PS +21—2HI+S
Mais comme la solubilté de l’iode dans l’eau pure est excessivement faible (1/5500 seulement), la solution simplement aqueuse de ce métalloïde n’est que très rarement utilisée; l’iode est plus soluble dans l’eau chargée d'acide iodhydrique et surtout d'iodures alcalins; il se dissout très bien aussi dans l'alcool et l'éther, qu'il colore en beau rouge ainsi que la solution d'iodures, dans la benzine, le chloroforme et l'éther, qu'il colore en violet améthyste. On met à profit sa solubilité dans les iodures alcalins pour préparer les liqueurs titrées utilisées dans les dosages volumétriques. (Voyez iodométrie, chapitre XII).
Il est prudent de ne pas compter sur la pureté absolue du réactif fourni par le commerce et d'effectuer soi-même une distillation à température modérée, en mettant à part le sublimé formé au début et à la fin de l’opération, de maniére à éliminer l'humidité et les poussières. Pour éviter toute trace de brome ou de chlore, on broie l’iode avec le dixième de son poids d'iodure de potassium; on place le mélange dans une capsule de porcelaine plate, on chauffe avec précaution sur une plaque de fer, tout doucement d'abord, pour sécher; puis, lorsque les vapeurs commencent à apparaitre avec leur couleur violette, on les recueille en les condensant sur les parois d'un grand entonnoir retourné
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sur la capsule. Le chlore et le brome restent combinés au potassium, avec l'excès d'iodure entrant dans le mélange.
Chauffé dans un verre de montre, l’iode doit se volatiliser entièrement. On le conserve dans un flacon bouché à l’émeri.