DE È
ibrilont
(US ss
kB nl
NE | AU Ill Il
Fig. 263.
difier aisément à la main, en agissant sur un bouton engrenant avec une crémaillère verticale, située derrière la planche qui sert de support (fig. 263); une échelle graduée, placée le long des fentes, permet de lire, pour chaque position, l'épaisseur du liquide au-dessous de chaque plongeur.
On fait traverser les deux vases par deux faisceaux de lumière parallèles et de même origine; à cet effet, un miroir incliné
ESSAIS COLORIMEÉTRIQUES 839
E (fig. 262) recevant la lumière diffuse d’une croisée, la renvoie verticalement au-dessous de la tablette en verre; chaque faisceau traverse ensuite la glace du fond des vases, puis le liquide et le cylindre plongeur. I rencontre alors un parallélipipède en verre G ou OC, où il pénètre et d'où 1l sort normalement, après avoir subi deux réflexions intérieures. Les deux faisceaux suivent une marche absolument symétrique et arrivent parallèlement suivant l’axe d'une petite lunette D, par laquelle on les observe.
Les deux verres étant vides, on commence par descendre les plongeurs jusqu'au contact de la glace, puis on règle la position de l'instrument et l’inclinaison du miroir, de maniere que les deux moitiés du champ circulaire qu'on voit dans la lunette, se montrent d’une intensité aussi égale que possible.
On verse alors dans l’un des tubes la solution normale, dans l’autre la solution à comparer, et, ayant donné à la première une épaisseur et, par suite, une teinte convenable, on régle, de l’autre côté, la position du second plongeur, de façon à obtenir une teinte absolument égale sur les deux moitiés du champ que l’on aperçoit dans la lunette. La comparaison des deux images que l’on veut rendre également colorées, se fait d’une manière facile et sûre, parce qu'elles viennent se placer en contact immédiat, suivant le diamètre d’un même cercle, dont elles occupent les deux moitiés.
Lorsque l'égalité de teinte se trouve réalisée, les deux tranches liquides traversées par les deux faisceaux lumineux produisent, par leur coloration, une égale absorption sur la lumière.
On admet que le pouvoir absorbant des liquides colorés est en raison inverse de la hauteur des colonnes traversées par les rayons lumineux :
Din
BUURE et comme, pour une même matière Colorante, on admet aussi que le pouvoir absorbant est proportionnel à la ‘quan-
tité de matière dissoute dans l'unité de volume du liquide :
PM DD Te) on en tire la conséquence :
Ge OM A
Les quantités de matières colorantes sont inversement proportionnelles aux hauteurs traversées pour produire le même degré d'absorption ou la même coloration.
La lecture des deux hauteurs marquées sur les échelles permet donc de comparer les teneurs des deux liquides. Connaissant la quantité de matière colorante contenue dans l'unité de volume de la solution normale {m), on obtient celle contenue dans l'unité de volume de la solution à essayer en multipliant la première par le rapport inverse des hauteurs :
MM EX De h
Emploi du spectroscope. — On peut, dans certains cas spéclaux, déterminer la teneur en substance colorante d'après l'épaisseur nécessaire pour produire l'apparition ou la disparition de certaines bandes du spectre. Par exemple, le spectre d'absorption du sang est caractérisé par deux bandes dans le vert, qui, pour une certaine concentration, se réunissent en une seule.