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Fig. 7. Fig.
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ganèse, dont on cherche à verifier la présence.
La cuiller de platine (fig. 8), de 0",010 à 0",012 de diamètre, est employée surtout aux fusions avec le nitre ou avec le bisulfate de potassium. Wollaston lui a avantageusement substitué la lame de platine, plus facile à nettoyer.
Pince. — La pince à bouts de platine (fig. 9), dont les branches F font ressort et pressent d'elles-mêmes le fragment à essayer, sont d'un emploi fréquent pour les essais minéralogiques; elle sert à examiner le degré de
fusibilité des minéraux, dont un fragment
mince, pris entre les deux bouts de platine, est exposé à la flamme du chalumeau. On observe si la fusion a lieu facilement ou s'il faut, au contraire, recourir à la partie la plus chaude du dard; si l'effet de fusion se fait sentir sur toute
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l'épaisseur du fragment ou seulement sur ses bords les plus minces ou si les bords tranchants restent eux-mêmes complètement inaltérés. On compare la fusibilité de la matière à celle d'une série de substances connues, prises en fragments d'épaisseur analogue, notamment à six minéraux types, dont Von Kobell à formé son échelle de fusibilité (page 60).
La pince à bouts de platine peut également servir à étudier la coloration donnée à la flamme du chalumeau par les fragments essavés.
Il importe d'observer que le platine peut être rapidement détérioré par le contact de métaux fondus ou d’autres substances auxquelles il pourrait se combiner : soufre, phosphore, arsenie, antimoine.…. En présence de semblables substances, et surtout dans les essais de réduction, 1l ne faut emplover aucun des instruments en platine.
Coupelles en argile. — Les coupelles en argile réfractaire se fabriquent à la main en écrasant une petite boulette d'argile molle entre un pilon en bois de buis ou en ivoire, que l’on à par avance lubréfié d'huile, et un moule, également huilé, sur lequel on a placé une bande mince de papier destinée à faciliter l'extraction de la coupelle. Lorsqu'on a pressé, en faisant tourner le pilon autour de son axe, pour donner à l'argile une épaisseur suffisamment faible et uniforme, on enlève les bavures et, en tirant sur la bande de papier, on fait sortir la coupelle.
Un autre procédé, plus rapide pour faire de petites coupelles en argile réfractaire, consiste à étaler la pâte molle d'argile sur une feuille de papier, à la recouvrir d'une seconde feuille et, tandis qu'elle est encore humide, à découper au moyen d'un emporte-pièce une série pig. 10. de petites rondelles de 8 à 10 millimètres de diamêtre; on les presse un peu avec le doigt pour les rendre légèrement concaves, on laisse sécher et on fait disparaitre le papier par un grillage à l'air au rouge (fie. 10).
Les coupelles sont employées pour soumettre le
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l’action des fondants vitreux; ces derniers, qui sur d’autres supports conservent la forme d’une perle, s'étendent au contraire sur ceux-ci en couches d’une grande surface et mettent ainsi les réactions plus en évidence. Les teintes communi-
quées aux fondants par les oxydes métalliques s'y trouvent malheureusement assez affaiblies.
Tablettes en plâtre. — L'usage de ces tablettes a été recommandé, il y à quelques années, par le D' Haanel (Transactions de la Société royale du Canada), dans le but de faire apparaitre sur un fond blanc la couleur des iodures, qui se verrait mal sur un support en charbon.
Elles sont préparées en faisant, avec du plâtre de Paris et de l’eau, une pâte claire fluide, qui est coulée sur une surface unie, une lame de verre, par exemple, préalablement huilée pour empêcher l’adhérence du plâtre. En cinq minutes, la pâte fait prise et, avant qu'elle soit dure, on la divise avec un canif ou une spatule en tablettes de 10 centimètres sur 3, qu'on retouche au besoin avec les doigts, puis on laisse sécher à l'air et on termine en cuisant dans un fourneau à moufle ou tout autre four où l’on peut chauffer progressivement jusqu'au rouge.
Charbon. — Le charbon est souvent employé comme support à raison des qualités qu'il possède : infusibilité, porosité, inaltérabilité par les métaux et autres substances nuisibles au platine, faible conductibilité pour la chaleur, permettant d’obtenir une température plus élevée, enfin combustibilité, permettant d'accroître encore la température et de produire des effets de réduction, qu'on met en jeu dans un grand nombre de cas.
On. se sert de charbon de bois fait avec des bois légers, comme le pin, le saule, le tilleul, l’aulne, le buis. Le charbon de sapin, sujet à pétiller, doit être rejeté; on devra rejeter également les charbons provenant de bois durs : hêtre, chène, laissant après combustion des cendres ferrugineuses ou manganésifères trop abondantes.
À défaut de bon charbon naturel, on fabrique des prismes semblables avec du poussier de charbon de finesse moyenne, agolutiné au moyen d’amidon; on trouve d’ailleurs aussi dans le commerce ce charbon artificiel.
On fait, dans un mortier en porcelaine, avec une partie d'amidon et six parties d’eau tiède, une pâte homogène, à laquelle on ajoute le charbon par portions successives, en triturant avec le pilon, et ensuite dans les mains, jusqu'à ce que la matière soit ferme, mais encore plastique et homogène; on moule cette pâte en forme de prismes, que l’on fait sécher eraduellement et que l’on calcine en vase couvert jusqu'au rouge sombre. Le moule consiste en un cadre de bois formé de quatre pièces, que l’on réunit au moyen d’une bande de laiton serrée par une vis.
La pâte de charbon y est comprimée au moyen d'une pièce de bois épaisse et entre deux feuilles de papier pour faciliter le démoulage.
Pour certains usages spéciaux, on peut fabriquer des coupelles ou des creusets en charbon, en opérant avec la pâte de charbon à peu près comme nous l'avons dit plus haut pour la pâte d'argile réfractaire.
Le même prisme de charbon peut servir à plusieurs opérations, en ayant soin d'enlever, pour un nouvel essai, les dépôts laissés par l'essai précédent au moyen d’une lime ou d'une râpe.
Tubes de verre. — On se sert fréquemment de petits tubes de verre pour des opérations qui n’exigent pas une température trop élevée, capable de produire le ramollissement et la fusion du verre. Ces tubes sont de petit diamètre et ouverts aux deux extrémités ou fermés à l’une des extrémités et ouverts à l’autre; on les désigne sous les noms de éubes ouverts
et tubes fermés.
Un tube ouvert (fig. 11) peut avoir une longueur de 10 à 20 centimètres et un diamètre de 0,006; il est coudé près de l’une des extrémités sous un angle obtus, ainsi que l'a souvent conseillé Berzélius, et peut ainsi retenir le petit fragment de substance à essayer que l’on v a déposé, la petite branche étant tenue horizontale, tandis que la longue branche est inclinée.
Lorsqu'on chauffe l'essai soit à la flamme libre de la lampe à alcool, soit au moyen du chalumeau dont le dard peut être dirigé dans la petite branche du tube, il se produit un tirage vers la longue branche inclinée; la matière chauffée se grille au contact de l'air sans cesse renouvelé et les produits volatils se dirigent vers la longue branche; les gaz sortent et peuvent être constatés à l'odeur, comme l’anhydride sulfureux, ou par un réactif, comme l’anhvydride carbonique ; dans certains cas, ils attaquent le verre, comme l'acide fluorhydrique; les vapeurs condensables se déposent à l'intérieur du tube, comme l’anhydride arsénieux, etc.
Après avoir servi, le tube peut être coupé au moyen d'un trait de lime au-dessus de la place où l'essai a été chauffé et où il s’est souvent incrusté. On le nettoie, on le coude de nouveau et on le met de côté pour d’autres essais, tant que sa longueur est suffisante. Il peut servir ensuite à la rigueur comme tube fermé.
Les tubes fermés (fig. 12), de 0",004 à 0,006 de dia-
mètre et 7 à 8 centimètres de lon-
/Æ/ gueur, s obtiennent aisément en par-
LA D tant d’un tube ouvert. Un tube de TP longueur double, fondu en son milieu 240 4 par un trait de chalumeau, fournit à ed la fois deux tubes fermés ; mais il faut que l'extrémité fermée ne soit pas trop épaisse, par accumulation du verre fondu, parce que le tube se casserait lorsqu'il serait chauffé brusquement. Pour éviter cet inconvénient, on devra chauffer jusqu'à demi-fusion l'extrémité bouchée, puis souffler
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avec précaution par l'ouverture, de facon que le verre prenne la forme d'une petite sphère présentant partout la même épaisseur.
Les tubes fermés sont généralement employés toutes les fois que l’on veut observer les effets de la chaleur sans intervention de l'air. C'est pour ce motif qu'ils doivent être suffisamment étroits pour empêcher la rentrée de l'air pendant la durée de l'opération. On se sert quelquefois aussi, dans le même but, de petits tubes renflés où matras (fig. 13) lorsque l'opération doit être faite à température peu élevée.
La substance à essayer est introduite en petite quantité au fond du tube soit sous la forme d’un ou de quelques fragments, soit en poudre que l’on fait glisser au moyen d’une petite rigole, formée en pliant en deux une étroite bandelette de papier lisse : on évite ainsi quil reste de la poudre adhérente aux parois. Le tube ou le matras est alors chauffé sur la flamme de l'alcool; on le tient droit ou incliné, mais de préférence dans cette dernière position, surtout si l'effet de la chaleur n'est pas immédiat, parce qu'on évite ainsi l'échauffement des parties supérieures du tube, où pourront s'effectuer les