L.COURTIER
Fig. 197. Fig. 198.
à relier deux batteries voisines : les plaques jumelles (fig. 198), l'une négative et l’autre positive, appartenant à deux batteries différentes, sont réunies par une pièce en plomb antimonieux, qui est soudée après leur cadre (modification de Philippart).
Accumulateur Julien.
I diffère du précédent en ce que les pastilles d'oxyde de plomb sont perforées en leur milieu, et placées dans des cavités en forme d’auge, ayant pour but de les maintenn plus solidement en place. Les plaques sont constituées par un alliage de plomb, d’antimoine et de mercure (force élec- Wromorice 270 1)
Accumulateur Peyrusson.
L'électrode négative N (fig. 199) est constituée par une lame très mince en plomb, plissée et roulée en cylindre, ayant l’apparence d’une série de baguettes de plomb placées à côté
les unes des autres de manière à former un cylindre: les extré-
mités supérieure et inférieure sont enchâssées dans une
garniture de plomb en forme de couronne, qui donne plus
- de onde. A l'intérieur de ce cylindre, et de facon à ne pas le toucher, se trouve l’électrode positive P ; c’est une forte tige de plomb autour de laquelle sont soudées un grand nombre de lames très minces, maintenues en haut et en bas par des disques du même métal; elle repose sur un pied en porcelaine B. Le tout est plongé dans un bocal en verre V contenant l'eau acidulée.
Cet accumulateur est avantageux à raison du peu de place qu'il occupe, de la facilité de son entretien, de son montage et de son démontage. De plus, les courts-circuits sont ::npossibles, même dans le cas de déformation des électrodes.
Fig. 199.
Accumulateur Commelin-Desmasures-Baiïllehache.
Il est construit d'après le principe de la pile de Lalande et Chaperon. L’électrode positive est en cuivre poreux, l’électrode négative en zinc; toutes deux plongent dans une dissolution de zincate de potassium ou de sodium, additionnée de chlorate de potassium ou de sodium. Pendant le chargement, le zincate est décomposé : le zinc se dépose sur l’électrode négative et l'oxygène se porte sur le cuivre qu'il transforme en oxyde; la potasse ou la soude restent en dissolution. Pendant la décharge, les phénomènes inverses se passent. C'est, comme on le voit, une sorte de pile de Lalande-Chaperon. Sa force électromotrice est (LAS 75 —(0"°1", S5.
Considérations générales sur les accumulateurs.
Les accumulateurs fournissent un courant de grande intensité et d'une constance parfaite, jusqu'au moment où 1ls sont déchargés et cessent brusquement de fonctionner; ils ne donnent pas de dégagements gazeux; mais ce sont des appareils délicats, exigeant beaucoup d'entretien. Tout d'abord, il ne faut pas les laisser déchargés, sinon on serait exposé à la sulfatisation des électrodes, qui les mettrait bientôt hors d'usage. Leur force électromotrice est à peu près de pose dès qu'elle s'abaisse à 178 il est nécessaire de les recharger. Pour cela, on met les électrodes en communication avec une source d'électricité, de facon que le bioxyde de plomb se produise sur l’électrode positive; il est facile d'y arriver en mettant d'abord les deux pôles de la source en relation avec deux morceaux de plomb immergés dans l'eau acidulée; on verra quel est le pôle qui correspond à la lame sur laquelle se forme le dépôt de bioxyde, et on le reliera à l’électrode positive de l’accumulateur; l’autre pôle sera réuni à l'électrode négative.
Il faut évidemment que la force électromotrice de la source soit supérieure à celle que peut donner l'accumulateur; si l'on veut employer des piles pour le chargement, il faudra prendre deux éléments Bunsen ou trois Daniell. associés en tension: mais il est préférable de se servir de machines. On met d'abord la machine en marche et, quand la vitesse normale est atteinte, on place le ou les accumulateurs en circuit, en les groupant en quantité, S'il y en a plusieurs; la fin du chargement se reconnait à la formation dans le liquide d'une sorte de bouillonnement produit par un vif dégagement de gaz; la tension aux pôles des éléments est alors d'environ 25,5 (elle s'abaisse rapidement à 2*°%,2 lors du déchargement).
L'intensité du courant produit par la machine ne doit être ni trop forte, ni trop faible; dans le premier cas, les éléments s'échaufferaient trop; dans le second, la durée du chargement
serait plus grande. Quand le chargement est terminé, on met les accumulateurs hors circuit, avant d'arrêter la machine.
Lorsque le débit du courant fourni par la source n’est pas. régulier, il est nécessaire d'intercaler dans le circuit un appareil, qui établisse automatiquement la communication, au moment où la force électromotrice de la source devient supérieure à celle des accumulateurs, et qui l’interrompe, lorsqu'elle devient plus faible: sinon, la charge déjà fournie à ces derniers s'écoulerait dans la machine ; on l'appelle un conjoncteur-disjoncteur. Les principaux modèles sont ceux de Férvy, Tainturier, Berjot, Fabius Henrion.
L'eau acidulée contenue dans les accumulateurs est un mélange de 20 parties d'acide sulfurique à 66° B. et de 80 parties d'eau de pluie ou d'eau distillée. Sa densité est environ 1,15. j
3° Piles éhermo-’lectriques.
Dans ces appareils, basés sur l'expérience de Seebeck, le courant provient de la différence de température existant entre les soudures des deux métaux différents. Ils fonctionnent à l'aide du gaz d'éclairage. Leur rendement, qui atteint seulement ? p. 100 environ de l'énergie calorifique dépensée, est défectueux; néanmoins, ils peuvent rendre des services dans les laboratoires, en raison de la facilité et de la rapidité de leur mise en marche.
Il est nécessaire d'éviter les variations brusques de température, qui pourraient amener des ruptures dans les soudures des éléments; l’'échauffement et le refroidissement devront donc se faire graduellement.
Pile Clamond.
Elle se compose de pièces métalliques formées d'un alliage de zinc et d'antimoine et reliées entre elles par des lames de fer (fie. 200). Ces éléments sont réunis au nombre de 10,
en sortes de couronnes superposées, séparées les unes des autres par des rondelles d'amiante. Au centre se trouve un cylindre en terre réfractaire percé de trous, servant à distribuer le gaz d'éclairage, qui est fourni par un brüleur situé au-dessous. Un petit chapeau également en terre réfractaire se pose sur le cylindre, quand le gaz est éteint, pour amener un refroidissement lent. Enfin un régulateur, placé sur né EE
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Fig. 200.
la conduite d'arrivée du gaz, permet d'avoir un échauffement uniforme.
Les piles Clamond se construisent en plusieurs grandeurs ; le petit modèle, composé de 120 éléments, donne 8 volts, avec une résistance intérieure de 3°%:,2, soit 2%P-,5; le srand modèle, de 60 éléments, donne 356, avec une résistance LES or enr
Ces appareils acquièrent toute leur puissance au bout d'une heure environ de chauffage. On peut augmenter ou diminuer la force du courant produit, soit en réglant l’arrivée du gaz, soit en ne se servant que d'une partie des éléments; à cet effet, des vis de pression, placées sur le côté de la pile, per-
mettent d'accrocher les fils conducteurs à la hauteur voulue, pour utiliser seulement le 1/3 ou les 2/3 ou la totalité des éléments.
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Pile Noé. À
Des barreaux, formés d’un alliage de zinc et d’antimoine, sont disposés en cercle autour d'un brüleur (fig. 201). Une de leurs extrémités est terminée par une pointe en fer, qui
transmet la chaleur et e s'appuie sur un disque de mica placé au centre de la flamme; l’autre extrémité est fixée sur une garniture isolante (ébonite). Les éléments
sont reliés entre eux par des fils de maillechort. Des lames de cuivre, recourbées en spirale, sont soudées aux extrémités froides des barreaux et empêchent l'échauffement de ces parties, en dispersant la chaleur par rayonnement.
Si l'on a chauffé la pile modérément, on peut la laisser refroidir à l'air; mais si les barreaux ont été portés à une
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température élevée, on accélère le refroidissement en la plongeant dans de l’eau. Le grand modèle, de 128 éléments chauffé au gaz, possède une force électromotrice d'environ ONE
Pile Gülcher.
La pile thermo-électrique de Gülcher est très employée en Allemagne. Elle est constituée par une double série d’éléments disposés parallèlement (fig. 202). Chaque électrode négative, formée d’un alliage antimonieux, porte à l'extérieur un prolongement triangulaire soudé à une lame de cuivre D
prise elle-même dans un plateau en ardoise M. L'ensemble est réuni par des tiges de cuivre. Les électrodes positives sont constituées par des tubes en maillechort T fixés sur la plaque d'ardoise M et terminés par un brüleur en stéatite.
Le plus grand modèle comprend 66 éléments; sa force: électromotrice est de 4 volts, et sa résistance intérieure de 0°%:,65; il brüle environ 170 litres de gaz à l'heure.
4° Machines électriques.
Les laboratoires dans lesquels un grand nombre d'analyses électrolytiques doivent être exécutées simultanément,
peuvent se servir de machines magnéto- ou dynamo-élec=
triques, soit directement, soit en utilisant des canalisations
destinées à l'éclairage ou à la transmission de la force
ù motrice. Le nombre de ces machines est considérable, et leur description appartient plutôt à un traité d'électricité industrielle; nous ne nous v arréterons donc pas.
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