‹ Traité d'analyse grammaticale, d'analyse logique et de ponctuation [microforme]Chapitre 111 sur 124 · EXERCICES · texte numérisé non relu

EXERCICES

DE DICTÉES, D'ANALYSE GRAMMATICALE, D'ANALYSE LOGIQUE . ET DE PONCTUATIOX.

Ces exercices, qui réunissent un grand nombre de Maticales, devront être étudiés par les élèves et leur étre ensuite donnés en dictées comme concours

Préparatoires à ceux de fin d'année, comme cela se Pratique si avantageusement à l'Ecole-normale Laval,

difficultés sram-

Un Chuadien en France

1. Nous servons l’Angleterre avec fidélité, souveraine a conquis chez nous les sympathies de tous ; il

enfants

Français est recu parmi nous comme un frèr sens 101 au milieu de ma famille. 5. Vive la France ! (Discours prononcé à D Ecole normale de C

Toute idée de prendre isolément la belle mais insouciante race des sauvages de l’Améri ue, à quel é :

mpossible, Le sauvage pur sang n’abandonnerait pas son heureuse insou.

ciance, sa vie contemplative, son existence au sein de ln ysique, qui en est le mauvais contingent, pour habiter un Palais à charge des contraintes

a société, des inquiétudes d'une richesse reln

tive. Qu'on dise ce qu'on voudra, qu'on bâtisse des théories, qu’on fasse des tentatives, l'expérience de trois siècles est là pour renverser toutes les espérances.

Les contrées de l'Amérique du Sud sont les seules où la race indigène ait été amenée partiellement à l'état de civilisation, et cela ne s’est opéré que sous l'influence du catholicisme et par le mélange du sang indien au sang européen ; nulle peuplade indigène du continent américain n’est devenue agricole en conservant la pureté de sa race, voilà le fait tel qu’il existe aujourd’hui. is les sauvages, qui repoussent notre manière de vivre, nos arts, notre industrie, ne repoussent pas le christianisme, quand il leur est prêché par des hommes d’abnégation, de dévoue. ment et de hautes vertus, et deviennent même les plus parfaits chrétiens quand les égouts de la civilisation ne vont pas jusqu’à eux; témoin l’admirable tribu des Montagnais du Bas Canada, que les missionnaires catho. liques ont arrachés aux vices de l'état sauvage et paien d’un côté, et à l’ivrognerie et autres crimes de l’état mi. sauvage, mi-civilisé de l’autre côté.

Nous croyons donc qu’un seul système est possible pour le bonheur des sauvages : celui de les christianiser d’abord en accordant aux missionnaires, non pas de grosses subventions, mais simplement les moyens de transport et d’une existence de pauvreté, parce que cette œuvre de la conversion des sauvages doit être une œuvre de pur dévouement ; et l'apôtre qui en est chargé, doit à l’abord dire adieu à toutes les jouissances de la terre, laisser famille, pays, amis, tout pour n'attendre de récompense que d’en-haut. Nous disons donc : enrôlez d’abord les sauvages sous l’étendard de la croix, tout en les laissant un peuple nomade de chasseurs, mais en veillant à la

légitimité et à l’honorabilité des échanges entre eux et les

traiteurs : puis tâchez petit à petit, par des expériences successives, et bornéos quant au nombre des sujets, de les amener non pas à la vie sédentaire du cultivateur, non pas au travail constant des champs ou de l’usine, mais à la vie quasi-nomade de peuples pasteurs.

Ce serait quelque chose de vraiment grand que d'orga. niser ces malheureux restes d’une fière et noble race en tribus pastorales ct patriarcales de bergers, au sein de ces immenses plaines de l'intérieur. Pour ceux-mêmes qui ne vivent que des choses du négoce, qui n’apprécient que ce qui rapporte promptement, directement et à soi,

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il y aurait là de quoi satisfaire, puisque les produits divers des immenses cheptels que pourraient former ces peuples, offriraient au commerce et à l'industrie des ressources dont il est facile de se former une idée, (Ærtraits d'arti cles sur la Confid'ration.)

De, J..C, Tacuf

Le roi et 1e pauvre

T. Il ÿ avait déja quelques années qu’un jeune prince était monté sur le trône de ses gieux. 2. Jusque-/à, quels qu'eussent êté les sages conseils de quelques anciens serviteurs de sa

famille, il s'était Livré àla dissipation. 3, Car, tout dissolus que sont les courtisans, ils ont toujours accès auprès d'un roi dont ils flattent avec art /es faiblesses, les passions, Les vices même. 4, Un jour, la tête tout échauffée de nombreuses libations, il chantait ces paroles au milieu d’un festin : ‘J'ai joui des moments assés ; je jouis des moments qui passent, et, quels qu’ils doivent être, je vois sans inquiétude les moments que me réserve l'avenir.” 5, Un Pauvre,assis sous une des fenétres de la salle, ayant entendu le roi, lui cria : “Si tu es sans inquiétude sur tes jours, quelque exposés qu'un homme sage les trouve, n’as.tu donc Jamais pensé à notre sort, @ nous autres p

entr'ouverte, regarda quelques moments le pauvre, et, s1ne lui fit donner une somme très.considérable, &ix

mille deux cent sequins, dit-on.

estin avec ses courtisans, le roi réfléchit. 2. Il se demanda si, depuis son avénement, il avait fait quelque chose d'utile ou même de sensé: il reconnut bientôt que sa conduite avait êté tout opposée à ses devoirs, et qu'il n'avait rencontré personne de désintéresse Daïmi ses courtisans, 3, Il eut honte de lui-même ; et, quelque attaché quil füt à ses anciennes habitudes, il rom. pitavec elles sur-le-champ, 4, Ii prit aussi lui-même les rênes du gouvernement, qu'il avait toujours abandonnés à des favoris, à des gens sans aveu, qui s'étaient montrés indignes de sa confiance, 5. Bientôt l'ordre et l'abondance même

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reparurent dans ses Etats, qui devinrent aussi florissants qu'ils avaient été malheureux auparavant.

1. Le pauvre, enrichi dans un moment de générosité, et dont les paroies avaient eu un si heureux résultat, ne prolita point de son bonheur. 2, 11 vécut dans toutes sortes de désordres. 3, Un jour, le roi ie revit à la porte de son palais.

4, Il était tout couvert de lambeaux, et revenait demander

l’aumône. 5, Le roi, le montrant à un des sages de sa cour, lui dit : ‘Vois le fruit de mes bienfaits. 6. Pourquoi ont. -ils été une source de vices et de misère pour cet homme ? ’ 1.—‘f Prince, répondit le sage, c'est que tu as donn' à la pauvreté ce que tu ne devais qu'au travail.

Prise de Jérusalem par Saladin

1. Une seule journée avait enlevé au royaume de Jérusa. lem son chef et ses défenseurs Les plus intrépides ; une reine tout en pleurs, les enfants de ceux qui avaient expiré à la bataille de Tibériade, et quelques soldats fugitifs, étaient es derniers et seuls gardiens du saint sépulcre. 2. Devancé par la terreur qu’avaient inspirée ses victoires, Saladin se présenta bientôt sous les murs de cette capitale, dont les habitants n’espéraient plus que dans la miséricorde de Dieu, et dans celle du vainqueur. 3. J7 fit venir les principaux de la ville, et leurdit: ‘ Je crois, comme vous, ‘‘ que Jérusalem est la maison de Dieu, et jen’en veux point ‘{ profaner {a sainteté par l’effusion du sang : abandonnez ‘ ces murs, et je vous livrerai une partie de mes trésors.” 4,—t Nous ne pouvons, répondirent-ils, vous céder une ville ‘ où notre Dieu est mort; nous pouvons encore moins ‘vous la vendre.” 5, Le sultan jura alors sur l’Alcoran qu’il ne s'empbarerait de la ville qu’à force ouverte. 6. Le siége fut donc commencé, et poussé avec vigueur, 7. Mais les kabitants peu nombreux de Jérusalem n'avaient que des prières et des supplications à opposer à la fureur des assiégeants. 8, Ceux mêmes qui avaient répondu à Saladin avec quelque fierté ne songèrent plus qu'à implorer son indulgence, 9, Mais Saladin se rappela son serment, et se montra inexorable.

1, Un jour qu'ils le suppliaient plus vivement de se lais. ser loucher, se tournant vers la place et leur montrant ses étendards flottant sur les murailles : ‘Comment voulez.

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