directe, qui peut donner lieu à des pertes par entrainement de silice très légère.

Si le minéral renferme de l'oxyde de fer, il faut modifier un peu l’analyse.

Après fusion au carbonate de sodium et reprise par l'acide azotique, on évapore à sec et on reprend par l'acide azotique faible; on laisse alors insoluble une partie du fer à l'état de Fe*0*, qui reste encore après calcination très modérée des azotates à 180° et reprise par l'azotate d'ammoniaque; par conséquent, après calcination au rouge, on pèse ensemble TiO?, Si0?, Fe05 — P.

On soumet à la réduction par l'hydrogène, puis on traite par l’acide sulfurique étendu et chaud; la silice reste seule insoluble (on le vérifie comme précédemment).

La dissolution est concentrée s’il est nécessaire, presque neutralisée par l’ammoniaque, additionnée d'hyposulfite de sodium, puis portée à l’ébullition. L'acide titanique précipité est recueilli sur un filtre pour être calciné et pesé; le fer est transformé en sulfure insoluble par addition de sulfure d'ammonium dans la liqueur filtrée et on achève le dosage.

Voici la composition de quelques échantillons :

Piémont Arendal Grenville Piémont

(Marignac) (Rosales) (Hunt) (Delesse) GES RRSSEREMERRE 32,26 31,20 31,83 30,40 Ncidetlaniques. Mr 38,97 40,92 40,00 42,00 GRAS RATE ARE nn 27,65 22,25 28,31 24,30 Oéydede ter eds rue 0,76 5,06 » »

Oxyde de manganèse ...... 0,76 » » - 3,60

ANALYSE DE L'ILMÉNITE

L'ilménite peut être représentée par l’une des formules (Ti, Fe}? 0*(Friedel)ou FeOTiO®(T. Kæniget À .von den Pfordten), c'est-à-dire qu'elle est considérée, soit comme un sesquioxyde de titane et de fer, où ces deux éléments pourraient se remplacer dans des proportions diverses, soit comme un titanate ferreux, renfermant souvent un peu de manganèse el de magnésium. Elle présente, en réalité, une grande variété de composition. On la trouve dans les terrains anciens et volcaniques, et dans les sables provenant de ces terrains (côtes de la Méditerranée voisines des Maures et de l'Esterel) ; elle est souvent mêlée irrégulièrement à des minerais de fer oligiste, des minerais magnétiques, des fers carbonatés lithoïdes du terrain houiller, et même des minerais oolithiques.

Elle est difficilement attaquée par l'acide chlorhydrique concentré, mais bien par l'acide sulfurique et le bisulfate d’ammonium. L’hydrogène au rouge réduit complètement les oxydes de fer qui sont simplement mélangés, et imparfaitement les oxydes combinés à l'acide titanique.

On prend 3 grammes de minerai parfaitement porphyrisé, on les soumet à l’action de lhydrogène pur et sec pendant deux heures, un peu au-dessus du rouge sombre. On laisse refroidir dans le courant gazeux et on traite par l'acide chlorhydrique très étendu, qui dissout tout le fer métallique provenant de l’oxyde mélangé et une partie des oxydes de fer et de manganèse, de la chaux et de la magnésie du minéral luimême.

Le but de cette opération, en quelque sorte préliminaire, est d’enleverle plus possible du fer pour rendre la suite de l'analyse plus facile. Elle peut être remplacée plus ou moins avantageusement par une digestion du minéral porphyrisé dans le sulfure d’ammonium, suivie de décantalion et attaque par l’acide chlorhydrique étendu.

La partie insoluble à traiter contient de l'acide titanique, des oxydes de fer et de manganèse combinés, de la chaux, de

la magnésie, du quartz; on la recueille sur un filtre, sèche, calcine et pèse. On la traite ensuite successivement par l'acide sulfurique étendu d’un égal volume d’eau, puis par le bisulfate d'ammonium.

1° Dans une fiole ou une capsule, on fait chauffer à 100° pendant deux jours avec de l’acide sulfurique un peu étendu ; on laisse refroidir et on fait passer avec précaution, par très petites quantité à la fois, dans un grand volume d'eau froide, acidulée d'avance par un peu d'acide sulfurique. On empêche, de cette manière, l’échauffement jusque vers 100°, qui pourrait donner lieu à une précipitation partielle d'acide titanique.

La liqueur claire contient presque tout l'acide titanique, les oxydes de fer et de manganèse, la chaux et la magnésie.

La partie insoluble est formée de quartz et de fer titané inattaqué; on filtre, lave à l’eau froide, sèche, calcine et pèse la partie insoluble P.

2° La matière insoluble est placée dans un creuset de platine avec 8 à 10 parties de bisulfate d'ammonium et chauffée au rouge sombre seulement, de manière à ne donner ni vapeurs abondantes, ni projections. On s'arrête avant la disparition des vapeurs sulfuriques blanches.

Le creuset refroidi est plongé dans l’eau acidulée par l'acide sulfurique et on laisse digérer vingt-quatre heures à une douce chaleur. On filtre, lave à l’eau froide, sèche, calcine et pèse le résidu P”.

On examine à la loupe. Si l'on voit que ce résidu ne renferme que du quartz, on n'a plus à s’en occuper. Si l’on reconnaît qu'il contient encore du fer titané ou s’il y a incertitude, on recommence l’atlaque au bisulfate d’ammonium, et cela jusqu'à ce que l'aspect ne laisse plus de doute ou que le poids soit invariable. On a donc le poids du quartz resté seul.

Les liqueurs sulfuriques des deux opérations sont réunies : elles sont très étendues et contiennent beaucoup d’acide sulfurique et de bisulfate d’ammonium. On y fait passer un courant rapide d'hydrogène sulfuré et on sature par l’ammoniaque. On

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précipite ainsi {out l'acide titanique, avec des sulfures de fer et de manganèse et un peu de chaux et de magnésie; la liqueur sulfhydratée contient la plus grande partie de la chaux et de Ja magnésie.

La chaux étant en très petite proportion dans une liqueur très étendue, on n’a pas à craindre qu'il se dépose du sulfate de calcium ; mais il peut y avoir un peu des deux terres alcalines entrainées par l'acide titanique ; on lave le précipité par décantation à l’eau tenant un peu de sulfure d'ammonium, puis à l’eau pure. Le précipité se dépose chaque fois très lentement.

La liqueur sulfhydratée est évaporée lentement, concentrée, acidulée par l'acide chlorhydrique, puis filtrée; on précipite successivement la chaux et la magnésie par l’oxalate d'ammonium et le phosphate de sodium.

Les précipilés, très impurs dans une pareille liqueur, sont redissous séparément par l'acide azotique étendu. On conserve ces solutions azotiques pour y ajouter plus tard la chaux et la magnésie entrainées avec l'acide titanique et les sulfures de fer et de manganèse.

Ce dernier précipité, lavé par décantation et resté dans la fiole, est mis en suspension dans l’eau et traité par un courant de gaz sulfureux pur, qui dissout rapidement les sulfures de fer et de manganèse à l'état d'hyposulfites, la chaux et la magnésie à l'état de bisulfites et laisse insoluble l'acide tilanique, pourvu qu'il soit bien exempt d'acide sulfurique.

Aussi se hâte-t-on de filtrer, pour éviter l’action de l’air sur l'acide sulfureux. On lave avec une solution de chlorure d’ammonium. On sèche et on calcine d'abord dans une capsule de porcelaine, à cause du soufre mélangé à l'acide titanique, puis, pour finir, dans une capsule de platine au rouge. On pèse Ti0?.

Dans le cas où Ti0? serait impur, coloré par des oxydes de fer et de manganèse, il faudrait purilier par réduction à l'hydroène et traitement à l'acide chlorhydrique, et réunir la liqueur la solution sulfureuse contenant (Fe, Mn, Ca, Mg).

On chauffe cette solution adlitionnée, s'il y a lieu, d'acide

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chlorhydrique, pour chasser SO?; puis on fait passer un courant d'acide sulfhydrique et on sature progressivement par l’'ammoniaque. On a un précipité de sulfure de fer et de manganèse que l’on filtre, on dissout sur le filtre par HCI faible et on réunit à la liqueu: de la première partie de l'analyse pour doser le fer et le manganèse.

La liqueur sulfhydratée, qui renferme la chaux et la magnésie de la dernière opération, est réunie à la solution analogue mise à part au début de l'analyse. On y précipite la chaux, puis la magnésie par l’oxalate d’ammonium et le phosphate de sodium.

On redissout ces précipilés impurs séparément dans l'acide azotique et on réunit aux liqueurs azotiques correspondantes conservées précédemment.

On précipite la chaux par l'oxalate et on la dose à l’état de CaSO*; on dose la magnésie sous forme de Mg*P*°07.

Nous donnons, à litre d'exemples, quelques analyses d’ilménile dues à Kobell (1, 2, 3) et à Mosander (4, 5).

Gastein Aschaffenburg Egersund Ilmen Arendal Acide titanique ....... 59,00 14,16 43 2H EG 9260247119 Brofoxyde de fer... 36,00 10,04 POSTES OMERLOS C0 Sesquioxyde de fer.... 4,25 75,00 28/66. DT 5301 Oxyde de manganèse... 1,65 0,80 » 2,13 »

Chase Mers se » » » ») 0,33 MABTMÉSIe etre » » » 1,14 0,68

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