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DOCIMASIE. — T.
représentation schématique des raies caractéristiques principales obtenues à l’aide de l’étincelle éclatant à la surface des
solutions de chlorures.
Spectres électriques. — Métalloides.
Très peu de métalloïdes se prêtent à des moyens de recherches analogues à ceux qui sont employés pour les métaux.
Le tellure, l'arsenic, l'antimoine, ayant une consistance métallique, peuvent, à la facon des métaux, se placer sur les
pôles entre lesquels éclate l'étincelle.
Le chlore et le brome se reconnaissent par les spectres de leurs combinaisons avec le baryum de Boisbaudran,
180 150 707200 68) 660 F 620 6) 0 50 54 + 450 U60 OL50 460 Le) 470 10 &00 ] relie 1 =
1881), qui permettent de distinguer 1/3000 de brome et une quantité encore moindre de chlore (1). Une perle de carbonate de barvum fondu, placée à l'extrémité d'un fil de platine, est mouillée par le liquide que l’on veut essayer, séchée avec précaution, puis portée, pendant un temps très court, à une température voisine de la fusion ; un second fil de platine, jouant le rôle d’électrode positive, est disposé à une distance de 1 millimètre environ, et l’on fait jaillir l’étincelle, qui
(1) Comptes rendus, t. XCI, p. 902.
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donnera, suivant les cas, le spectre du chlorure ou celui du bromure de baryum, dans lesquels se distinguent principalement : les raies larges 524,2 et 513,6 pour le premier ; 535,8 et 520,6 pour le second.
Les autres métalloides doivent être en général sous la forme
180 160 70 720 100 660 60 E0 620 600 580 560 OSEO 520 500 490 sa 410 cp &50 ux0 30 W70 510 400 10 0 0 40 50 60 10 80 90 100 110 120 130 1g0 150 0 1%
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de gaz ou de combinaisons volatiles pour se manifester par des phénomènes spectraux bien nets. On introduit ces combinaisons, soit dans des tubes excitateurs, soit dans des tubes de
Plücker ou de Salet (p. 119), et l’on fait éclater l’étincelle condensée entre les électrodes.
On à pu ainsi étudier avec soin les images fournies par l'hydrogène, l'oxygène, le soufre, le sélénium, le tellure, le chlore, le brome, l'iode, le fluor (dans le fluorure de silicium comparé au chlorure), l'azote, le phosphore, l’arsenic, le bore (dans le fluorure de bore comparé au fluorure de silicium), le silicium (en prenant les seules raies communes au chlorure et au fluorure de silicium), enfin le carbone (acétylène, oxyde de carbone, acide carbonique, cyanogène) (fig. 52).
Ces expériences sur les spectres des métalloïdes ont donné des résultats très intéressants au point de vue de la philosophie chimique. Elles ont appris, notamment, que le spectre d'une même substance change avec l'intensité de la décharge électrique ou avec la température. Ce spectre est formé, à température relativement basse, de bandes colorées ou de cannelures caractéristiques; on le désigne alors sous le nom de spectre de premier ordre ou primaire (fig. 51) Mais, lorsque la température devient beaucoup plus élevée, il est constitué par des lignes fines et brillantes et porte le nom de spectre de second ordre où secondaire (fig. 52).
Ces deux sortes de spectres sont d'ailleurs caractéristiques pour chaque métalloïde ; ils se forment toujours indépendamment du métal constituant les électrodes.
Spectres d'absorption.
Lorsque l’on interpose une substance transparente entre le spectroscope et une source lumineuse fournissant un spectre continu, on observe souvent la production d'un spectre discontinu, présentant des lignes, des bandes, des espaces parfois assez grands complètement obscurs; quelques radiations lumineuses se sont trouvées absorbées par la substance interposée, et ces radiations, toujours les mêmes pour un même composé, peuvent servir à le caractériser.
Spectroscopie céleste. — La fameuse expérience de Foucault sur le renversement de laraie du sodium (p. 103) avait prouvé que le pouvoir absorbant d'une vapeur pour certains rayons lumineux varie de la même façon que son pouvoir émissif ou, en d’autres termes, qu'une vapeur absorbe énergiquement les vibrations lumineuses qu'elle est elle-même capable d'émettre lorsqu'elle est incandescente.
Cette loi permit à Kirchhoff d'expliquer la coïncidence des raies obscures du spectre solaire avec les raies brillantes d’un certain nombre de métaux, en admettant que la lumière émise par l'enveloppe incandescente du soleil traverse une atmosphère gazeuse moins éclairante et y perd les vibrations qui correspondent aux corps simples contenus dans cette atmosphère. La théorie et les relevés micrométriques admirablement précis de Kirchhoff ont permis de reconnaitre avec certitude un certain nombre de corps simples à l’état de vapeurs dans l'enveloppe gazeuse du soleil. On y a constaté l'existence de l'hydrogène, du sodium, du fer, du magnésium, du calcium, du baryum, du chrome, du nickel, du cuivre, du zinc, du titane, du cadmium, du strontium, du cobalt, de l'aluminium et d’un nouvel élément, l'hélium, retrouvé depuis dans la croûte terrestre.
Les limites du domaine de l’analyse ont été portées bien plus loin encore, lorsque l’on à pu ainsi déterminer, avec une certitude presque égale, la constitution des étoiles blanches, des étoiles colorées et des nébuleuses.
Application des spectres d'absorption à la détermination des éléments terrestres. — L’absorption de certains rayons lumineux peut être produite autrement que par des vapeurs ; un phénomène semblable est obtenu avec quelques solides, quelques solutions ou divers gaz et peut être utilisé pour l'analyse des corps terrestres.
La source lumineuse destinée à produire un spectre continu peut être : soit la lumière Drumond, soit un treillis de platine porté à l'incandescence par une flamme de gaz (fig. 53), soit même une simple lampe à pétrole.
Le corps à étudier, solide, liquide ou gazeux, contenu dans un récipient approprié, est disposé entre la source lumineuse et le spectroscope.On emploie : pour les gaz, des tubes plus ou moins longs, dont les extrémités sont fermées par des glaces transparentes, souvent de simples ballons ou des flacons de forme.
quelconque ; pour les liquides, de petites cuves à section triangulaire (fig. 54) permettant de faire varier régulièrement, par un simple déplacement transversal, l'épaisseur du milieu absorbant; un tube à essai ordinaire, appliqué contre la fente du spectroscope (fig. 55), pourrait être employé au besoin, quoique avec moins de commodité.
Les spectres d'absorption des gaz se composent de raies estompées et de lignes fort nettes, faciles à repérer sur le micromètre; ceux des solides et des liquides sont, au contraire, formés de bandessusceptibles de varier d’étendue avec la dilution ou l'épaisseur et présentant des bords mal définis.
Les spectres d'absorption de l'hypoazotide, du chlore, du brome, de l’iode, de l'acide hypochloreux, etc., sont fort remarquables.
Parmi les liquides, il convient de citer, comme particulièrement caractéristiques, les spectres obtenus avec les solutions de permanganate de potassium, les sels d'erbium, de didyme, d'uranium, etc., et, parmi les colorants organiques, la chlorophylle, l’alizarine, la sulfanthraquinone, la purpurine, la fuchsine et, en général, la plupart des dérivés du goudron de houille.
Nous citerons, en dernier lieu, les deux bandes caractéristiques que produit l’hémoglobine oxygénée ou oxyhémoglo-
L'une d'elles;
étroite, située dans le jaune; l’autre, plus large, placé
bine, contenue dans le sang aitériel.