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de chaleur par conductibilité. Dans cette région, les substanceslesplus volatiles donnent seules des vapeurs qui peuvent colorer la flamme, tandis que d’autres substances moins volatiles, en mélange avec les premières, ne se Vaporisent pas et ne masquent pas la première colora-
EE —.—01 tion : elles se ma-
nifestent, au conitraire, par leur coloration particulère, quand on porte l'essai plus loin de la base de la flamme.
2° Le champ de fusion F, situé un peu au-dessus du tiers de la flamme, près de la pointe du cône sombre et à égale distance des surfaces interne etexterne de la flamme. C’est là que règne la plus
haute température et qu'il convient de porter les substances, dont on veut essayer la fusibilité, la volatilité, le pouvoir émissif pour la lumiere.
3° et 4° Les régions inférieures d’oxydation et de réduction, situées sur le bord externe O; et sur le bord interne R,; du champ de fusion. La première convient bien pour la fusion des perles vitreuses avec oxydes métalliques ; la seconde pour la réduction des oxydes, soit dans les fondants vitreux, soit sur le charbon. Cependant, les gaz réducteurs s’y trouvent mêlés d’air atmosphérique et n’agissent pas avec une grande énergie.
5° Le champ d'oxydation supérieur O, près de la pointe de la flamme. On y fait le grillage des substances qui sont en quantité assez grande et qui n'exigent pas une très haute température (tandis que le champ d’oxydation inférieur O0; sert plutôt aux petites quantités de matière à essayer à température élevée, dans les perles, par exemple). Le maximum d'effet oxydant s'obtient en ouvrant complètement les orifices d'accès de l'air.
6° Lorsqu'on ferme peu à peu les orifices d’entrée de l'air, on voit se produire, au bout du cône sombre, une pointe éclairante R, (fig. 25) qui s’allonge graduellement; mais il ne faut pas aller jusqu’au point où un tube rempli d’eau froide s'y couvrirait de noir de fumée. Cette région ne contient pas d'oxygène libre et renferme des parcelles de charbon incandescentes; elle a un pouvoir réducteur plus grand que la région inférieure de réduction R,; c’est le champ de réduction supérieur, qui constitue une sixième région dans la flamme anormale. On s’en sert pour réduire les métaux qu'on veut recueillir sous forme d’enduits métalliques.
En résumé, on peut, en se servant habilement des différentes parties de la flamme normale ou rendue puissamment réductive, obtenir les mêmes effets d'oxydation et de réduction qu'avec le chalumeau, avec des températures au moins aussi élevées.
Mais ces températures très élevées ne s'obtiennent sur la matière à essayer qu'à la condition d'employer des corps de très faibles dimensions, dont la surface rayonnante soit
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très petite, et. des supports très fins ou très peu conducteurs de la chaleur.
SUPPORTS
Pour examiner l’action de la flamme,on prend done une petite parcelle d'un corps, on la place à l'extrémité d'un mince fil de platine, dont l'épaisseurestà peine plus grande que celle d’un erin de cheval (3 mêtres pesant 1 gramme), ce fil est coupe en morceaux de 6 à 8 centimètres de | longueur, que l’on | soude d'une part dans un étroit tube de verre, tandis quel’extrémitérestée libre est légèrement aplatie et recourbée, ou roulée en boucle ou en spirale (fig. 26).
Pour les corps qui attaqueraient le platine, on emploie une petite
baguette d'amiante, à peu près grosse comme le quart d’une allumette ordinaire, insérée dans un petit tube de verre (fig. 27).
Les substances qui décrépitent doivent être réduites en poudre fine, que l’on enveloppe dans un petit morceau de papier à filtre humide, d'un centimètre carré de surface ; ce dernier est brülé ensuite avec précaution, soit au bout de la pince de platine, soit entre deux petits anneaux que l’on fait au fil de platine. Il reste une masse agolomérée qui peut être chauffée directement dans la flamme.
Pour essayer un liquide, on en prend une petite goutte avec la boucle du fil de platine un peu aplatie, on évapore lentement au voisinage de la flamme, sans faire bouillir, et on introduit le résidu sec dans la flamme.
. Pour certains essais de réduction, on emploie des
© tubes de verre étirés et très minces, fermés à l’une de leurs extrémités, longs de 4 à 5 centimètres et larges de 3 à 4 millimètres.
Lorsque les corps doivent être chauffés longtemps dans une région déterminée de la flamme, on se sert d'un support à bras horizontal, disposé de manière à porter soit un petit tube avec fil de platine ou d'amiante, soit un tube d'essai (fig. 28). On peut remplacer ce sup-
portpar une simple pince en bois à ressort, portant une petite baguette de verre ou de métal etglissant le long d'une tige cylindrique en bois,
àpiedassez large et suffisamment lourd (fig. 29).
Les essais de réduction”s’effectuent commodément à l’aide
de petites baguettes de charbon, dont Bunsen à indiqué le mode de préparation. On enlève le bout phosphore d’une allumette, on en frotte le bois avec un cristal non effleuri de carbonate de sodium, qu’on fait fondre au bord de la flamme ; puis on introduit dans la flamme la petite baguette sodée tout en la faisant tourner sur elle-méme, le bois se carbonise et s’imprègne du sel fondu. La tige mince de charbon ainsi préparée se trouve préservée de la combustion, au moins dans une certaine mesure, par la glacure de soude. C'est à son extrémité que se place l'essai.
On emploie pour condenser les métaux ou les oxydes métalliques, volatilisés sous l’action de la flamme, un gros tube d'essai, que l’on remplit d'eau, ou une capsule en porcelaine de 10 à 15 centimètres de diamètre, vernissée à l'extérieur.
Les principaux réactifs employés pour l'analyse à la lampe à gaz sont les suivants :
Le carbonate de sodium, le sodium, le magnésium et le noir de fumée, servant aux essais faits exclusivement par la voie sèche ;
L'iodure de phosphore tombé en déliquescence et renferme dans un flacon à large ouverture; le sulfure d’ammonium, l’ammoniaque, placés dans des flacons de forme spéciale; l'acide azotique étendu (densité 1,15); une solution neutre ou alcaline de protochlorure d’étain et une solution d’azotate d'argent, servant à produire les réactions qui appartiennent à la voie humide.