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ANALYSE OUA NI PAMINIE

on chasse ainsi une petite quantité de gaz par le reservoir après quoi l'on tourne le robinet à trois voies dans la position 3, en faisant glisser sa pointe dans le caoutchouc; cette dernière manœuvre établit la communication de la burette à l'aspirateur. Ouvrant alors le robinet inférieur c, l’eau de la burette s'écoule et se trouve remplacée par le gaz à analyser. Lorsque le niveau de l’eau atteint à peu près le 0 de la graduation, on ferme le robinet c, on tourne le robinet à trois voies dans la position ?; on ferme l'aspirateur, on enlève le bout de caoutchouc et l'eau du réservoir commence à s'écouler par la pointe du robinet; on ferme cette pointe f par le petit caoutchouc muni d'un agitateur (déjà indiqué page 925), en avant soin qu'il s'emplisse d'eau, de manière à n’avoir pas de gaz dans le robinet. On tourne le robinet dans la position 1 et ion remplit le réservoir d’eau jusqu’au niveau fixe adopté; on attend quelques minutes, que le gaz se mette bien en équilibre dans la burette. Quand le niveau reste fixe, on fait la lecture, en plaçant derrière la burette une feuille de papier blanc que l’on tient à la main. Dans ces conditions, le ménisque paraît noir sur une certaine hauteur; c’est le bord noir supérieur, que l'on prend comme point de repère dans toutes les lectures.

Si l’on veut transporter l’appareil, il faut que la tige du support porte à la partie supérieure un plateau métallique à rebords, sur lequel on placera un flacon de 1 litre avec tubulure inférieure, qui remplacera le flacon K.

Analyse du mélange gazeux des générateurs.

Ces gaz renferment CO?, O (rare), CO, H.

Quand on fait la première lecture, on tourne le robinet a trois voies dans la position ? (p. 995).

ANHYDRIDE CARBONIQUE. — Le flacon à deux tubulures (p. 927) est rempli à moitié d'eau, on le bouche bien, on approche le caoutchouc a de l'extrémité inférieure de la burette; avec la bouche on souffle par le caoutchouc b, l'eau sort en a;

quand on est sûr que l'air est chassé de &, toujours en soufflant, on introduit l'extrémité inférieure de la burette dans le caoutchouc, puis on dispose en b la seringue aspirante en cuivre, dont il est question page 927; on aspire et l’on ouvre doucement le robinet de la burette; puis on continue l’aspiration jusqu'à ce qu'il ne reste que très peu d’eau au-dessus du robinet c, que l’on ferme alors ; on retire le caoutchouc b et on approche l’une des tasses, pleine de la dissolution de potasse, sous la partie effilée de la burette ; on ouvre de nouveau c avec précaution et on laisse monter la solution de potasse jusqu'à la graduation 10 au-dessous du 0; on ferme c. Maintenant alors la burette par le réservoir, on l’enlève du support; puis, la prenant de la main gauche entre le robinet c et l'enveloppe de verre, on bouche le réservoir supérieur avec la paume de la main droite. On agite alors de droite à gauche la burette, que l’on tient presque horizontalement, de facon que la potasse mouille toutes ses parties. Après cinq ou six agitations, on donne un léger mouvement de va-et-vient pour que les bulles de gaz sortent du liquide : on replace la burette dans son support, on ajoute de l’eau dans le réservoir et l'on tourne le robinet à trois voies dans la position 1; on attend quelques minutes, pour que

l'eau qui a coulé du réservoir, ait bien le temps | A

de se réunir; on ramène dans le réservoir canal

lui-même l'eau au niveau qu'elle occupait

pendant la première lecture et l’on fait la FN

seconde lecture, dont l'écart avec la première AU =

fournit la quantité de gaz carbonique absorbé. {# face normal Précaution générale. — Une précaution im-

portante est la suivante : quand on a rempli le réservoir supérieur d’eau pour la lecture, l’eau doit occuper la partie rétrécie jusqu'en e (fig. 332) et se terminer par un ménisque légérement convexe; s’il restait des bulles dans cette partie, il faudrait les expulser à l'aide d'un petit fil de platine

ou de cuivre, que l’on introduirait par le réservoir; s'il se formait en e un ménisque concave prononcé, on tournerait légèrement le robinet inférieur c, il passerait alors quelques

gouttes de liquide et la surface de l’eau en e deviendrait

normale.

OxyGÈène. — L'absorption de l’anhydride carbonique et la lecture qui la suit étant effectuées, on tourne le robinet à trois voies dans la position 2; on aspire le liquide de la burette comme il a été dit, et on le remplace moitié par une dissolution de potasse, moitié par une dissolution d'acide pyrogallique.

On agite vivement la burette plusieurs fois en trois ou quatre minutes, on laisse écouler l’eau du réservoir en la renouvelant jusqu'à ce que la dissolution ne soit plus brune, on ferme le robinet c, on rétablit le niveau du réservoir, on fait la lecture.

OXYDE DE CARBONE. — On aspire le liquide de la burette ; il est essentiel qu'il ne contienne plus de potasse; s'il y a doute, après aspiration, on laisse écouler l’eau du réservoir pour laver la burette. On introduit alors le chlorure de cuivre, le volume de la tasse environ, et on agite vivement; on ajoute une seconde fois du réactif et on agite. La burette remise en place, on verse de l'acide chlorhydrique dans le réservoir, 1/5 environ, on aspire le liquide par la partie inférieure et on laisse couler dans la burette l’eau chlorhydrique. Tout étant fermé, on jette le liquide du réservoir, on le remplace par de l’eau pure; on aspire le liquide de la burette, on le remplace par de l’eau pure; on aspire une dernière fois et on introduit un peu de dissolution de potasse pour saturer la vapeur d'acide chlorhydrique; on laisse écouler l’eau du réservoir et on fait la lecture, on a ainsi CO. Trois traitements par le chlorure de cuivre suffisent pour absorber 30 p. 100 d'oxyde de carbone.

HYDROGÈNE. — On aspire le liquide de la burette, on lave à l’eau pure et on laisse écouler quelque temps le liquide pour quil n'y ait plus de potasse.

Le procédé consiste à brüler l'hydrogène par l'oxygène de

ce

l'air; pour un volume V d'hydrogène, on introduira dans la burette 3/4 V d'oxygène ou environ 15/4 V d'air. L'air est introduit comme suit : on tourne le robinet à trois voies dans la position ?, on enlève le bout de caoutchouc qui garnit la pointe f, on ouvre vivement le robinet inférieur c et on tourne le robinet à trois voies dans la position 3; l'air se trouve ainsi aspiré dans la burette; quand on à à peu près le volume d'air voulu, on tourne vivement le robinet à trois voies dans la position 2, on remet le caoutchouc, on ferme c, on égalise la pression par le réservoir. Le volume finalement observé correspond au volume primitif du gaz, augmenté du volume d'air introduit.

Désignons par V le volume primitif d'hvdrogène et d'azote et par V’ le volume final observé. La différence V'— V représente le volume d'air ajoute.

Le robinet à trois voies étant dans la position ?, on place à côté de la burette une autre burette semblable IT (fig. 333).

L'’extrémité du robinet à trois voies de IT porte un bout de caoutchouc ?, auquel on adapte le tube rétréci & contenant le fil de palladium, dont il est question page 927. Ce tube en verre de Bohème fin, infusible, est entouré dans sa partie la plus étroite, qui contient le fil de palladium, par une fine toile métallique en cuivre. (Il est préférable d'employer, à la place

du tube de verre très fragile, un tube capil- RS laire en platine recourbé, à l'extrémité du-

(@ quel on adapte au moyen d’un ajutage deux Fig. 334. tubes de verre mastiqués sur le platine) (fig. 334).

On enlève le caoutchouc muni d'un bout d’agitateur, qui garnit la pointe du robinet à trois voies de I, eton introduit rapidement cette pointe dans le caoutchouc v. Les deux robinets à trois voies sont alors dans la position indiquée par la figure 335,

ANA 4% o

AA UE ci le AS Pr er En CUVE © a he 4 ru ; É RON

On ouvre le robinet Imférieur de la bureite Il et on la rem plit d’eau, tandis que l'air chassé passe par le tube capillaire et s'échappe dans le réservoir de la burette I.

Quand l'eau remplit tous les espaces, on ferme le robinet | on inférieur de II et l’on fait tour- ET ner le robinet à trois voies de I dans son caoutchouc, de ma- Ve nière qu'il occupe la positien 3.

Or ee Les deux burettes communile dre quent alors ensemble comme

x il est indiqué ci-contre (fie. 336).

On ouvre avec précaution le robinet inférieur de la burette Il, ce qui a pour effet de laisser s’écouler quelques gouttes d’eau, tandis que le gaz de I monte dans les tubes fins: on arrête l'aspiration, quand le gaz a pénétré dans le tube au fil de palladium à peu près à la jonction du caoutchouc et du tube.

Le tuyau de caoutchouc du flacon K est alors introduit à la pointe inférieure de la burette T. Avec un bec Bunsen, on chauffe doucement la toile de cuivre qui entoure le tube rétréci pour vaporiser l’eau qui se trouve à l'extérieur et pour dessécher le tube à l'intérieur; on chauffe ensuite plus fortement au rouge sombre, on ouvre le robinet inférieur de la burette Il, puis avec beaucoup de précaution le robimet inférieur de I. La pression d’eau dans la butette I chasse le gaz qui pénètre lentement dans IT en passant sur le fil de palladium rougi, où l'hydrogène se brûle tandis qu'un certain volume d'eau s'écoule de la burette IT.

On devra fermer brusquement le robinet inférieur de LI lorsque l’eau sera prête à pénétrer dans le tube rétréci; si l'on tardait trop, le tube chaud pourrait casser au contact de l’eau froide et l'opération serait manquée. |

On met le caoutchouc du flacon K sous la burette IT, puis on ouvre de nouveau avec précaution les robinets inférieurs des deux burettes. Le gaz revient alors dans la burette I; lorsqu'il y est complètement passé, on ferme les deux robinets

inférieurs ; on tourne le robinet à trois voies de I dans la position ?, on sépare les deux burettes, on replace en / le tube de caoutchouc et l’agitateur, on tourne le robinet à trois voies dans la position !, et l’on rétablit le niveau normal de l’eau dans le réservoir. Il ne reste plus qu’à faire la lecture. Soit V” le volume observé V!/ — V/' représente la contraction.

Comme 2 volumes d'hydrogène s'unissent à Î volume d'oxygène pour former de l’eau, si l'on désigne par x le volume d'hydrogène, on a |

X + S contraction ; ei

ou DX EE, ! (1 ACHETE à 1 T'!

Analyse du gaz d'éclairage épuré.

Précautions. — Gomme il est nécessaire d'apprécier dans le

gaz déclairage des composés gazeux dont la proportion n'excède pas 1 p. 100, il est indispensable d'opérer avec de très grandes précautions.

On évitera tout d'abord, la prise d'essai étant faite, de laisser couler de l’eau dans la burette, l’anhydride carbonique et surtout la benzine étant facilement absorbés par l’eau; aussi convient-il de n'employer les aspirateurs que dans le cas d’absolue nécessité.

Une autre précaution à prendre est d'attendre deux minutes avant chaque lecture, pour que le liquide s'écoule bien des parois de la burette et que le gaz reprenne la température ambiante.

ÉTHYLÈNE ET SES HOMOLOGUES. — La burette contenant environ 100 centimètres cubes de gaz, on aspire et on introduit de l’eau de brome en observant les précautions signalées pour la potasse, page 931, on agite, on ouvre le robinet infe

rieur, il y à pression, et du liquide s'écoule ; on ferme ce robinet, on ouvre le supérieur, de l’eau pénètre dans la burette, puis on ouvre le robinet inférieur pour chasser l’eau de brome qui se trouve remplacée par de l’eau ordinaire venant du réservoir ; lorsque la coloration est à peu près disparue, on place le robinet à trois voies dans la position 2, on aspire par le robinet c, puis ou fait pénétrer dans la burette un peu de la dissolution de potasse ; on agite après fermeture des robinets, les vapeurs de brome et l'anhydride carbonique sont absorbés : on fait écouler Ge l’eau du réservoir, on rétablit le niveau dans ce dernier ; on fait la lecture.

On détermine ainsi, en une seule fois, le volume total de la benzine, des carbures éthyléniques et de l’anhydride carbonique, en déduisant l'anhydride carbonique, on aura par différence la benzine et les carbures éthyléniques.

OXYGÈNE; OXYDE DE CARBONE. — L'oxygène et l’oxyde de carbone sont déterminés par le procédé décrit à propos du mélange gazeux des générateurs (page 932).

HYDROGÈNE. — Il est fort difficile de séparer l'hydrogène du gaz des marais; le résidu, que l’on obtient par combustion, se compose d'anhydride carbonique, dont une certaine quantité se dissout au contact de l’eau dans les différentes manipulations ; de plus on ne réussit pas à brüler le formène sur le fil de palladium chauffé, à moins de le porter au blanc au moyen d'un bec Bunsen.

Jusqu'à présent, le meilleur moyen de déterminer l'hydrogène en présence du formène consiste à brüler les deux gaz dans l’'eudiomètre de Regnault sur le mercure. On peut également employer le réactif de Peligot obtenu en fondant au rouge vif, dans un creuset, un mélange pulvérulent à poids égaux d'oxyde de cuivre et de litharge. La masse liquide est coulée sur plaque, puis concassée après solidification.

L'opération comprend alors trois phases :

1° Mesurage dans une éprouvette graduée et transvase-

ment dans une cloche courbe d’un certain volume du gaz résidu ;

2° Absorption de l'hydrogène;

3° Mesurage du résidu de forméne et d'azote.

1° La burette est placée dans une cuve d’eau suffisamment profonde pour qu’elle puisse y plonger entiérement. Le robinet c (voir page 925) ayant été ouvert sous l’eau, on dispose au-dessus de la pointe f du robinet b une éprouvette graduée remplie d'eau et, tournant le robinet b dans la position 3, on recueille dans l’éprouvette 25 centimètres cubes environ du mélange gazeux confiné dans la burette.

On place alors cinq ou six fragments de réactif Peligot dans l’ampoule ménagée au fond de la cloche courbe où doit se faire la combustion de l'hydrogène. La cloche est ensuite remplie d’eau et renversée sur la cuve à côté de l’éprouvette oraduée. En s’aidant d’un petit entonnoir, on transvase facilement le gaz de l’éprouvette dans la cloche, que l’on ferme alors avec le pouce et que l’on porte sur la cuve à mercure. En inclinant l'appareil, il est possible de remplacer par du mercure la plus grande partie de l'eau qui s'y trouve contenue. Le tout est porté dans un verre à pied contenant du mercure.

2° On coiffe la cloche d’un dé en toile métallique, et, chauffant avec précaution, on vaporise peu à peu l’eau qui mouille les fragments de réactif. Ce résultat étant obtenu, on chauffe très modérément pendant vingt minutes. Le réactif réduit, par l'hydrogène, prend la coloration rouge du cuivre métallique. Le formène ne subit pas la moindre décomposition.

3° Après refroidissement, la cloche fermée avec le pouce est transportée dans un verre plein d’eau, où l'on recueille le mercure. Enfin, par une manœuvre inverse de celle décrite dans la première phase de l'opération, on fait repasser le résidu gazeux dans l'éprouvette graduée et on lit le nouveau volume en se plaçant dans les conditions de pression et de température qui ont présidé à la première lecture.

ANHYDRIDE CARBONIQUE. — On dose l’'anhydride carbonique |: en faisant passer un volume déterminé de gaz bulle à bulle. dans une dissolution de potasse, puis transformant par le chlorure de barvum le carbonate de potassium en carbonate de baryum, que l'on pèse. |

Appareils et méthodes de Hempel.

W. Hempel a conseillé, en 1880 (1), quelques nouvelles formes d'appareils permettant d'atteindre, en opérant en présence de l’eau, une précision presque aussi grande que celle que l’on obtiendrait avec des appareils à mercure. Ils consis-

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