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AZOTIQUE OÙ CHLORHYDRIQUE

On est arrivé, soit directement, soit à la suite des premières opérations, à une solution acide, chlorhydrique ou azotique des métaux à déterminer. On peut aller plus loin et ramener tout à un cas unique, en versant dans la liqueur un peu d'acide chlorhydrique.

S'il se fait un précipité, ce peut être du chlorure d'argent Ao CI, du chlorure mercureux Hg° CF, du chlorure de plomb Pb CP, du chlorure thalleux T1 CI, ou de l’oxvchlorure de bismuth BiOCI. Les deux premiers seraient complets: les deux derniers seront d'autant plus incomplets que la liqueur sera plus acide.

On laisse déposer, on filtre et on traite la liqueur filtrée, comme il sera dit tout à l'heure (page 231).

Le dépôt insoluble est lavé à plusieurs reprises avec un peu d’eau froide, puis on porte à l’ébullition avec une nouvelle quantité d’eau.

Le chlorure de plomb et celui de thallium se dissolvent. On peut reconnaître sûrement le thalllum au spectroscope (page 141) ou, moins bien, avec le chlorure de platine qui donne un précipité jaune par formation d’un sel double. Le plomb peut être isolé par l'addition d’un peu d'acide sulfurique, qui forme un précipité blanc (Pb SO), ou de chromate de potassium, qui donne un précipité jaune (Pb Cr 0 dans la liqueur presque neutralisée.

En traitant le résidu par quelques gouttes d'acide chlorhydrique concentré, à froid, et ensuite un peu d'alcool absolu, on dissout le chlorure de bismuth BIC, qui, versé dans de l’eau, donne un nouveau trouble blane (Bi OCT.

En faisant agir de l’ammoniaque sur le résidu, on dissout le chlorure d'argent qu'on peut étendre d’eau et filtrer. Saturant alors la liqueur par de l'acide azotique, on reproduit le précipité blanc (Ag Cl).

Le chlorure mercureux, décomposé par l’ammoniaque, est devenu noir et reste sur le filtre, où on peut reconnaitre les propriétés du mercure.

Si la liqueur faiblement azotique n’a pas été troublée par l'addition d'acide chlorhydrique, elle ne contient pas les sels énumérés ci-dessus; on la soumet au même traitement que les solutions chlorhydriques, dont il va être question.

Nous n'avons plus à considérer ici qu'une seule espèce de solution, à savoir : une solution chlorhydrique (1). C'est à cette solution que l’on appliquera successivement les réactifs généraux qui permettent de classer les métaux en groupes distincts et, ensuite, dans chaque groupe, les réactifs spéciaux qui les différencient et les caractérisent.

(1) Nous supposerons que l’on ait toujours eu la précaution d'éliminer la silice

par évaporation à sec et reprise par le même acide, afin d'éviter dans la suite des complications inutiles.

De chacun de ces réactifs il faudra n'employer qu’une quantité modérée, mais cependant suffisante pour obtenir le dépôt complet des métaux qui peuvent être précipités. À cet effet, il conviendra de vérifier chaque fois, après séparation du précipité sur un filtre, si le même réactif ne produit plus aucun trouble dans la liqueur filtrée; en cas de trouble nouveau, il faudrait remettre du réactif Jusqu'à ce qu'une nouvelle addition ne produisit plus aucun effet.

Le précipité retenu sur le filtre doit être bien lavé, afin qu'il ne reste pas de trace appréciable de la liqueur filtrée. Le lavage doit être prolongé jusqu'à ce qu'en évaporant quelques gouttes du liquide sur la lame de platine, on n'apercoive plus aucun résidu.

Pour ne pas avoir, pour l'application des derniers réactifs, de solutions trop étendues, on n'emploiera que les premieres liqueurs filtrées ou, tout au plus, les premiéres eaux de lavage, mais non pas les dernières, qui ne doivent renfermer qu'une quantité de matière saline tout à fait négligeable.

Les réactifs généraux qui servent à former les groupes principaux, sont les suivants :

1° L'hydrogène sulfuré, qu'on fait agir sur une solution légèrement chlorhydrique :

2° Le sulfure d'ammonium ou de sodium, emplové soit sur le précipité formé par l'hydrogène sulfuré, soit sur la solution rendue neutre où ammoniacale:; on peut aussi le faire agir en présence de citrate d'ammonium ;

3° Le carbonate où l'oxalate d'ammonium, en présence de chlorure d’ammonium et d'ammoniaque.

Nous allons indiquer la facon dont ces réactifs doivent être employés et les renseignements qu'ils fournissent pour distinouer entre eux les divers groupes de métaux.

Au début, la solution doit être faiblement acide; on y arrive soit par évaporation ménagée, soit par neutralisation progressive par l’ammoniaque.

On fait arriver dans la liqueur, contenue dans une petite fiole, un courant régulier d'hydrogène sulfuré, que l’on conti-

nue jusqu à ce que le liquide soit saturé et conserve une odeur très marquée, même apres agitation. On reconnait aussi que la liqueur est saturée à ce que le doigt appliqué sur le col de Ja fiole n'y adhère plus par suite de l'absorption du gaz, et à ce qu'une portion limpide de la liqueur n'éprouve plus aucun effet, lorsqu'on la soumet de nouveau à l'hydrogene sulfuré, soit à froid, soit à chaud.

En présence des substances capables de le décomposer, l'hydrogène sulfuré produit un précipité blanc laiteux de soufre; il peut aussi se faire, par suite de réduction des sels dissous, un changement de coloration du liquide.

L'acide sulfureux donne lieu à un précipité de soufre :

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