‹ Traité d'analyse des substances minéralesChapitre 196 sur 230 · JU PRE A · texte numérisé non relu

JU PRE A

Hg

que l'on chauffe à l'aide d'une petite lampe (burette de Hempel ou de Bunte; appareil d'Orsat modifié par Lunge).

Dans le premier appareil de Coquillion (fig. 305), le fil de palladium destiné à provoquer la combinaison se trouve au milieu du mélar ge gazeux contenu dans une eloche C. Le flacon G sert de réservoir contenant le gaz à soumettre aux essais ; À est un tube gradué entouré d’eau et permettant d'apprécier les volumes gazeux avant et après combustion; B une cloche contenant de la potasse pour l'absorption de l’anhydride carbonique formé; F remplit l'office d'aspirateur, servant à faire passer le gaz d'un récipient dans l'autre. Le mélange à étudier, préalablement mesuré dans le tube À, estensuite conduit en C, où il

DOCIMASIE. — T. I. 57

se trouve soumis à l’action du palladium rougi, puis ramené

en À; on apprécie la contraction résultant de cette opération,

que l’on renouvelle plusieurs fois, jusqu'à constance du volume que l'on note. On provoque alors, par une manœuvre combinée des robinets et de l'aspirateur, le passage du gaz dans la cloche B ; il s’y débarrasse de l’anhydride carbonique formé pendant la combustion; il ne reste plus qu'à déterminer le volume du résidu final par un dernier passage et une dernière mesure dans le tube gradué A. Les calculs subséquents se font comme dans le cas des détonations eudiométriques. Lorsque le gaz sera soupconné contenir une proportion notable de produits combustibles, on devra, pour éviter une explosion violente, ne le soumettre à l’action du fil de palladium rougi que par petites fractions à la fois. L'appareil Coquillion peut être emplové comme grisoumètre; il peut aussi servir à l'étude des gaz combustibles s'échappant des foyers industriels.

Dans les burettes de Hempel et de Bunte, ainsi que dans l'appareil d’Orsat modifié par Lunge, l'oxydation se produit pendant le passage lent du mélange gazeux dans un tube dont le diamètre intérieur ne dépasse guère { millimètre et qui contient, soit un fil de palladium, soit des filaments d'amiante, sur lesquels on a provoqué un dépôt de mousse de palladium par réduction du chlorure de ce métal à l'aide d'un formiate. Le mélange combustible est mesuré exactement, puis conduit lentement au contact du palladium contenu dans le tube capillaire, que l’on chauffe modérément. Avec les gaz facilement oxvdables (hydrogène, oxvde de carbone), deux ou trois passages à une température modérée suffisent pour produire une combustion complète caractérisée par la constance de volume du résidu. L'acétylène, l'éthylène et la benzine se brülent plus difficilement el exigent une température élevée. |

du méthane. x

On ne doit jamais compter sur une combustion complète

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