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Fig. 123.
on augmente l'espace, où se fait le mélange des gaz, et celuici devient plus intime. L'effet contraire s'obtient en enfonçant l'ajutage et rapprochant les deux orifices.
L'appareil est souvent monté sur un pied articulé; on peut alors le déplacer et lui donner la position qu'on juge la plus commode. Muni d'un tube coudé, il peut être adopté pour le chauffage du petit fourneau à double enveloppe de Leclère et Forquignon, représenté ci-contre (fig 193).
Le chalumeau à oxygène diffère peu du précédent, sauf qu'il doit toujours être alimenté par un réservoir d'air comprimé ou
un gazomètre chargé de poids. La combustion des gaz se faisant dans un espace beaucoup plus restreint, en l’absence de l'azote qui forme les 4/5 du volume de l’air, et les pertes de chaleur par échauffement de ce gaz jusqu’à la température de la flamme étant évitées par l'emploi de l'oxygène seul, mélangé au gaz combustible, on obtient avec cet instrument des températures beaucoup plus élevées, qui peuvent être nécessaires pour quelques recherches spéciales ; mais on en fait rarement usage dans les fourneaux.
Pour produire la fusion des matières dans des creusets, on se sert souvent, au contraire, de l’air comprimé et du gaz d'éclairage, en produisant le mélange gazeux à quelque distance de l’endroit que l’on veut chauffer.
4° Lampes éolipyles.
Dans les laboratoires non pourvus de gaz d'éclairage, on utilise avantageusement, pour les évaporations et calcinations, l’un des systèmes de lampes éolipyles permettant la combustion du pétrole, de l'essence minérale et de l’essence de térébenthine, réduits en vapeurs dans l'appareil même.
Le réglage parfait de la flamme étant assez difficile à obtenir, ce procédé de chauffage ne permet pas de réaliser une température aussi constante que celle fournie par l’utilisation du gaz.
Les modifications d'intensité que l’on peut faire subir à la flamme par la manœuvre des appareils de réglage, ne peuvent dépasser des limites assez étroites ; aussi chaque système particulier ne comportera généralement qu’un petit nombre d'applications.
Malgré ces imperfections, les lampes éolipyles présentent un intérêt réel en permettant certaines opérations (fusion, calcination, etc.) irréalisables sur un foyer de charbon.
La lampe de Debray dont le petit modèle sert à la calcinaton de faibles quantités de matière, tandis que le grand
modèle permet les incinérations dans un four, n’est presque DOCIMASIE. — T. I. 39
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plus employé aujourd'hui, sa manœuvre étant délicate et exigeant beaucoup de soins.
Les lampes de Sainte-Claire Deville permettent la réalisation de températures assez élevées, mais sont difficilement maniables.
La lampe Prinus à flamme intense, construite par Lequeux, convient fort bien aux calcinations dans de petites capsules. Elle se compose d'un réservoir R (fig. 124) muni d’une ouverture À, par laquelle on introduit le pétrole et que l’on ferme
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Fig. 124. Fig. 195.
ensuite à l’aide d’un bouchon à vis; d'une coupe C destinée à recevoir quelques centimètres cubes d’alcoo! au moment de l'allumage; d'un manchon mobile B, permettant de modifier l'allure de la flamme; enfin, d'une pompe P et d’une vis de réglage S. Pour mettre l'appareil en marche, on enflamme l'alcool placé dans la coupe C et l’on serrre la vis $S. Lorsque l'alcool est presque entièrement consumé, le fourneau s’allume de lui-même. On peut augmenter l'intensité de la flamme en manœæuvrant le piston P; si l’on veut, au contraire, diminuer la flamme, on dévisse de quelques filets la vis S qui obture un petit trou d'échappement d’air placé sur le conduit
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et on la revisse aussitôt. Pour éteindre, il suffit de desserrer complètement la vis et de la laisser telle. Lorsque le fourneau n’est pas employé, la vis du ventilateur reste toujours desserrée.
La lampe Primus à flanvme lente, établie d’une facon analogue, permet l’évaporation, la concentration, de plus ou moins grandes quantités de liquide.
Enfin, la lampe £tna à flamme inclinée ou verticale (fig. 125) remplace le chalumeau dans quelques-unes de ses applications : calcinations, fusions au creuset, travail du verre, etc. Ses organes de réglage, son procédé d'allumage et d'extinction sont analogues à ceux de la lampe Primus décrite ci-dessus.
SUPPORTS
Pour les fourneaux au charbon de bois ou au coke, il n’y à guère à signaler que l'utilité de ce qu'on appelle les fromages, c'est-à-dire les pièces cylindriques en terre réfractaire (fig. 126) sur lesquelles on pose les creusets. Ces pièces sont indispensables pour tenir les creusets élevés à quelques centimètres de distance au- Fig. 196. dessus des grilles par où entre l’air froid.
À défaut de cette précaution, on ne parviendrait pas à chauffer assez le fond du creuset pour la plupart des opérations qui exigent une température élevée.
Pour chauffer sur la flamme du gaz, il est indispensable de donner au creuset où à la capsule un support capable de résister à une température longtemps soutenue.
On emploie ordinairement un triangle en gros fil de platine (fig. 127) ou, à défaut du platine, qui est assez cher, un triangle en fil de fer, qu'il faut alors envelopper vers le milieu de chaque branche d’un fil fin de platine pour que le fer ne soit pas en contact avec le vase de platine, qu'il détériorerait à la température élevée où il doit être porte.
Une autre disposition, très bonne, consiste à enfiler le fil de fer avant de le plier, dans trois morceaux de tuvau de pipe d’égale longueur et limés en sifflet à chaque extrémité (fig. 128); on le replie deux fois, de manière à former un triangle, et on le roule sur lui-même au troisième sommet. La terre de pipe résiste aux plus hautes températures, sans fondre, ni se déformer, et ne gêne pas l’échauffement du vase de platine, comme le ferait un corps métallique bon conducteur de la chaleur.
Dans certains fours, comme celui de Forquignon et Leclere, on peut employer de petits morceaux de tuyau de pipe, comme seul support du petit creuset, que l’on veut porter à une température plus élevée.
Le triangle repose, par ses trois extrémités, soit sur le bord circulaire du fourneau, soit sur un anneau fixe porté par un
Fig. 129. Fig. 130.
trépied en fer. On se sert souvent aussi d’anneaux en fer mobiles le long d'une tige métallique verticale, maintenue par un socle de fonte (fig. 129).
Les anneaux peuvent être arrêtés à la hauteur voulue au moven de vis; une entaille, de largeur suffisante pour donner passage à la tige, permet de retirer une pièce à volonté pour en substituer une autre (Wiessnego).
Enfin, on emploie volontiers aujourd'hui le support en tôle imaginé dans le laboratoire de Berthelot; ce support présente sur les autres l'avantage de protéger assez bien la flamme du gaz contre les courants d'air; il consiste (fig. 130) en un tuvau cylindrique en tôle simple ou galvanisée portant trois échancrures profondes à chaque extrémité, celles du haut servant à voir la flamme et à poser les extrémités du triangle à deux niveaux différentes, celles du bas laissant passer le tuyau de caoutchouc qui aboutit au pied du brüleur à gaz. On peut avoir de semblables cylindres de différentes hauteurs et surtout de différents diametres pour des triangles et des brüleurs de dimensions variées.
On se sert aussi de supports cylindriques en terre cuite, qui présentent les mêmes avantages.