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gène (comptés en méthane) et l'azote, à la condition que ces gaz existent seuls dans le mélange.
Il comprend (fig. 326) un eudiomètre D, relié d’une part à un flacon de pression G contenant du mercure et d’autre part, par l'intermédiaire d’un robinet r, et d'une rampe T, à deux flacons absorbeurs : C contenant du pyrogallate et B de la
(1) Bulletin de la Société chimique, 5 septembre 1897.
soude en solution. Le tube À sert de mesureur, il est entouré d’un manchon d’eau froide M et communique avec un flacon de pression F contenant de l’eau acidulée. L'appareil comprend en outre un soufflet purgeur $S et une bobine d’induction E.
Les opérations à effectuer pour l'analyse d’un mélange gazeux comprennent : 1° détermination des espaces nuisibles; 2° introduction du gaz dans l'appareil; 3° absorption du gaz carbonique et de l'oxygène; 4° introduction de l'oxygène; o° détonation; 6° mesure de la contraction et absorption de l’anhydride carbonique et de l'oxygène.
1° Détermination des espaces nuisibles. — Par la manœuvre des flacons F et G et celle des robinets, on amène les niveaux des liquides en À, B,C et D aux traits de repère, en évitant le passage des liquides au-dessus des robinets. On introduit ensuite 100 divisions d'air dans le mesureur A; la lecture se fait en amenant au même niveau l’eau du flacon F et du mesureur. On fait Le . le gaz en G en soulevant le flacon F, les robinets r, , étant fermés, le robinet r, ouvert; après quelques ne on ramène en À et l’on mesure; on répète cette opération jusqu à l'obtention d'un résidu dont le volume reste constant. Supposons le volume de ce résidu égal à 78,7, correspondant à l'absorption de 21%,3 d'oxygène; il devrait être théoriquement de 79%,2, si l’on avait opéré sur 100 centimètres cubes d'air, contenant seulement 20%,8 d'oxygène; on obtiendra le volume total du mesureur et de l’espace nuisible en établissant le rapport entre l'oxygène trouvé et celui contenu théoriquement dans 100 centimètres cubes d’air, ce
qui donne, dans l'exemple ci- dessus, Re = 1,024, soit 102,4
L'espace. nuisible e comprend donc 2,4, correspondant à 0,5 d'oxygène « et 1,9 d'azote f.
2° Introduction du gaz dans l'appareil. — Le gaz à analyser arrive par O, on ouvre » et on fait fonctionner le souflet S une dizaine de fois pour purger T. On ferme ensuite », on
ouvre +, et on introduit lentement dans le mesureur environ 100 centimètres cubes de gaz.
3° Absorption de l'anhydride carbonique et de l'oxygène. — En ouvrant r, et soulevant F, on fait passer le gaz en B; apres quelques secondes, on ramène en À et on mesure. On fait passer de À en D pour balaver l’anhydride carbonique des -espaces nuisibles et on introduit de nouveau en B, puis on mène finalement en A. La diminution de volume donne la proportion d’anhydride carbonique.
Une manœuvre analogue avec l'absorbeur C permet la détermination de l'oxygène.
4° Introduction de l'oxygène. — Le résidu privé de gaz carbonique et d'oxygène est ramené, par expulsion, à un volume permettant l'introduction et la mesure d’une quantité -convenable d'oxygène et de gaz tonnant. Pour le gaz d’éclairage, on emploiera 2? volumes d'oxygène; pour les gaz de gazogene { volume suffira; dans le cas de gaz très pauvres, il deviendra nécessaire d'introduire 1/3 environ de gaz tonnant -et 1/3 d'oxygène.
L'oxygène est introduit par aspiration au moven du flacon F après purge par le soufflet. Une analyse préalable a permis de fixer le volume d'azote qu'il contient. La teneur en azote aura été fournie par le mesureur et augmentée du volume de l’oxygene des espaces nuisibles.
5° Détonation. — On rend homogène le mélange de gaz et d'oxygène en le faisant passer deux fois alternativement du mesureur à l’eudiomètre; on le fait détoner par fractions successives, détendues de 1 à 4 volumes par l’abaissement du flacon G. Les dernières fractions, mêlées de gaz inerte, devront être les plus grandes; on prendra, par exemple, pour un mélange de 35 parties de gaz d'éclairage et de 70 d'oxygène, 20 centimetres cubes la première fois, 25 les deux suivantes -€t 35 centimètres cubes en dernier lieu. Dans ces conditions,
la détonation s'effectue avec un bruit sourd très faible; elle est accompagnée d’une lueur. Après chaque détonation, on fait passer de l’eudiomètre dans le mesureur, pour mélanger les gaz et balayer les espaces nuisibles.
6° Mesure de la contraction, absorption de l’anhydride carbonique et de l'oxygène. — La détonation produit une contraction qu'on mesure, de l’anhydride carbonique qu'on absorbe et qu'on dose. Il reste un résidu d'azote, d'oxygène et quelquefois de gaz non détoné. Il est utile de faire détoner une deuxième et quelquefois une troisième fois. On note la somme des contractions, le volume total de gaz carbonique produit et le résidu d'azote obtenu finalement.
On enlève, au moyen de papier buvard, par le trou du robinet r;, l’eau formée dans l’eudiomètre par la détonation, le mercure affleurant au trait.
Calculs. — Le volume de l’espace nuisible étant e correspondant à une quantité « d'oxygène et & d'azote; le volume du gaz dans le mesureur étant A; l'appareil contient en réalité A+He—=A<+a+k.
L'action de la soude et du pyrogallate produisent des diminutions V'(CO?) et V”(0).
Mais les espaces nuisibles contiennent « d'oxygène, le gaz analysé contient done V”—x d'oxygène.
Le volume du gaz dans l'appareil après ces absorptions est :
A He—V'— NA + a+ B—V —V/—A—(V'+ V'— a) + $,
Par expulsion, ce volume est diminué, il nous reste B dans le mesureur +e. Ce volume contient une certaine proportion d'azote des espaces nuisibles, qui sera : |
Pneus
Nous aurons donc réellement, pour le volume du gaz à faire détoner, V,=B+e— 7.
On l’additionne d’un certain volume O d'oxygène dosé. Si cet oxygène a laissé un résidu n, donné par le mesureur, il contient réellement n +4 d'azote, l'oxygène de l’espace nuisible étant remplacé par de Moi.
Nous aurons donc dans le mélange atteignant un volume ‘total BH£e+0O, un résidu d'azote étranger au gaz, égal à n+a+y.
Pour le gaz détoné, appelons la contraction k£, l’anhydride carbonique m, R le résidu d'azote sur le mesureur. Si R+e—,;—n<+#+a, le gaz ne contenait pas d'azote. SSR+e—7 est plus grand que n+ax, la différence représente l'azote contenu dans le gaz; dans ce cas, pour les calculs, üil faudra retrancher cet azote du volume V,, soit V, — volume ADN
D'autre part, dans un mélange d'hydrogène (4), de formène (f), d'oxyde de carbone (c), la contraction après détonation étant À et l’anhydride carbonique formé m, nous tirons des équations volumétriques de combustion de ces gaz :
; C 3h V=c+f+h Mm=cC+f R= HITS d'où LE D AIT Dar 2 Mie CU hR=V—m NT f = G RU
Du volume V il est facile de passer à A—(V'+ V'—o) et finalement au volume initial A.