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(?, etp,) ouvrant par pression et permettant de maintenir les fragments soumis à l'essai à une distance de 1 millimètre. Pour les sels fondus, les pinces (p, et p,) sont remplacées par deux gros fils de platine aplatis, recouverts du sel et inclinés au-dessus de la flamme (fig. 46).
Un spectroscope ordinaire F à un prisme est suffisant pour la détermination des éléments principaux.
Pour la recherche des éléments ‘accessoires contenus en faible quantité, A. de Gramont à dû faire usage d'un spectroscope à deux prismes composés, donnant un écartement des deux raies du sodium
Fig. 46. égal à une division du micromètre. Pour
la partie la plus réfrangible (entre À = 420
et À — 394), l'absorption considérable de la lumière nécessita la suppression de l’un des prismes et, par suite, la diminu-
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tion du pouvoir dispersif, de telle sorte que les raies D ne présentaient plus qu'un écartement d'un tiers de division.
A. de Gramont a montré ainsi qu'un grand nombre de minéraux métallifères, conducteurs ou volatilisables dans l’étincelle, peuvent donner de bons spectres; que les métalloïdes, dans l’étincelle condensée, donnent leurs raies comme les métaux et que de faibles proportions d’un élément sont souvent discernables par ce procédé.
Spectres des gaz.
Spectres des gaz. — On a lieu, pour certaines recherches scientifiques, d'observer le spectre des gaz et l’on prend
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alors des dispositions spéciales. On se sert de tubes larges reliés entre eux par des tubes demi-capillaires (fig. 47), con-
tenant à l’état de raréfaction le gaz que l’on veut étudier.
Les extrémités de ces tubes sont munies de conducteurs en platine destinés à être mis en relation avec une bobine de Rhumkorff (Plücker) (fig. 48), ou bien ils sont enveloppés de feuilles de clinquant qui communiquent avec les pôles de la bobine d’induction (Salet) (fig. 49). Dans les deux Fig. 48 et 49. cas, pendant le passage des étincelles, on observe avec le
spectroscope, dont la fente a été placée devant la partie fine
des tubes, où le gaz devient incandescent en fournissant un spectre d'émission très brillant.
On peut d’ailleurs opérer à la pression ordinaire, dans des tubes excitateurs renfermant deux fils de platine en peu longs et un peu forts, soudés dans le verre et dont les extrémités ne sont distantes que de ? ou 3 millimètres (fig. 50); ces tubes sont fermés à la lampe, après qu'ils ont été remplis du gaz à essayer. |
Dans ces expériences plus encore que dans les autres, il est bon d'opérer à l'abri de toute lumière étrangère. On se place, à cet effet, dans une chambre, dont les ouvertures peuvent être fermées par des rideaux noirs, ou, si cela présente des
Fig. 50.
difficultés, on recouvre le spectroscope d'un drap noir présentant seulement trois ouvertures pour le passage des trois tubes.
Une série de tubes, contenant des gaz différents, est préparée et conservée pour servir de terme de comparaison; on n'oubliera pas cependant qu'après un certain temps de service, les spectres donnés par les tubes peuvent se trouver altérés, soit par des réactions favorisées par l'électricité et s'opérant entre les divers gaz contenus dans un même tube ou entre ces gaz et le métal des électrodes, soit par la mise en liberté de gaz étrangers, occlus dans les électrodes.
Nous ferons également remarquer que les tubes de Plücker ne donnent pas de résultats aussi constants ni aussi sûrs que les tubes excitateurs; la sensibilité extrême de leur réaction fait que la plus légère trace d'impureté, les plus légères