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I. PROCÉDÉS EUDIOMÉTRIQUES

Les méthodes eudiométriques donnent de bons résultats lorsque l’on opère sur des mélanges relativement simples, dont la composition qualitative aura été déterminée par l'emploi de: réactifs absorbants ; si cette composition était inconnue et qu'il fallüt la déterminer eudiométriquement, les résultats, dans le: cas de mélanges complexes, pourraient se trouver complètement erronés.

La meilleure méthode consiste à compléter les uns par les. autres les procédés d'absorption et ceux de combustion ; le travail devient alors plus rapide, le résultat plus sûr, l’anaylse plus exacte.

Nous citerons quelques exemples à l'appui :

1° Mélange d'oxygène et d'azote.

À. — On ajoute au mélange une proportion suffisante d'hydrogène et l’on fait détoner; le tiers de la contraction donne le volume d'oxygène contenu dans le mélange :

2H + O — H°?0 liquide.

2 vol. 4 vol.

On vérifiera, après combustion, que la proportion d’hydrogène ajoutée s’est trouvée suffisante en constatant la combustibilité du résidu. L’azote s'obtient par différence.

B. — On absorbe l'oxygène par le pyrogallate de potassium et on mesure l'azote restant.

2° Mélange d'hydrogène et d'azote.

On ajoute une quantité suffisante d'oxygène et l’on opére comme ci-dessus. Le volume d'hydrogène est donné par les deux tiers de la contraction. On vérifiera la présence d’un excès d'oxygène au moyen du pyrogallate, après la combustion.

L’azote est déterminé, soit par différence, soit par mesure directe après absorption complète de l'oxygène par le pyrogallate.

3° Mélange d'hydrogène et d'oxygène.

À. — On provoque la combinaison par l'étincelle ; l’hydroscène brülé correspond aux 2/3 de la contraction, l'oxygène employé pour la combustion forme le dernier tiers ; on vérifie la nature du résidu en déterminant s’il est combustible ou comburant, et on l’ajoute, suivant les cas, à l'hydrogène ou à l'oxygène.

B. — On absorbe l'oxygène par le pyrogallate et on mesure le résidu hydrogène, dont on peut vérifier la nature par combustion eudiométrique.

4° Mélange d'hydrogène, d'oxygène et d'azote.

À. — On détermine une combinaison partielle de l'hydrogène ou de l'oxygène par l’étincelle et l’on calcule comme précédemment les deux gaz ainsi disparus ; on vérifie, à l’aide du pyrogallate de potassium, si le résidu contient un excès d'oxygène ou d'hydrogène et l’on provoque une nouvelle com-

bustion après addition, suivant les cas, d'hydrogène ou d’oxvgène. L’azote se calcule par différence.

B. — On absorbe l'oxygène par le pyrogallate ; on détermine l'hydrogène par combustion. On a l'azote par différence. 9° Mélange d'oxygène et d'oxyde de carbone.

A. — On fait détoner: le volume de l’oxyde de carbone égale le double de la contraction CO"F10 —"C0:. è 1 vol. 2 vol. 4 vol.

‘On vérifiera si le résidu contient un excès d'oxygène.

Il sera bon d’absorber par la potasse l'anhvdride carbonique formé; son volume correspond à celui de l’oxyde de carbone et l’on constatera que le résidu n’est formé que d'oxygène.

La combustion complète de l'oxyde de carbone ne s'obtient

souvent que par addition d'une certaine quantité de gaz de la

pile.

B. — L'absorption de l'oxygène par le pyrogallate, puis dé l’'oxyde de carbone par le chlorure cuivreux acide, constitue une méthode plus simple.

6° Mélange d'azote et d'oxyde de carbone.

À. — On introduit un volume suffisant d'oxygène, puis une

certaine quantité de gaz détonant et l’on enflamme; le calcul

se fait comme précédemment.

B. — Absorption de l’oxyde de carbone par le réactif cuivreux; mesure de l'azote restant.

1° Mélange d'hydrogène et d'oryde de carbone.

On ajoute au mélange un volume d'oxygène légèrement

supérieur et l'on fait détoner; on mesure la contraction et

l'on absorbe par la potasse l’anhydride carbonique formé. Le volume du gaz carbonique correspond à celui de l’oxyde de. carbone; on obtient le volume de l'hydrogène en divisant par 3 le double de la contraction observée après l'explosion, diminué du volume de l’oxyde de carbone.

B. — Absorption de l'oxyde de carbone par le chlorure cui-

vreux, puis combustion de l'hydrogène par un volume d'oxygène.

8° Mélange d'azote, d'oxygène et d'oxyde de carbone.

A.— Si la proportion d'azote est dominante, on devra ajouter du gaz détonant. L’addition d'oxygène est éoalement indispensable, si l’oxyde de carbone est en excès. On provoque la combinaison par l’étincelle, puis on mesure la contraction et l’on absorbe par la potasse l’anhydride carbonique formé. Le volume de l’oxyde de carbone est donné par le double de la contraction (abstraction faite du gaz de la pile introduit) ou par le volume de l'anhydride carbonique produit. L'oxyone resté en excès est additionné d'hydrogène et soumis à une nouvelle décharge. Son volume est égal au tiers de cette dernière contraction; il faudra en retrancher l'oxygène, que l’on a introduit pour faciliter la combustion, et y ajouter la moitié du volume de l’oxyde de carbone déjà calculé; on obtiendra de cette facon l'oxygène primitivement contenu dans le mélange. L'azote s'obtient par différence.

B. — Les procédés d'absorption sont plus avantageux. L'oxvgène est dosé par le py'ogallate ; l'oxyde de carbone par le chlorure cuivreux; l'azote reste comme résidu.

9° Mélange d'azote, d'oxygène, d'hydrogène et d'oxyde de carbone.

À. — On devra, comme dans le cas précédent, ajouter au besoin du gaz détonant (s’il y a excès d'azote) et de l'oxygène (excès d'hydrogène ou d'oxyde de carbone), puis faire passer l'étincelle. La contraction comprendra, en outre du gaz de la pile que l'on a introduit, 1/2 du volume de l’oxyde de carbone, plus ! fois 1/2 le volume de l'hydrogène ; l'absorption par la potasse de l'anhydride carbonique formé pendant la combustion permet de déduire le volume de l’oxyde de carbone et, par conséquent, la contraction dépendant de ce gaz; on a, par différence, la contraction qui correspond à l'hydrogène, dont les 2/3 sont le volume de l'hydrogène primitivement contenu dans le mélange. Enfin l'oxygène, qui doit toujours rester en excès avec l'azote, est addilionné d'hydrogène en excès et soumis à une nouvelle décharge. Le tiers de cette contraction dernière fournit le volume d'oxygène en excès. On y ajoute le 1/2 volume de l’oxyde de carbone dosé,

le 1/2 volume de l'hydrogène, on en retranche l'oxygène que l’on a ajouté pour permettre la combustion complète de CO et de H, et l’on obtient ainsi l'oxygène contenu dans le mélange analysé. L’azote se calcule par différence.

B. — On peut absorber l'oxygène par le pyrogallate, puis l’oxyde de carbone par le chlorure cuivreux, faire détoner l'hydrogène après addition d'un excès d'oxygène, ce qui permet de calculer directement l'hydrogène en prenant les 2/3 de la contraction, finalement absorber l'oxygène restant et mesurer le résidu azote.

10° Mélange d'oxygène et de formène.

À. — On ajoutera au besoin de l'oxygène et l’on provoquera la combustion à l'aide de l’étincelle. La 1/2 contraction donne le volume du formène.

B. — On peut encore l'obtenir en déterminant le gaz carbonique formé, dont le volume égale celui du gaz hydrocarboné.

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