‹ Traité d'analyse des substances minéralesChapitre 108 sur 230 · ZINC · texte numérisé non relu

ZINC

Le zinc métallique est souvent employé pour la réduction des persels de fer en vue d’un dosage volumétrique, ou pour la précipitation du cuivre, de l’étain, etc.

On peut obtenir aujourd'hui, dans le commerce, le zinc métallique suffisamment exempt de fer pour permettre un dosage volumétrique exact; on s’en assure d’ailleurs en constatant que la dissolution sulfurique de quelques grammes de copeaux, faite à l'abri de l'air, se colore en rose par l'addition d’une goutte ou deux de permanganate en solution étendue.

Il est plus difficile de se procurer du zinc exempt de plomb ou de cuivre et ne laissant, par conséquent, aucun résidu lorsqu'on l'attaque par l'acide sulfurique étendu. Pour obtenir ce résultat, on devra quelquefois distiller soi-même le zinc après l'avoir placé dans une cornue en terre, que l’on dispose dans un bon fourneau à vent; le col, très incliné, est plongé par un tube en terre luté, dont l'extrémité plonge dans l’eau d'une grande capsule.

Le zinc étant souvent employé à la recherche de l’arsenic ou à la production de l'hydrogène qui doit être exempt d’arsenic, il importe de choisir un métal absolument pur à cet égard et de l'essayer par les méthodes qui seront indiquées

au chapitre de l’arsenic. La purification d’un zine arsenifère est pratiquement presque impossible; la meilleure méthode parait être la fusion du métal avec addition de sel ammoniac répétée au moins deux fois. I ne faut pas négliger de s’assurer par un essai si le métal ne contient plus trace d’arsenic.

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