‹ Traité d'analyse grammaticale, d'analyse logique et de ponctuation [microforme]Chapitre 112 sur 124 · Je, YOUs · texte numérisé non relu

Je, YOUs

1. Un delles, e coups de inutile. 3 vain aus l’usurpat assauts 8 chaque h et le trot prison,

si florissants

générosité, et ultat, ne projules sortes de de son palais.

nait demander es de sa cour, Pourquoi ont.

et homme ?

as donné à la

adin

Le de Jérusa.

lrépides ; une avaient expiré lats fugitifs, int sépulcre.

ses victoires, celte capitale, , miséricorde fit venir les comme vous, en veux point

abandonne nes trésors.’ éder une ville ncore moins ur l’Alcoran uverte. 6. Le eur, 7. Mais aient que des

fureur des u à Saladin implorer son rment, et se

it de se lais.

montrant ses rent voulez-

ET DE PONCTUATION, 101 “ vous, leur dit-il, qe j'accorde des conditions pour une ‘* ville prise ?‘’ 2, Cependant les Sarrasins furent repoussés ; et le sultan, craignant le désespoir des assis és, fit assem. bler les docteurs de la loi, se dégager du ser d'assaut, 3, Lesi

. Saladin accorda la vie aux habitants, et, après quatorze jours et demi de siége, il entra en triomphe

dans Jérusalem, 5. 11 trainait après Jui ce Gui de Lusignan, qui revenait captif dans une ville où il avait été roi; vingt mille guerriers, faits prisonniers à Tibériade, et conduits à, la suite du vainqueur, revirent en Dleurant ces murs que leur courage n'avait pu défendre. 6, C’est ainsi que Jérusalem, qui avait été conquise quatre-vingt-quatre ans auparuvant, et qui avait coûté tant de sang à l’Europe, tomba au pouvoir des infidèles.

Le moinenu france et l’hirondelle

1, Une foule de gens plus déraisonnables q sén£ à tort que les animaux sont dépourvus de toute intelli. sence. 2, Il y & sans doute un immense abîimeentre l'instinct que décèlent certains actes, et les qualités Supérieures qui Placeront toujours l'homme au premier degré de l'échelle des êtres animés. 3, Je ne brélends pas non plus que vous assoctiez dans votre esprit, sans les séparer jamais, l'instinct et l'intelligence. 4, Mais je faits que racontent, dans plus d’un endroit, des naturalistes célèbres et dignes d'être crus.

1. Je citerai seulement, en les abrégeant, deux traits qui VOUS r'écréeront, tout en VOUS forçant à réHéchir,

. Un moineau franc s'était emparé du nid de deux hiron. delles, et occupait, 2, Rien n'avait pu l’en faire déloger ; coups de bec, menaces et mauvais trailements, tout avait été inutile. 8. Une troupe d’hirondelles étaient aussi venues en vain au secours du couple déposséde, et sans succès harcelaient l’usurpateur, 4, Tout à Coup la hange ; les

endus, le siége est converti en blocus, et chaque hirondelle enfonçant sa becquée de mortier, le nid et le trou se trouvent en peu d'instants murés comme une

102 EXEROICES D'ANALYSE

t, Solon Linnée, naturaliste distingué, ect exemple n'est pas raro; ot, si cela n’arrivo pas toujours ainsi, c’est une preuve de plus que, dans un pareil cas, l'instinct quo diploient ces animaux n'est pas seulement accidentel.

1. Uneautre hirondelle s'était pris ln patte dans les nœuds coulants d’une ficelle, dont l'autre bout tenait & une gouttière du collige des Quatre- Nations. 2, A ses cris, PARUS milliers d'hirondelles étaient arrivrs. 3. Après uno ongue hésitation et une espèce de conseil tumultueuso. mont ent, une d'elles parut ouvrir un avis, s'agita dans toutes les directions, comme pour faire comprendre nux autres le *’,oyen de délivrer leur compagne infortunce ; puis on commença l'exécution, 4, On fit place : futes vinrent, chacune à son tour, comme à une course de bague, donner en passant un coup de bec à la ficelle, 5. Les coups se succtdaient de seconde on seconde. 6. Une demi-heure de ce travail suftit pour mettre la captive en liberté,

Eécureuil

1. Les écureuils sont de jolis petits animaux qui ne sont qu'à demi suuvages, ot qui, par leur gentillesse, par l'innoconce même de leurs mœurs, mrriteratent d'être épargnés. 2. Ils sont propres, lestes, vifs, très-ulertes, très-cveillis, très. industrieux ; ils ont les yeux ple'ns de fu, la physionomioe fine, et l’ouio très-délite. 3, Leur corps, nerveux et élégant, cst encore paré par une belle queue en forme de panache, qu'ils relèvent jusque par-dessus leur tête, 4, Les poils de lour dos sont rouge brun ; ceux des parties antérieures de leur corps sont souvent jaune foncé; on a même vu certains indi. vidus réunir plusieurs nuances, et être à la fois brun row et châlains. 5, Ils ont dans la voix des notes aigres douces, pis has encore quo celles de la fouine,

es écureuils sont, pour ainsi dire, moins quadrupèdes

que lesautres; en effet, ils sont presque toujours en l'air, approchant des oiseaux par la légèreté de tous les mouve: ments possibles, demeurant comme eux sur la cime des arbres, et parourant des forêts en sautant de branche en branche avec une prestesse et une rapidité elle, qu’on a de la peine à s'imaginer qu'ils a ed 3, L'écurouil ne fréquente pas même les grandes propriétés qu'on rencontre proche des habitations ; il no reste pas non plus

dans géné Il cri faut 80 8OI de vo LEE pied ( auge cuit piods, ei arbre, ina gns qu'on do la 1 le Jon Pepins, fort soleil, et man trable d’un a coureu iné/ent, ensuite ditéàc l'anqui:

1, Qu chagrin de la te bienfais nous ra

1, En uno dise fussent 1 riez vou de pauvt Un soir,

vémple n'est Ï, C'est une istinct quo dentel.

6e dans leu ut tenait « . À ses cris, , Après uno muitueuso:.

agita dans ‘endre nux tunée ; puis ss vinrent, ue, donner coups 4° jeure de ce

jui ne sont par l'inno- D épargnés, eillis, très.

1ysionomie etélégant, e panache, oils de leur res de leur rtains indi.

brun roux n'es douces,

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rs on l'air, les mouve:

cime des branche en u’on & de s'écurouil qu'on rennon plus

dans les taillis, s'ils sont clair.semis ; on no le trouve, en godes u6 sur les vieux arbres des plus belles futuios, 3,

l craint l’eau peut.ôtre encore plus quo la terre ; ot, s'il faut s’on rapporter aux Oui-dire, pour passer un ruisseau il so sort d’une écorce pour navire, et de sn queue en guise de voile et de gouvernail,

l. Si, dans l'intention do son comparer, on touche nu bien de l'arbre sur lequel il repose, il sort de en petite auge Avec une rapidité inexprimable, et tranche la difH. culté nef, en sautant sur l'arbre le plus voisin, fatil à six piods,

l. L'écureuil forme pendant l'été, dans les fentes d'un arbre, bien dissimulies et toujours hors de portée, des inagnsins de provisions plus ronsidérables et plus recherchies queen ne saurait le croire, 2, Des amandes, des noisottes de la farine et du gland toujours bien conserris, constituent le fonde de ces réserves, 3, 11 ne s’y trouve pas de fruits

Pepins, ni d'anfs d'oiseaux, 4, Con Magasins ne sont jamais fort éloignés de son domicile, où il reste, le jour, à l'abri du soleil, et d'où il sort, le soir, pour s'exercer, jouer, courir ct manger, 5, Ce domicile est propre, chaud, et impéns. trable à la pluie; c’est ordinairement sur l'enfourchure

d’un arbre qu'il est établi avec une rare habileté, 6. Les éoureuils commencent par transporter des bâchettes, qu'ils Mélent, qu'ils entrelacent avec de la mousse ; ils la serrent ensuite, la foutent, ot donnent assez de capacité et de soli. dité à cet ouvrage, arrangé en forme de cône, pour y étre tranquilles, à l'aise et en sûreté avec lours petits,

ne one ane

Le magistrat ct le Voleur

1, Quoi qu'en aient dit certains moralistes à l'humour chagrine, loute charité, {oute bonté n’est pas encoro bannie de la terre, #moin plusieurs actes d'une générosité, d'une bienfaisance admirable, que nos historiens se sont plu à nous rapporter, et parmi esquels j'ai chotst celui-ci,

1. En mil six cent soixante.deux, Paris fut on proie & uno disette, à une famine horrible, queique émpressés que fussent les soins du gouvernement alors, Vous ne suu. riez vous faire une idée des lourments et des angoisses que de pauvres pères de famille ht éprouvis à cette 6 oque, 5, Un soir, le vingt-quatre ou le vingt-cinq du mois ‘août, un

magistrat revenait, suivi déson domestique, d'une promenade que son médecin lui avait conseillé de faire chaque jour, pour rétablir sa santé, qu'avait altérée une longue maladie. +, Un homme l’aborde ‘a pistolet à {a main, et lui demande la bourse ou {a vie. 5. ‘Cette demande et cette menace, lui dit le magistrat, vous les eussiez certainement mieux adressces à toute autre personne ; ce n'est, certes, pas moi qui vous rendrai plus riche. 6. Voilà les trois seuls écus que j'aie ; je n’en ai pas emporté davantage; prenez, je vous les abandonne. ’’

1. Le voleur paraît se contenter de cette somme, foule mince qu’elle éfait, et se retire aussitôt. 2. “Suis cet homme, dit le magistrat & son domesti ue, observe bien les rues qu’il aura jugé à propos de prendre, et ne manque pas de venir me rendre compte des remarques que tu auras pu faire.” 3. Après trois ou quatre rues obscures rapidement traversées, le voleur entre chez un boulanger, achète des pains qu’il & vus exposts en vente, et paye avec un des écus qu'il a volés. 4, À uelques pas de la, il entre dans une sombre et tortueuse aée, monte au quatrième ou au cinquième étage, jette les pains au milieu de la chambre, et, tout en larmes, dit à sa femme et à sesenfants : “ Vous ne sauriez croire les sacrifices que ces pains m'ont coûtés ; si j'avais eu dix mille francs, et qu'ils me les eussent coûtr, Je les aurais payés beaucoup moins cher. 5, Rassasiez-vous . en, et ne me tourmentez plus. Je souffre mille marlyres ; non, il n’y a pas de martyr qui ait souffert autant que moi. 6. Un de ces jours, je serai pendu, et vous en serez cause.? T. Sa femme, toute triste, tout éplorée, s'efforce de l’apaiser,

et distribue du pain à ses quatre enfants exténucs et mourants ” de faim.

1. Informé de ces détails, qu'il n'avait pas écoutés säns ‘motion, le magistrat, au lieu de livrer ce malheureux à lu rigueur des lois, va prendre, le lendemain, des renseignements sur lui, 2, 11 apprend que c’est un brave et honnéte homme, mais qu’il est chargé d’une nombreuse famille, et si pauvre, qu’on ne peut l'être davantage. 3, Il se dirige vers la demeure du malheureux, 4! monte, et frappe à la porte ; On ouvre : une fêmme à demi morte de privations et de misère, des enfants nu-bras, nu-jambes, gémissant, pleurant, voilà le spectacle qui s'offre à ses yeux. 4, Au mèêmo instant, le voleur reconnait celui qu’il q dépouillé la veille, 5. Il se jette à ses pieds, et lui demande grâce, G, ‘Point de bruit, lui répond le magistrat; je ne viens pas

acc vail a la pas

veuf incu l’api vent trat eux, convy repr augu paro de la Vous prévec heur rable

voule indig par q pullu

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