L OBSERVATIONS PRÉLIMINAIRES
Les mots analyse logique” viennent de deux mots
grecs, qui signifient littéralement décomposition de la pensée.
On exprime une pensée ou un jugement en comparant deux idées ; chaque idée est représentée par un mot. Les divers mots de la langue française peuvent représenter des idées différentes : les uns désignent des êtres, les autres des qualités; ceux-ci marquent l'affirmation, ceux-là établissent des rapports ou des liaisons avec les autres mots, etc,
Quand on prononce un mot, on exprime une idée.
Quand on exprime une pensée de vive voix ou par écrit, on énonce une proposition.
Si l’on exprime plusieurs pensées, en énonçant plusieurs
propositions qui se rapportent entre elles, on a ce que l'on appelle une phrase,
Si l'on dit : Dieu,—on exprime une luée,
Si l'on dit : Dieu est bon, —on exprime une Prxsén.
Si l'on dit : Dieu est bon, car il pardonne ; mais il veut que nous nous repentions,—-on énance une PHRASE,
Dans une phrase il y a autant de propositions que de verbes à un mode personnel, exprimés où nécessairement sous-entendus,
Pour former une proposition, il faut trois parties essentielles, qui sont : le get, Le verbe et l'attribut.
Le sujet c'est l’idée L'attribi Le verbe nière d’êti Le sujet pronom, o Le verbe combiné a appelle ve suis lisant.
L'attribr ticipe prés ou par un
simples, lo
posés, lors
Outre ce trième qui l’attribut :
dérer com
Le comp pléments, bial, le dir.
Le comp par un non un adjectif commence conjonctioi
Le comp par un adj
Le comp par un adv.
Le comp] aux verbes
Le comp joignent au par. (1)
(x) Il arrive par une P'é un complémen saire au sens
x mots 1 pensée, iparant Ot, Les ter des autres ceux-là
autres
r écrit,
usieurs ue l'on
TOR il veut
ue de ‘ement
essen-
Le sujet logique est le même que le sujet yrammatical : c'est l’idée principale d'une proposition.
L'attribut est la qualité ou la manière d'être du su jet.
Le verbe exprime l'existence de la qualité ‘ou de la ma. nière d’être du sujet.
Le sujet peut être exprimé ou par un nom, ou par un pronom, ou par un infinitif. k 3
Le verbe est toujours étre, soit sous sa forme simple, soit combiné avec le participe présent, pour former ce qu'on appelle verbe.atfributif, comme dans je lis, qui est pour je suis lisant.
L'attribut est exprimé ou par un adjectif, ou par un par-ticipe présent ou passé, ou par un nom, ou par un prono, ou par un infinitif. Le sujet et l’attribut sont appelés simples, lorsqu'ils sont exprimés par un seul mot, et com. posés, lorsqu'ils sont exprimés par plusieurs mots,
Outre ces trois parties constitutives, il en est uno quatrième qui complète l'idée exprimée par. le sujét ou piu l’attribut : c'est le complément, que l’on pourrait consi.
dérer comme partie intégrante du sujet ou de l'attribut.
Le complément peut se subdiviser en six sortes de compléments, qui sont : le délerminatif, le qualificatif, l'adver. bial, le direct, l’indirect et le circonstanciel.
Le complément déterminatif est celui qui est représenté par un nom ou un pronom précédé d’une préposition, par un adjectif déterminatif, ou par un membre de phrase qui commence par un pronom relatif et quelquefois par une conjonction.
Le complément qualificatif est celüi qui est représenté par un adjectif qualificatif, ou un nom pris adjectivement,
Le complément adverbial est celui qui est représenté par un adverbe ou une expression adverbiale,
Le complément direct est formé des mots qui se joignent aux verbes sans l'intermédiaire d’une préposition.
Le complément indirect est formé des mots qui se joignent aux verbes au moyen d'une des prépositions à, de, par. (1)
(1) I arrive coca qu'un nom ou un pronom, joint au verbe s
par une préposition autre que à, de, fur, doit être considéré comme un complément indirect, C'est lorsque ce nom ou ce pronom est nécessaire au sens du verbe et qu'il est le terme où aboutit nécessairement
Le complément circonstanciel est celui qui exprime une circonstance de temps, de lieu, de manière, da matière, de but, de cause, d’instrument, d'âge, de moyer;, de partie, do distance, de prix, de mesure, &c.
L'article et la conjonction sont les seuls mots qui ne soient pas compléments.
Lessque le sujet et l'attribut sont sans complément, on dit qu'ils sont incomplexes, et s’ils ont un complément, on les dit complexes.
Il y a trois sortes de propositions : La roposition principale, la proposition incidente et la proposition subordonnée.
La proposition principale est celle qui ne dépend d'aucune autre proposition, et qui a souvent par elle-même un sens complet. Si dans une phrase il y a plusieurs propositions de cette espèce, la première est appelée principale. absolue, et les autres principales relatives.
La proposition incidente est celle qui dépend d'une autre proposition, et qui n’en modifie qu'une partie, soit le sujet, soit l’attribut, soit un complément : elle peut être déterminative ou explicative ; déterminative, sion ne peut la supprimer, et (ep ane, si on peut la supprimer sans nuire au sens de la phrase. 6
La proposition subordonnée est celle qui dépend d’une autre proposition, et qui en modifie tout le sens,
La proposition, considérée sous le rapport de ses parties constitutives, est pleine, elliptique ou implicite.
La proposition est pleine, lorsque toutes les parties con: stitutives en sont exprimées, telles que le sujet, le verbe, l’attribut, ainsi que les compléments qu'exigent le sujet ou l’attribut.. 4
La proposition est eZliptique, lorsqu'il y a quelques mots de sous-entendus dans une proposition, lesquels devraient ligurer comme sujet, verbe, attribut, ou complément.
ns
l'action, IX, : Comptes SUR l'aide de Dieu,— Compare: AVEC colle du péeher, Dans ces deux propositions, chaque verbe doit son sens particulier à la préposition qui le suit ; par conséquent, cette préposition, quelle qu'elle soit, amène un coMplitent indirect, et non point un complément circonstanciel, comme cela aurait lieu par exemple dans les propositions suivantes : Les bergers comptent SUR leurs doigts, -—Juge:, comparez AVEC soir, (POITÉ VIN.)
li vie du juste
La propo lo sujet, le parties y 8 ment, &C,
Quant au sidèrent co:
ne leur don servent qu’.
La propo inlerrogative tion, la nég:
S’il se pre ou quelque une forme g valeur de 1a
Reconnail phrase, dire nommer les sujet, le verb