L. CAMPREDON, Guide pratique du chimiste métallurgiste
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tion faite de la tare, représente le poids du coke également rapporté à 5 grammes.
Les fours à moufle peuvent être aussi utilisés pour la déterminalion des matières volatiles. Les creusets sont alors placés par séries de 6 ou 8 dans des boites réfractaires, garnies de petits fragments de charbon de bois: on les introduit dans le moufle porté au rouge vif, eton les y abandonne environ deux heures ou du soir au matin, si on laisse le moufle s'éteindre!. Les autres précautions à observer sont analogues à celles que l’on prend avec les fours de calcination.
L'essai sur le Bunsen, ou mieux encore sur le Berzélius à couronne (t. 1, fig. 111), très fréquemment adopté, se fait dans un creuset de platine de 4 centimètres de hauteur au moins ; on n y met que 2? grammes du combustible pulvérisé, moins encore pour les houilles, qui se boursouflent beaucoup par la chaleur; le creuset, muni de son couvercle, est posé sur un triangle en terre de pipe ou en fil métallique mince, de facon que le fond soit à 3 centimètres au-dessus de l’orifice du brûleur; celui-ci est surmonté de sa cheminée, et la flamme est réglée à 18 centimètres de hauteur environ. Le chauffage se fait ainsi très rapidement, et on voit assez bien à quel moment il cesse de se produire une flamme entre le ereuset et son couvercle. Ce n’est qu’une minute après son entière disparition que l'on éteint le brûleur, sans toucher au creuset et à son couvercle jusqu'à ce qu'ils soient complètement refroidis. On procède alors à la pesée (Procédé Muck) !.
Quel que soit le procédé que l’on a adopté à raison de convenances spéciales, il est indispensable d'opérer dans des conditions toujours identiques, pour que les résultats soient bien comparables. Il est prudent de faire deux opérations, pour s'assurer qu'iln'y a pas eu de cause d'erreur inaperçue, capable de modifier sensiblement les résultats. Les teneurs trouvées doivent concorder à moins de 2 millièmes.
Après la pesée du résidu ou coke, on le détache du creuset;
1. Posr, Trailé complet d'analyse chimique, traduit par L. Gautier, 1884.
on observe et on note s'il est ayggloméré, boursouflé, friable, pulvérulent,... Ces qualités ont une réelle importance pour l’utilisation industrielle du combustible lui-même et du coke qu'il peut fournir.
Densité apparente du coke. — La détermination de cette densité apparente présente un certain intérêt pour l’industrie métallurgique. Elle peut être faite à l’aide d’un petit appareil! formé d’une éprouvette graduée et d’un piston plongeur en verre. La masse cokifiée extraite du creuset après l'essai est plongée dans du collodion; puis, après avoir rempli d’eau colorée jusqu’au trait o l'éprouvette graduée, on y place le fragment de coke desséché; on dispose le piston et on lit le volume indiqué par le niveau supérieur du liquide. Il suffit de diviser le poids du morceau de coke employé par son volume extérieur ainsi obtenu pour obtenir la densité apparente cherchée? Cette densité voisine de lunité pour les cokes métallurgiques s’abaisse jusqu’à 0,5 pour les cokes de houilles grasses à gaz (Goutal).
Estimation du pouvoir aggqlutinant des houilles. — L'agglulination des houilles par la calcination et le degré de solidité du coke qu'elles peuvent fournir ont une telle importance industrielle qu'on fait parfois un essai spécial pour les apprécier et les chiffrer en quelque sorte.
Richters? a proposé, dès 1870, et Campredon# a étudié, en 1896, un procédé destiné à évaluer le pouvoir agglutinant. Il consiste à mêler 1 gramme de la houille finement pulvérisée et passée au tamis n° 5, avec des proportions variées de sable siliceux sec, passé lui-même au tamis n° 4 et retenu sur le tamis n° 5. Les différents mélanges sont placés dans des creusets fermés, qu'on range dans une boîle réfractaire, remplie de charbon; on introduit celle-ci dans le moufle et on chauffe au rouge vif. Après refroidissement, on observe l’aspect des produits chauffés et on note quel est le poids maxi-