‹ Traité d'analyse des substances minéralesChapitre 194 sur 230 · CH* + 40 = CO*° + 2H · texte numérisé non relu

CH* + 40 = CO*° + 2H

& vol. + 8 vol. 4 vol.

11° Mélange d'hydrogène et de formène.

À. — Après addition d’un excès d'oxygène, on enflamme et l’on mesure la contraction, puis on dose par la potasse l’'anhydride carbonique formé. Le volume de l’anhydride carbonique est égal à celui du formène; le double de ce volume correspond à la contraction due au carbure; connaissant la contraction totale, on en déduit, par différence, celle relative à l'hydrogène, dont le volume est égal aux 2/3 de cette contraction partielle.

B. — L’absorption du formène par l'alcool absolu fournirait des résultats moins satisfaisants que ceux de la méthode eudiométrique.

12 Mélange d'oxyde de carbone et de formène.

À. — On ajoute un excès d'oxygène et on fait détoner; la contraction accompagnantlacombinaison comprendra le 1/2 vol. de CO et le double volume de CH*. Le gaz carbonique formé: a un volume égal à la somme de leurs volumes :

Contraction — : vol. de CO + 2 vol. de CH“;

Vol. de CO? = vol. de CO + vol. de CH:.

On en déduit :

; vol. de CO = 2 vol. de CO? — contraction.

3 vol. de CH* = 2 fois la contraction — vol. de CO?.

B. — Un procédé mixte consistera dans l'absorption de l’oxyde de carbone par le chlorure cuivreux acide et la combustion eudiométrique du résidu formène.

13° Mélange d'azote, de formène, d'oxygène et d'hydrogène.

À. — On ajoute, s’il y a lieu, de l'oxygène et du mélange détonant, dont on tiendra compte ensuite. On note la contraction qui accompagne la combinaison et l’on dose l’anhydride carbonique formé. Le volume de l’anhydride carbonique donne celui du formène, d’où l'on déduit la contraction correspondante, qui en est le double; on obtient donc par différence la contraction relative à l'hydrogène, ce qui permet de calculer son volume. L'oxygène en excès disparaît par une nouvelle inflammation après addition d'hydrogène ; l'oxygène total égalera l'oxygène restant, plus le demi-volume de l'hydrogène, plus le double volume du formène. L'azote se cal- cule par différence.

B. — Une méthode mixte pourra comprendre l'absorption de l'oxygène par le pyrogallate, la combustion du formène et de l'hydrogène en présence d’un excès d'oxygène, le dosage du gaz carbonique formé, l'absorption de l'oxygène en excès et la mesure du résidu azote.

14° Mélange d'azote, oxyde de carbone, hydrogène, formène et oxygène.

On absorbera l'oxygène, puis l’oxyde de carbone, on brülera ensuite l'hydrogène et le formène à l’aide d’un excès d’oxygène, on dosera l'anhydride carbonique produit et l’on mesurera l'azote après absorption de l'oxygène ajouté en excès.

15° Mélange d'oxygène et d’éthylène.

- À. — La contraction après détonation, ainsi que le volume de gaz carbonique formé dans la combustion égalent le double volume de l’éthylène : :

C?H* + 60 = 2C0? + 2H°20; 4 V. + 12 v. 8 vol.

B. — On peut encore absorber l'oxygène par le prrogallate ou l’éthvlène par le brome.

16° Mélange d'hydrogène et d'éthylène.

A. — On fait détoner en présence d’un excès d'oxygène, on mesure la contraction et l'anhydride carbonique formé. Le volume de ce dernier est égal au double du volume de l’éthylène et à la contraction due à sa combustion. On a donc, par différence, la contraction relative à la combinaison de l'hydrogene, ce qui permet de calculer son volume.

B. — L'absorption de l’éthylène par le brome fournit également de bons résultats. On peut, d’ailleurs, contrôler la nature du gaz restant et la quantité de l'hydrogène restant, en le faisant détoner avec de l'oxygène.

17° Mélange de formène et d'éthylène.

À. — On provoque la combustion en présence d’un excès d'oxygène. Comme dans la combustion de l'éthylène, la contraction est précisément égale au volume du gaz carbonique formé. On peut trouver le volume du formène en prenant la différence entre la contraction et le volume d’anhvdride carbonique formé; l’'éthylène égale la moitié de la différence entre le double volume de l'anhydride carbonique produit et la valeur de la contraction.

B. — Une méthode mixte consiste dans l’absorption de l’éthylène par le brome, suivie d’une combustion du formene par l'oxygène.

18° Mélange d'hydrogène, de formène et d'éthylène.

Le mieux est d'absorber tout d’abord l’éthylène par le brome, et d'étudier ensuite eudiométriquement le mélange d'hydrogène et de formène comme au paragraphe 11°.

19° Mélange d'oxygène, d'hydrogène, de formène et d'éthylène.

On absorbera l'oxygène par le pyrogallate, l'éthylène par le brome, et l’on brülera l'hydrogène et le formène par un excès d'oxygène comme ci-dessus. |

20°. Mélange d'argon, azote, orygène, oxyde de carbone, formène, éthylène.

Absorption de l'oxygène par le pyrogallate, de l’oxyde de

carbone par le chlorure cuivreux, de l’éthylène par le brome ; combustion du formène, absorption de l’anhydride carbonique, puis de l’oxygène en excés ; le magnésium seul ou mêlé à la chaux (Maquenne); mesure de l’argon restant.

21° Gaz d'éclairage.

absorption de l’azote par

L’ammoniaque est dosée en faisant passer un volume assez notable de gaz dans une solution sulfurique titrée ;

L'’anhydride carbonique, en faisant barboter le gaz dans de la potasse pure et précipitant à l’état de carbonate de baryum, que l’on pèse ensuite sous forme de sulfate ;

L'hydrogène sulfuré est absorbé par le sulfate de cuivre;

L'oxvgène par le pyrogallate de potassium ;

L'humidité par le chlorure de calcium fondu.

Les carbures acétvléniques et éthyléniques (propylène, alls-lène, butylène, crotonylène, amylène, etc.) sont absorbés par l’acide sulfurique bouilli; on traite le résidu par un fragment de potasse pour éliminer l’anhvydride sulfureux qui aurait pu se produire pendant cette dernière opération. Si l’on veut connaître la composition moyenne des carbures dissous par l'acide sulfurique, on procède à une détermination eudiométrique avant et après l’action de ce réactif. De la mesure de la contraction et de l’anhydride carbonique produit dans les deux cas, on déduit la constitution des gaz absorbés.

L'éthylène et l’acétylène sont ensuite absorbés à l’aide d'une agitation longtemps entretenue au contact de l'acide sulfurique. La présence de l’acétylène aura d'ailleurs été vérifiée par l'emploi du chlorure cuivreux, qui en permettra même l'évaluation.

La benzine est absorbée par l'acide azotique fumant, en opérant dans un petit flacon bouché à l’émeri (Berthelot); le toluène serait aussi absorbé dans ce cas. Le gaz refroidi à — 60° à l’aide du chlorure de méthyle laisse également déposer toute la benzine qu'il contient.

L'oxyde de carbone est ensuite dissous dans le chlorure cuivreux acide et l’on mesure le résidu après absorption, à

Les carbures forméniques, l'hydrogène et l’azote restent comme résidu; on les détermine par combustion eudiométrique.

Remarques générales au sujet des analyses eudiométriques.

Dans les analyses par combustion, il faut que la proportion d'oxygène soit un peu plus grande que celle qui serait nécessaire pour une oxydation complète. Si l'excès d'oxygène était trop considérable, il pourrait faire obstacle à la combinaison comme le ferait un gaz inerte. Il résulte de cette observation qu'une détermination eudiométrique exige souvent, pour être exacte, deux opérations successives : 1° une combustion préliminaire, suivie d’un essai au pyrogallate, pour constater si l'oxygène reste en excès convenable; ?° une combustion définitive précédée d’une addition d'oxygène ou d'hydrogène suivant les cas.

Si l'on se trouve en présence d'un excès de gaz inerte (l'azote par exemple), on devra ajouter du mélange détonant, de facon à augmenter le rapport entre le volume du gaz combustible et celui du gaz inerte ; mais on veillera, d'autre part, à ce que ce rapport ne soit pas trop élevé et que l'excès d'oxygène atteigne au maximum 1/4; car, dans le cas contraire, il faudrait craindre une oxydation partielle de l'azote avec formation d’acide azotique.

Dans le cas où l’on aurait à brûler du formène en présence d'azote, on devrait, pour éviter la production d’acide azotique, diluer le mélange par de l'air atmosphérique dans la proportion de 5 à 6 volumes pour un volume de formène; si la dilution devenait telle que l’inflammation ne puisse plus se produire, on ajouterait du gaz de la pile.

l’aide de la potasse solide, des vapeurs chlorhydriques aban= données par le réactif.

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