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OUI

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(1) Bulletin de la Société chimique, t. XXXV, p. 482.

sphères a et c, tandis que les extrémités entre lesquelles doit jaillir l’étincelle ne font aucune saillie à l’intérieur de l'éprouvette, mais aboutissent au ras de la paroi interne en deux points différents, séparés par une distance de 1 à 2 millimètres.

L'inflammation se produit à l’aide d’une petite bobine de Ruhmkorff, dont les deux pôles, soutenus par un morceau de liège, présentent toujours le même écartement, ce qui facilite l'établissement de leur contact avec les sphères de platine terminant extérieurement les fils de l’eudiomètre.

Ces sphères peuvent étre disposées latéralement comme l'indique la figure 296, on les saisit avec une pince à ressort de forme spéciale, munie de deux bornes a et b que l’on met en relation avec les pôles de la bobine.

Il est très commode d’obturer partiellement l'ouverture de l’'eudiomètre au moment de l'explosion, à l'aide d'un bouchon de

Fig. 296. caoutchouc percé d’un

trou, dans lequel on place

un bout de tube capillaire et que l’on aura mouillé tout

d’abord pour éliminer l’air adhérent; à l'instant de la déto-

nation, on appuiera fortement le bouchon sur le fond de la cuve ou d’un mortier de porcelaine contenant du mercure.

Ces deux eudiomètres ne sont généralement pas gradués, ils ne servent que de chambres de combustion; la réaction une fois produite, les gaz sont repris à l’aide de la pipette et transportés dans destubes mesureurs renversés sur le mercure.

Un dispositif conseillé par Berthelot pourra être commodément employé pour étudier, surtout au point de vue qualitatif, l'action de l’étincelle sur un mélange gazeux. Il consiste simplement en une éprouvette (fig. 297) fixée sur une petite cuve à mercure et dans laquelle on introduit, par l'intermediaire de tubes de verre coudés, deux fils de platine un peu gros

correspondant aux pôles d’une bobine d’induction. L'intérêt principal de cette disposition réside dans la facilité avec laquelle on peut faire varier l’écartement des fils et, par conséquent, la puissance de l’étincelle.

Lorsque les gaz que l’on veut essayer sont susceptibles d'attaquer le mercure, on fait usage de tubes bouchés, (fig. 298) dans lesquels pénetrent deux fils conducteurs scellés dans le verre vis-à-vis l’un de l’autre.

6° On emploie souvent pour les analyses industrielles des burettes à gaz de modèles divers, dans lesquelles s'effectuent tout à la fois les mesures de volumes, les absorptions par les réactifs et même les combustions. Ce sont généralement des tubes de verre cylindriques (fig. 299), dont les deux extrémités sont fermées

Lie à = LE LD DM MIN Fig: 297. Fig. 298,

par des robinets de verre ou des pinces, parfois même munies d’une simple fermeture hydraulique. Presque toujours gradués sur toute leur hauteur, ces tubes ont quelquefois leur partie supérieure renflée et non divisée. On protège leur contenu contre les variations de température en les entourant d’un tube de verre d’un plus grand diamètre, fermé à ses deux extrémités, et remplissant d’eau l’espace annulaire ainsi créé entre la burette et son manchon.

Les diverses manipulations se faisant le plus souvent au contact de l’eau, ces appareils ne peuvent être utilisés pour l'analyse des gaz qui s'y dissoudraient d’une facon sensible. On devra toujours attendre, avant de faire aucune lecture, que le liquide soit bien égoutté; car l’adhérence des réactifs aux parois du tube pourrait causer des erreurs supérieures à 0,5 centimètres cubes.

Les principales burettes sont celles de Bunte, de Hempel, de Winkler, de Honigmann; nous étudierons plus loin avec détail l'usage de quelques-unes d’entre elles.

7° La cuve à mercure est l'instrument indispensable par

excellence de tout laboratoire d'analvse gazométrique ; sa forme, ses dimensions peuvent varier à l'infini. La cuve classique à la forme d’un prisme droit à base rectangulaire; sa partie centrale B lis. 300), profonde d'environ 25 centimètres et longue de 40, se trouve

comprise entre deux parties pleines, dans lesquelles sont creusés :

l°des rainures profondes dd, servant à loger les extrémités des tubes amenant les gaz à recueillir; 2° des trous a présentant la même profondeur que la partie centrale avec un diamètre de 3 à 4 centimèétres; ces cavités servent à loger les éprouvettes contenant les gaz que l'on veut momentanément conserver; elles servent à immerger complètement les éprouvettes graduées, lorsque le besoin s'en fait sentir. En c se trouve une plaque de verre permettant de faire les lectures par une visée horizontale et de s'assurer que la surface du mercure à l'intérieur de l'éprouvette graduée, placée dans la cavité centrale, est dans le même plan que la surface libre du mercure de la cuve.

. La quantité de mercure contenue dans la cuve (16 à 20 litres) doit être suffisante, pour que son niveau dépasse de 3 centimètres environ celui de la partie pleine, qui doit rester

constamment immergée, même lorsque l’on enlève de la cuve un litre de mercure environ.

On emploie assez souvent de petites cuves en porcelaine ou en fonte, que l’on transporte facilement, mais dont la profondeur est généralement insuflisante. Une simple éprouvette à pied un peu large pourra parfois alors servir de cuve profonde.

Enfin un tube fermé, légèrement courbé près de son extrémité ouverte, pourra remplir tout à la fois l'office d'éprouvette et de cuve à mercure pour recueillir un oaz, lorsque l’on ne pourra disposer que | d’une faible quantité de mercure. La figure ci-contre, qui a été, ainsi que plusieurs autres, empruntée au Traité d'analyse des gaz d'Ogier, nous dispense d’une plus longue description. Il suflira, pour recueillir un gaz, de remplir complètement de mercure le tube courbé, puis de le fixer sur son support après l'avoir renversé; le tube à dégagement amenant le gaz sera introduit par l’extrémité ouverte, tandis que le mercure déplacé tombera dans une petite cuvette

disposée pour le recueillir.

Il est d’une très grande importance de Fig. 301.

maintenir la surface du mercure dans

un état de propreté absolue. Pour cela, on y promènera fréquemment un gros tube de verre, de manière à éliminer toute impureté et à conserver au métal son aspect brillant caractéristique. On évitera soigneusement d'introduire dans la cuve les divers métaux susceptibles de s’amalgamer au mereure, tels que le cuivre, le plomb, l'étain, l’argent, l'or. Enfin, le mercure souillé par de fréquentes manipulations sera purifié en le mettant en contact, dans des vases larges et peu profonds, avec de l'acide sulfurique additionné d'un peu d'acide azotique.

La cuve à eau dont on se sert rarement, pourra être simplement formée d'une terrine ou d’un cristallisoir plus ou moins grand; elle sera accompagnée de quelques têts à gaz en terre, destinés à loger l'extrémité des tubes amenant les gaz, tout en permettant de maintenir verticalement les éprouvettes ou flacons destinés à les recueillir.

L'eau est employée pour absorber quelques gaz, qui y sont très solubles, entre autres le gaz ammoniac, les hydracides, le fluorure de silicium et le fluorure de bore; on devra remarquer qu'employée en grande quantité, elle peut dissoudre de l’'anhvdride carbonique, de l'hydrogène sulfuré, de l’acéiylène, ele

L'alcool absolu est employé comme dissolvant du protoxyde d'azote, mais il absorbe très facilement aussi l’anhydride sulfureux, l'hydrogène sulfuré, l'anhydride carbonique, l’éthylène.

L'acide sulfurique bouilli absorbe les carbures acétyléniques et éthyléniques, à l'exception de l'éthylène, tandis que les carbures saturés restent insolubles.

Il sert encore à dessécher les gaz et à absorber les vapeurs ammoniacales.

Le brome s'empare de tous les carbures éthyléniques sans exception; il se combine à l’acétylène seulement après quelques moments de contact ; il absorbe lentement la vapeur de benzine. Comme il attaque le mercure, on ne peut l’em-

ployer que sur la cuve à eau. Avant d'effectuer la mesure du résidu laissé par le brome, on devra absorber complètement, à l’aide d'un fragment de potasse, les vapeurs de ce métalloïde, qui augmenteraient beaucoup la tension du gaz.

Le chlorure cuivreux en solution chlorhydrique est le dissolvant de l’oxyde de carbone et de l'hydrogène phosphoré. Comme il absorbe également l'oxygène, les gaz alcalins, à cause de son acidité, et l'hydrogène arsénié, il ne pourra servir à la détermination de l'oxyde de carbone qu'après élimination de ces divers gaz.

Le chlorure cuivreux acide attaque sensiblement le mercure; son emploi devra être suivi de l'introduction d’un petit fragment de potasse, pour éliminer les vapeurs acides qu'il a pu dégager.

On le prépare facilement en plaçant au contact de tournure de cuivre, dans des vases hermétiquement clos, une dissolution faite à chaud de bioxvde de cuivre dans l'acide chlorhydrique.

Le chlorure cuivreux ammoniacal sert à caractériser et à doser approximativement l'acétylène, au contact duquel il fournit un précipité rouge d'acétylure cuivreux.

Son emploi devra être suivi de celui d'acide sulfurique ou d'eau pour absorber les vapeurs ammoniacales avant toute mesure.

L'oxyde de carbone et l'oxygène sont également absorbés par le chlorure ammoniacal, que l’on prépare simplement en ajoutant de l’ammoniaque à la solution chlorhydrique de chlorure cuivreux. On conserve le réactif dans des flacons fermés contenant de la tournure de cuivre.

La potasse, soit en fragments humides, soit en solution concentrée, est le réactif le plus fréquemment usité dans l'analyse des gaz.

Elle absorbe, entre autres gaz, l'anhydride carbonique, les acides chlorhydrique, bromhydrique, iodhydrique, cyanhydrique, hypoazotique, le chlore et ses composés oxygénés, le brome, les fluorures de bore et de silicium, l'hydrogène

arsénié, l'hydrogène telluré, ete.; elle détruit l'hydrogène silicié en provoquant un dégagement d'hydrogène dont le volume est quadruple de celui du gaz décompose.

On observera que ce réactif, même en solution aqueuse, dessèche plus où moins complètement les gaz.

L'eau de chaux et l’eau de baryte ne servent qu'à déceler la présence de l’anhydride carbonique dans un mélange, par le précipité de carbonate insoluble qui tend à se former dans cette circonstance. -

Le pyrogallate de potassium est le réactif de l'oxygène, qu'il dissout en se colorant en brun; il absorbe également le bioxyde d'azote et les gaz acides.

On le prépare dans l’éprouvette même, en y introduisant successivement un morceau de potasse humide, puis une dissolution d'acide pyrogallique aussi concentrée que possible. L’absorption est assez lente, facilitée par l'agitation. Ce réactif présente l'inconvénient de tacher fortement les mains. Quelques observateurs ont reconnu que, lorsque le pyrogallate reste quelque temps au contact de l'oxygène, il finit par dégager une quantité d'oxyde de carbone qui peut atteindre 2 p. 100 de la proportion d'oxygène absorbé.

L'hydrosulfite de sodium SO*H Na peut remplacer le pyrogallate de potassium pour l'absorption de l’oxygène. On le prépare en versant sur des copeaux de zinc placés dans un flacon à large goulot une solution de bisulfite de sodium concentrée, de facon à remplir le flacon, que l’on bouche ensuite hermétiquement. Ce réactif ne se conserve pas.

Le sulfate de fer SO*Fe sert à l'absorption du bioxyde d'azote, après élimination des gaz acides ou solubles dans l’eau.

Le sulfate de cuivre SO*Cu absorbe les hydrogènes sulfuré, phosphoré et arsénié; l'absorption des deux derniers se fait assez lentement, le chlorure cuivreux agit beaucoup plus vite et devra être préféré en l'absence d'oxyde de carbone.

Le sulfate de protoxryde de chrome S0*Cr, que l’on prépare en réduisant par le zinc une solution d’alun de chrome

et que l’on conserve dans de petits flacons hermétiquement clos, possède la curieuse propriété, signalée par Berthelot, d’absorber l’acétylène, puis de dé-

vager ensuite l'éthylène correspon- NE

dant. Il absorbe de plus l'oxygène / EU)

et le bioxyde d'azote.

Le bioxyde de plomb Pb0*, dont on fait, avec de l’eau, une pâte épaisse, que l'on sèche ensuite à une douce chaleur, absorbe l’anhydride sulfureux en se transformant en sulfate.

Une solution de bichromate de potassium Cr° OT K*s'emploie pour le même usage.

L'acétate de plomb (CG? H°0*) Pb + 3 H°0 en solution sert à caractériser l'hydrogène sulfuré.

Le magnésium, le lithium, le bore absorbent l'azote sous l'influence de la chaleur.

El D

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