‹ Traité d'analyse des substances minérales (volume 2)Chapitre 48 sur 320 · Zeit. f. anal. Ch., t. XXXIN, p · texte numérisé non relu

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ACIDE AZOTEUX 117

La réduction de l’azotite donne naissance à du bioxyde d'azote et à de l’iode libre qu’on dose au moyen d'une solution d’hyposulfite de sodium, préalablement bouillie et rendue alcaline.

La dissolution d'acide iodhydrique s'obtient en dissolvant un poids convenable d’iode dans l’iodure de potassium et décolorant exactement par une solution de sulfite de sodium :

Na?2S03 2I + H?20 — Na’S0* + 2HI.

On obtient ainsi des résultats très concordants avec les

dosages par le permanganate!.

Emploi du mercure. — Le procédé indiqué plus haut (p. 99) pour le dosage des azotates peut également servir pour celui des azotites. La réaction s'exprime alors ainsi :

2HAz0? H2S01 + 2Hg — 2470 — 2H20 —- Hg?S0!

En opérant avec le volumètre de Lunge, on mesure le volume de bioxyde d’azote dégagé :

1% de AzO à 0° et 02,760 correspond à 18,700 de Az20% ou à 28,103 de HAzO®?.

Emploi de l’urée. — Le dosage des nitrites peut être fait très exactement en mesurant le volume de l'azote mis en liberté parsuite de la réaction de l’acide azoteux sur les amides, / Az N AzH?

Cette réaction, découverte par Millon, a été utilisée par lui pour le dosage de l’urée, en pesant l'acide carbonique retenu par une solution de potasse :

CO Az2H! + Az203 — CO? — 4Az + 2H20.

Elle a été employée par À. Vivier? pour le dosage de l'acide

azoteux, en retenant l'acide carbonique et mesurant l'azote

et, en particulier, sur l’urée COAZ'H* ou CO

dégagé. En présence d'un excès d’urée, il se fait du carbonate d'ammonium et il se dégage un volume d'azote double de celui qui est contenu dans le nitrite, ce qui est une condition favorable pour la mesure de ce volume :

A72035 - 2C0 Az?2H*— 4Az + C0? + (AzH!}? COS. On se sert d'un ballon de 150 centimètres cubes environ, fermé par un bouchon traversé par trois tubes : le premier est muni

1. Zeitschrift für analytische Chem., t. XX, p.194. 2. Académie des Sciences. C. R. (9 janvier 1888), CVI, p. 138.

d'un entonnoir à robinet, pour l'introduction des réactifs; le second doit servir au dégagement des produits gazeux; le troisième est destiné à amener dans le ballon un courant de gaz carbonique pur, afin d'entraîner la totalité de l’azcte. L’acide carbonique est, d’ailleurs, entièrement absorbé par une lessive de potasse, placée dans un appareil semblable à celui que Dupré a imaginé pour le dosage de l'azote par la méthode de Dumas modifiée (Voir p. 123).

Entre le ballon où se fait la réaction et le flacon à potasse, Vivier a recommandé de placer un réfrigérant de Liebig, fonclionnant per ascenstm, afin que les vapeurs condensées reviennent au ballon.

On doit d’abord purger l'appareil de tout l'air qu'il contient, en y faisant passer le courant de gaz carbonique et faisant bouillir un peu d’eau dans le ballon; puis on introduit dans celui-ci, par l’entonnoir à robinet, successivement la solution de nitrite, la proportion convenable d'urée dissoute dans un peu d’eau et enfin de l'acide sulfurique étendu.

En chauffant à l'ébullition, on détermine la réaction et on maintient continuellement le courant de gaz carbonique jusqu'après la cessation du dégagement de l’azote, afin d’entrainer bien complètement ce gaz. L'acide carbonique étant absorbé intégralement dans la potasse, il ne reste qu'à mesurer l’azote pur recueilli dans la cloche, ce qu'on fait avec les précautions habituelles.

Les résultats cités par l’auteur sont des plus satisfaisants au point de vue de l'exactitude; ils ne sont d’ailleurs influencés, ni par la présence des nitrates, ni par celle des matières organiques, qui se rencontrent dans les eaux ou dans les sols.

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