DES ÉLECTRODES
Le courant fourni par le générateur d'électricité se rend, 1 par l'intermédiaire de fils conducteurs, à des électrodes qui sont en contact avec les substances à analyser. Ces électrodes sont en platine, métal qui offre une grande résistance aux réactifs chimiques ; leur forme n’a pas d'influence sur la qualité des dépôts métalliques; leur surface et leur distance, au contraire, ont une certaine importance, la résistance opposée au courant étant d'autant plus faible que les électrodes ont une surface plus grande et sont plus rapprochées l’une de l’autre.
On peut les diviser en deux classes : celles qui nécessitent |
& l'emploi d'un vase en verre ou en porcelaine, contenant la |
solution à analyser, et celles dans lesquelles l’une des électrodes sert de récipient.
Dans la première catégorie se rangent les modèles suivants :
Électrodes du Mansfeld. — La négative est un cylindre
fendu (électrode de Luckow), de 3 centimètres de hauteur et 2 centimètres de diamètre intérieur (fig. 203), ou un tronc de cône, dont les diamètres ont respectivement 0°,5 et 8 centimètres, et l’arête latérale, 10 centimètres (fig. 204).
La positive est un gros fil roulé en spirale à sa partie inférieure ou bien aboutissant au centre d’une couronne métallique, à laquelle il est relié par trois rayons.
Les deux électrodes sont disposées dans un vase cylindrique en verre contenant le liquide.
Un autre modèle d’électrodes consiste en deux cylindres découpés dans une feuille de platine, qu'ou enroule de facon
que les bords ne se rejoignent pas et qu'on place l’un dans l’autre autour du même axe.
Appartiennent à la seconde catégorie les types suivants :
Électrodes de Herpin. — Une capsule de platine faiblement conique, posée sur un support métallique en couronne, sert d'électrode négative (fig. 205). La positive est une longue spirale en fil de platine suspendue à l’intérieur de la capsule. Un entonnoir en verre, reposant sur le rebord évasé de la capsule, évite les pertes de liquide par projection.
Électrodes de Lecoq de Boisbaudran. — Un creuset de platine sert d’électrode positive (fig. 206). La négative est formée par
un cylindre, également en platine, plongeant à l'intérieur du creuset; une fente longitudinale laisse circuler le liquide du dedans au dehors du cylindre.
Électrodes de Riche. — Le pôle positif communique avec un
creuset de platine, de la dimension usuelle (fig. 207), reposant sur un anneau en laiton, où on peut le presser faiblement au moyen d'une vis. L’électrode négative est constituée par une sorte de creuset sans fond ou une lame taillée en tronc de cône ouvert aux deux extrémités, dont la forme est à peu près celle du } creuset lui-même, dans lequel elle doit être à suspendue. Deux ou trois ouvertures longitudinales assez étroites facilitent la circulation du liquide, pour qu'il reste homogène. L'écartement entre le cône et le creuset doit être de 2 à 4 millimètres.
Le creuset est recouvert par un verre de montre coupé en deux parties, que l’on jJuxtapose, de manière à empêcher toute projection de liquide.
On peut, d’ailleurs, opérer à chaud pour activer le dépôt; le creuset est alors plongé dans l’eau d’une capsule en porcelaine ou d'une caisse métallique, chauffée en dessous par une flamme de gaz, ordinairement entre 70° et 90°.
Électrodes de Classen. — La cathode (pôle négatif) est une capsule de platine mince (fig. 208), posée sur un support métallique. L'anode (pôle positif) est un disque de platine troué ou légèrement incliné, de facon à empêcher les bulles de oaz dégagées d'interrompre la communication entre le métal et le liquide électrolysé. Les dimensions sont :
Diambtrede/la capsule EPP CC 9 centimètres.
Protondenndie da Capsule IEC 4,2 — Diametre dune PRRENTER CRE 4,5 — Écartement du disque et de la capsule, environ. 2,5 — Capacité de latcansule PP CRE EE 225 cent. cubes.
Les électrodes de Classen donnent de très beaux dépôts, en raison de leur grande surface; de plus, la capacité de la capsule permet d'employer des solutions relativement peu concentrées.
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Les électrodes doivent être maintenues dans un état de propreté absolue; il faut veiller avec soin à ce qu'il ne s’y forme ni rayures ni déformations ; ces conditions sont absolument nécessaires pour obtenir de bons dépôts, compacts et uniformes. À la suite d'expériences récentes, le professeur Classen a employé avec succès des capsules dont l'intérieur est dépoli au moyen de sable fin projeté par un courant d'air; elles sont préférables aux capsules polies pour la déposition des peroxydes et de certains métaux, le mercure, l'étain, l’antimoine, par exemple, qui y adhèrent mieux.
Pour nettoyer les électrodes, on se sert des acides ou du
Fig. 209. Fig. 210.
bisulfate de potassium. On est quelquefois amené à employer des procédés spéciaux; ainsi, pour détacher du platine un dépôt d'antimoine, on plonge l’électrode dans de l'acide azotique contenant un peu d'acide tartrique, le métal se dissout en quelques instants. Si l’on a déposé du mercure, il suffit de le volatiliser par une température suffisante.
Chacune des électrodes peut avoir son support, mis en communication avec l'un des pôles du courant; on peut aussi n'avoir qu'un support disposé de façon convenable. Voici deux modèles différents, à titre d'indication :
PAUneruce de bwerrelépast(is209)esteixéepsuenune planchette ; les fils qui conduisent le courant s’accrochent aux bras métalliques, qui servent de soutien aux électrodes et qui peuvent glisser le long de la tige de verre; on les assujetlit au moyen de vis de pression;
Rémet r LE Ce
2° Sur une planchette en bois ou en ébonite A (fe. 210), est fixée une grosse tige de cuivre T, communiquant au moyen | d'une borne F, avec l’un des pôles du courant. Un anneau métallique GC, en cuivre ou en maillechort, est soudé à l'ex trémité d'un bras métallique B. Un second bras B’, destiné à soutenir l’autre électrode, est formé, à sa partie centrale d, d'ébonite durcie, grâce à laquelle il n’y à pas de communication entre la partie, qui est en contact avec la tige D, et l’autre extrémité, où l’on accroche le second fil conducteur. Généralement, les pièces en cuivre sont dorées pour éviter leur oxydation. | ;
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