SO? + 2H°S — 2H
Les acides azotique, azoteux, chlorique, iodique et aussi le chlore, le brome, l'iode produisent un effet semblable ; les derniers sont, en outre, décolorés.
Les sels ferriques se réduisent en donnant un précipité de soufre et forment des solutions ferreuses vertes ou incolores. Fe? 0% + IS = 2Fc0 + H?0 +S.
Les chromates sont également réduits et la liqueur passe du jaune rougeûtre au vert :
2 CrO* + 3 HS — Cr? 0 + 3H?0 + 3$.
Les permanganates violets sont décolorés :
Mn°07 + 5H?S —2Mn0 + 5H20 +5$.
Si l'on soupconne l'existence d'acide arsénique, dont la réduction à froid serait extrêmement longue, il convient de chauffer vers 80° la liqueur acide, en même temps que l'on y conduit le courant d'hydrogène sulfuré.
Ce réactif détermine la précipitation d'un assez grand nombre de métaux, sous la forme de sulfures, dont la coloration est caractéristique pour quelques-uns, lorsqu'ils sont isolées. IS peuvent encore être reconnus quelquefois, lorsqu'ils ne sont que deux ou trois de couleurs et de propriétés physiques assez différentes; mais, dans un précipité plus complexe, ils ne seraient pas reconnaissables.
La précipitation est plus ou moins lente et difficile; celle des métaux qui accompagnent le platine, n'arrive à être complète, que si l’on peut faire passer le courant d'hydrogène sulfuré longtemps, en même temps que l’on fait chauffer le liquide.
Quand on s'est assuré que la précipitation est aussi complète que possible, on filtre et on lave bien le précipité.
On à une solution, que l’on examinera plus loin (page 236), et un précipité de sulfures, que l’on fait digérer avec du sulfure d’ammonium, en général, ou, de préférence, du sulfure de sodium, si l’on a lieu de croire à la présence du cuivre. Les sulfacides sont dissous et les sulfures basiques restent insolubles sur le filtre. On lave avec soin le précipité restant et on réunit les liqueurs contenant les sulfacides.