‹ Traité d'analyse zoochimique qualitative et quantitative; guide pratique pour les recherches physiologiques et cliniques à l'usage des médecins, des pharmaciens, des chimistes et des étudiants, [electronic resource]Chapitre 131 sur 340 · Phosphate durée, CaH*Az20s,5H0,Ph · texte numérisé non relu

Phosphate durée, CaH*Az20s,5H0,Ph

— Il forme de gros cristaux rhombiques, brillants, très-facilement solubles, et on l’obtient en évaporant à cristallisation des solutions mélangées d’acide pliosphorique et d’urée, ainsi qu’en évaporant de l’urine de porc.

Enfin nous mentionnerons encore, parmi les combinaisons de l’urée, le chlorure de sodium et d’urée.

5. Le chlorure de sodium et d’urce , C2I1 VA z202 , NaC 1 +2110, se sépare en prismes rhombiques brillants, lorsqu’on évapore des solutions d’urée et de sel marin. Cette combinaison se sépare quelquefois, à l’état cristallin, lorsqu’on évapore de l’urine humaine.

Préparation de l'urée avec l'urine. — Avec un mélange de 2 parties de baryte caustique, et de 1 partie d’azotate de baryte, on précipite complète^ ment les acides pliosphorique et sulfurique contenus dans l’iiriiie, on filtre* on évapore, on épuise le résidu par l’alcool absolu, et on laisse cristalliser. Si les cristaux sont encore colorés, on les purifie par le charbon animal.

Recherche. — On se base toujours, pour la recherche de l’urée dans les substances animales, sur la préparation de son azotate ou de son oxalate. Si la quantité de l’urée contenue dans la substance est suffisante, non-seulement pour préparer les combinaisons mentionnées précédemment, mais encore pour étudier leurs propriétés, et même pour en extraire l’urée pure, la détermination n’offre pas de grandes difficultés. S’il s’agit, au contraire, de la recherche de très-petites quantités d’urée, comme c’est l’ordinaire lorsqu’on opère sur le sang normal, et, en général, sur le sang pathologique (la quantité de l’urée ne devient considérable dans le sang, qu’après 1 extirpation des reins), et plus encore quand on a affaire à des sécrétions ou .i des excrétions (bile, salive, sueur, exsudations, etc.), l’opération est beaucoup plus difficile, et il est très-facile de tomber dans l’erreur.

COMPOSITION DES COUPS

Hecherche de l’urée dans le sang et dans d'autres liquides séreux. — Le

volume d’alcool, qui précipite les matières albuminoïdes. Le liquide filtré est évaporé au bain-marie, et le résidu épuisé par l’alcool absolu. L’extrait alcoolique est évaporé sur un verre de montre, et, s’il se sépare encore des matières étrangères, on épuise de nouveau par l’alcool absolu ; on évapore sur le verre de montre presque à siccité, on reprend le résidu par l’eau, et l’on précipite la solution aqueuse par l’eau de liante (afin d’éliminer les phosphates). On filtre, on enlève du liquide filtré la baryte en excès en y faisant passer un courant d’acide carbonique et portant à l’ébullition, on filtre de nouveau et l’on évapore au bain-marie le liquide filtré à consistance sirupeuse. Le résidu est partagé, si c’est possible, en trois parties, ou au moins en deux. On mélange une de ces parties avec de l’acide azotique, et on refroidit fortement. Si la quantité de l’urée n’est pas trop faible, on voit à l’œil nu se produire une cristallisation d’azotate d’urée, dans le cas contraire, il faut se servir du microscope. On dépose une goutte du liquide sur le porte-objet, et on laisse évaporer un peu ; si même il n y a qu une trace d’urée, au bout de peu de temps on verra se former les cristallisations caractéristiques de l'azotate d’urée. On traite la deuxième portion de la solution aqueuse de la matière par l’acide oxalique, d’abord à 1 œil nu, et

ensuite au microscope. .

On peut aussi coaguler les matières albuminoïdes du sérum sanguin et des liquides séreux en les faisant bouillir avec un peu d’acide acétique, après les avoir étendus d’eau, puis évaporer le liquide filtré, epuiser par

l’alcool absolu, et procéder ensuite comme plus haut. .

Dans la recherche de l’urée dans le sang ou dans d autres liquu es se-

n 'i ?• 1 An nmetmiv ri û

sang fraîchement extrait des vaisseaux, ou bien le sérum du sang coagulé (en aussi grande quantité que possible), est mélangé avec 3 ou 4 fois son

il est de la plus grande importance d 'étudier avec soin les cristaux de ate d’urée, et, toutes les fois que cela est possible, de dissoudre un peu ri st aux et de les essayer avec l’azotate de bioxyde de mercure. Dans

XANTHINE.

l’essai microscopique, on peut aussi mélanger sur le porte-objet une goutte de la solution aqueuse concentrée avec de l’acide azotique et laisser évaporer.

XANTHINE.

Composition centésimale : carbone 59.47, hydrogène 2.03, azote 56.84, oxygène 21.00.

Formule : C10H«Az40*.

État naturel : C’est un élément de certains calculs urinaires rares; on la trouve en petite quantité dans l’urine et dansutrgrand nombre d’organes glandulaires, dans le cerveau, dans la chair des mammifères et des poissons.

La xanthine pure forme une masse dure, jaune pâle, qui par le frottement acquiert le brillant de la cire. Lorsqu’on la chauffe, elle se décompose sans fondre. Elle est à peine soluble dans l’eau froide, soluble dans l’eau bouillante quoique difficilement; elle est pour ainsi dire insoluble dans l’alcool et dans l’éther. Les solutions aqueuses évaporées laissent la xanthine sous forme d’une pellicule feuilletée.

1. La xanthine se dissout à chaud dans Y acide azotique sans dégagement gazeux; si l’on évapore la dissolution, il reste un résidu jaune, que la potasse colore en rouge jaune, mais qui à chaud prend une couleur violet rouge.

2. La xanthine se dissout dans l’acide sulfurique et dans Y acide chlorhydrique, mais sa solution est plus difficile dans ce dernier. La solution dans l’acide chlorhydrique concentré préparée à l’ébullition dépose par le refroidissement des cristaux microscopiques de chlorhydrate de xanthine (tables hexagonales, ou masses globuleuses, fig. 08). La xanthine est également

Fig. 68. - Chlorydrate de xanthine. Fig. 69. — Azotate de xanthine.

soluble dans les alcalis, mais elle est précipitée de ces dissolutions par les acides.

5. La solution de sublimé produit un précipité blanc dans les solutions aqueuses de xanthine saturées à froid, l’acétate de cuivre ne précipite pas les solutions aqueuses de xanthine; mais si l’on fait bouillir le liquide, il se sépare des flocons vert-pomme.

A. Le chlorure de zinc , le chlorure de cadmium et Y acétate de plomb précipitent une solution ammoniacale de xanthine.

‘214 COMPOSITION DES CORPS

5. l'azotate d'argent y produit également un précipité gélatineux, insoluble dans l’ammoniaque et qui est une combinaison de xanthine et d’oxyde d’argent.

G. Dans la solution azotique de la xanthine ( azotate (le xanthine , fig. G9),

Y azotate d’argent donne naissance à un précipité floconneux d 'azotate d’argent et de xanthine. Ce précipité se dissout à l’ébullition, mais il se précipite peu à peu de la dissolution. Lorsqu’il s’est séparé sous l’influence d’un refroidissement rapide, il se présente au microscope sous forme de trèsfines aiguilles cristallines, mais s’il s’est déposé lentement il forme des amas de cristaux analogues à la vavellite (fig. 70).

L’azotate d’argent et de xanthine se-décompose lorsqu’on le traite par l’eau.

Recherche. — La détermination de la xanthine dans les calculs urinaires offre d’autant moins de difficultés que ces produits extrêmement rares se composent généralement exclusivement de xanthine. On dissout le calcul dans une lessive de potasse, on précipite la xanthine de la solution potassique par l’acide chlorhydrique, et l’on essaye le précipité obtenu comme il a été dit précédemment. Si au contraire la xanthine doit être recherchée dans Y urine, il faut opérer sur de très-grandes quantités de ce liquide (au moins 100 litres), parce que l’urine normale ne renferme que très-peu de ce corps. On procède alors comme il suit :

L’urine est évaporée au sixième ou au huitième de son volume primitif et précipitée par Y eau de baryte. Le précipité de sulfate et de phosphate de baryte est jeté sur un filtre, et le liquide est évaporé jusqu’à cristallisation des sels; ceux-ci sont enlevés. On étend fortement l’eau mère avec de l’eau, on ajoute une solution d 'acétate de cuivre et l’on chauffe à l’ébullition. Il se forme promptement un précipité brun sale ; lorsque celui n’augmente plus, on le lave avec de l’eau froide. On le dissout ensuite dans Y acide azotique chaud et l’on précipite la dissolution par Y azotate d' argent. On porte le précipité sur un filtre, on le lave avec de l’eau, on le dissout dans l’acide azotique bouillant étendu, on filtre pour enlever les flocons de chlorure d’argent qui peuvent rester et l’on abandonne le liquide filtré à cristallisation. Lorsque la combinaison d’argent s’est séparée, on la fait digérer avec une solution ammoniacale d'argent, afin d’éliminer l’acide azotique libre, on la suspend ensuite dans l’eau, on chauffe à l’ébullition et on fait passer un courant d hydrogène sulfuré. Après concentration, le liquide dépose des flocons de xanthine impure et peu à peu la totalité de celte substance se sépare. Pour la purifier on la dissout dans l’acide chlorhydrique concentré, on décolore par le charbon animal, on évapore à sec le liquide filtré, on volalise à plusieurs reprises de l’ammoniaque sur le résidu, on élimine par l’eau le chlorure d’ammonium formé, et 1 on obtient ainsi de la

Fig. 70. — Azotate d’argent et de xanthine.

HYPOXANTHINE.

xantliine pure ( Neubauev^j . Avec oOO kilogrammes d mine IScubauei a obtenu de celte façon 1 gramme de xantliine.

On indiquera ultérieurement comment on extrait la xantliine des liquides parenchymateux, des muscles, des différentes glandes, etc.

HYPOXANTHINE OU SARKI.NE.

Composition centésimale: carbone 44.257, hydrogène 3.219, azote 40.820, oxygène 11.704.

Formule: C«>H*Az402.

État naturel : L’hypoxanthine se trouve dans la chair et dans le muscle du cœur de différents animaux, dans différentes glandes, le foie, la rate, le pancréas, le thymus, dans le cerveau (?), dans le foie humain notamment lorsqu’il est atteint d’atrophie jaune.

Elle se présente en aiguilles microscopiques incolores, par refroidissement des solutions préparées à l’ébullition elle se dépose sous forme de flocons blancs; par une évaporation rapide elle reste sous forme d’écailles feuilletées. Elle offre beaucoup d’analogie avec la xantliine. Elle se décompose lorsqu’on la chauffe au-dessus de 150°. Elle est difficilement soluble dans l’eau froide, plus facilement dans l’eau bouillante, peu soluble dans l’alcool.

1. L’hypoxanthine se dissout dans les acides et les alcalis sans décomposition. Elle est précipitée de ses dissolutions alcalines par Y acide carbonique et Y acide acétique.

2. Si à une solution ammoniacale d’hypoxanthine on ajoute de Y azotate d'argent , une combinaison d’hypoxanthine et d’oxyde d’argent se sépare sous forme d’un précipité incolore et gélatineux; celui-ci est insoluble dans l’eau et l’ammoniaque en excès, mais soluble dans l’acide azotique bouillant, quoique difficilement; si l’on filtre cette solution bouillante, il se sépare aussitôt après le refroidissement un sédiment blanc cristallin d’asotate d'argent et d’hypoxanthine , qui au microscope se présente sous forme de longs prismes en partie isolés, comme le montre la moitié gauche de la figure 71. Si au contraire on laisse évaporer lentement la solution sur un verre de montre, par exemple, il se produit de gros cristaux fusiformes souvent groupés en étoile (fig. 71, moitié droite).

(Sur celte réaction est ba>ée la séparation de l’hvpoxanthine d’avec la xantliine, parce que la combinaison argentique de cette der-

Fij. 71. — Azotate d'argent et d’hypoxanthine.

COMPOSITION DES COUPS

nièce est beaucoup plus soluble dans l’acide azotique ; l’azotate de xanthine et d’argent ne se sépare qu’avec une extrême lenteur, quelquefois même au bout de plusieurs jours seulement.)

3. L’hypoxanthine se combine avec V acide chlorhydrique et V acide azotique, avec lesquels elle donne des sels très-facilement cristallisables

moniaque se colore en rouge. Cette réaction est caractéristique (H. Weidel).

Par une longue ébullition avec de l’acide azotique X hypoxanthine se transforme en xanthine.

Les autres réactions ressemblent beaucoup à celles de la xanthine.

Recherche. — Elle repose sur la préparation de l’hypoxanthine à l’état pur et sur l’étude comparée de ses propriétés. Pour extraire l’hypoxanthine et la xanthine de la chair et des tissus, et pour séparer ces deux corps si analogues, le procédé suivant, indiqué par Neubauer, est le plus convenable :

Les extraits aqueux (lorsqu'on opère avec de la chair, on ne doit pas en prendre moins d’un kilogramme à 1 kilogr. 1/2) sont débarrassés des matières albuminoïdes par ébullition, et les liquides filtrés sont ensuite précipités par Y acétate basique dejdomb, dont il faut autant que possible éviter d’ajouter un excès. On filtre rapidement, on lave le précipité une ou deux fois, on réunit le liquide filtré et l'eau de lavage, on précipite le plomb en excès au moyen d’un courant d 'hydrogène sulfure, on évapore au bainmarie à un petit volume et on laisse reposer pendant quelque temps, afin que la créatine se sépare par cristallisation. On filtre pour isoler la créatine, on lave plusieurs fois avec de l’alcool, on réunit à l’eau mère l’alcool employé pour le lavage, on évapore au bain-marie pour chasser 1 alcool et maintenant on réduit le liquide à un volume d’environ 150 à 200 centi-

(fig. 72). Si l’on mélange une solution concentrée chaude de chlorhydrate d'hypoxanthine avec du chlorure de platine , il se sépare par le refroidissement des cristaux jaunes de chlorure de platine et d'hypoxanthine.

Fig. 72. — Azotate d’hypoxanihine. — Chlorhyctale d’hypoxanthine.

4. Lorsqu’on chauffe l’hypoxanthine avec de Veau de chlore et une trace d'acide azotique, jusqu’à cessation de dégagement gazeux, puis qu’on évapore à sec, on obtient un résidu blanc, qui exposé dans une atmosphère d’am-

CARNINE.

mètres cubes. On ajoute de Y ammoniaque jusqu’à réaction alcaline et l’on précipite par une solution ammoniacale d’azotate cl'arqent. On laisse déposer le précipité floconneux, on le lave plusieurs fois par décantation avec de l’eau ammoniacale, on le porte sur un filtre, on lave complètement, et avec de l’acide azotique d’un poids spécifique 1,1, on le fait bouillir dans un petit ballon, jusqu’à ce que tout se soit dissous, excepté les llocons de chlorure d’argent qui peuvent encore rester. On laisse reposer et on décante le liquide clair dans un gobelet de verre; au bout de six heures Y azotate (l'hypoxanthine et d’argent a cristallisé, on le traite par une solution ammoniacale d’azotate d'argent afin d’éliminer l’acide azotique libre, on le suspend dans l’eau bouillante et on le décompose par Yhydrogène sulfuré ; on filtre pour séparer le sulfure d’argent et l’on évapore le liquide filtré qui donne l’hypoxanthine pure.

Pour extraire la xanthine , on mélange avec un excès d'ammoniaque la solution azotique dans laquelle a cristallisé l’azotate d’argent et d’hypoxanthine; on lave le précipité floconneux consistant en la combinaison de xanthine et d’oxyde d’argent, on le suspend dans l’eau bouillante, on le décompose par Yhydrogène sulfuré , et le liquide séparé par filtration du sulfure d’argent donne de la xanthine pure.

C’est tout au plus si l’on pourrait confondre l’hypoxanthine avec la xanthine et la guanine. La xanthine et l’hypoxanthine se distinguent facilement par la solubilité différente de leurs combinaisons doubles avec l’azotate d argent (voyez plus haut). Mais comme la guanine en solution azotique se comporte vis-à-vis de l’azotate d’argent tout à fait comme l’hypoxanthine, on ne peut se servir pour la distinction que de la complète insolubilité de la guanine dans l’eau, de sa facile solubilité dans l’acide chlorhydrique et de la manière dont elle se comporte quand on la chauffe avec du chlorate de potasse et de l’acide chlorhydrique, enfin on peut en dernière instance avoir recours à l’analyse élémentaire.

CAUNINE.

[La carnine, C7II8Az40i>, a été retirée récemment de l’extrait de viande par //. Weidel.

Cette base est très-peu soluble dans l’eau froide, facilement soluble dans l’eau bouillante, d’où elle se dépose en grumeaux cristallins qui, en se desséchant, donnent une masse crayeuse, légère et sans éclat. La carnine est insoluble dans l’alcool et dans l’éther. Sa saveur est d’abord nulle, puis amère. Elle est neutre, sa solution est précipitée par le sous-acétate de plomb. Chauffée sur une lame de platine, elle brunit, puis brûle en répandant une odeur particulière et en laissant un charbon ddhcile a brûler. Elle n’est pas décomposée par l’eau de baryte concentrée et bouillante.

En se combinant avec V acide chlorhydrique, la carnine donne un composé (le chlorhydrate de carnine, Cm\z*03 + MCI) qui cristallise en belles aiguilles brillantes. 51 0,1 melanoe une solution de chlorhydrate de carnine avec du chlorure de platine.

COMPOSITION DES CORPS

le chlorure double de platine eide cantine se sépare sous forme d’une poudre cristalline jaune d’or.

L 'azotate d'argent donne, dans les solutions de carnine, un précipité floconneux blanc, insoluble dans l’acide azotique et.dans l’ammoniaque.

Lorsqu’on ajoute de l 'eau de brome à une solution bouillante de carnine, elle se décolore, et il se produit un faible dégagement gazeux. Par concentration au bainmarie, il se dépose des aiguilles brillantes eL incolores de bromhydrate d'hypoxanthine, C10ll4Az402,llBr. L’acide azotique, de concentration moyenne, donne de même de Y azotate d'hypoxanthine, ClüII4Az40a,HAz03; il se forme en même temps un peu d’acide oxalique et une petite quantité d’un corps jaune.

En présence de Veau de chlore, de l’acide azotique et de V ammoniaque , la carnine donne la même réaction que l'hypoxanthine, évidemment par suite de sa transformation en hypoxanthine.

Pour préparer la carnine, on procède de la manière suivante :

On dissout l’extrait de viande dans 5 ou G parties d'eau chaude, et on précipite la solution par l’eau de baryte concentrée, en évitant d’en ajouter un excès, puis on précipite la liqueur filtrée et refroidie par du sous-acétate de plomb. Ce précipité, qui est brun-clair, renferme presque toute la carnine à l’état de combinaison plombique, qu'on peut séparer du précipité, grâce à sa solubilité dans l’eau bouillante. On filtre cette solution aqueuse, et on y fait passer un courant d’hydrogène sulfuré; on filtre et on concentre à un petit volume. Par le repos, une partie de la carnine se dépose alors quelquefois à l’état de grumeaux cristallins très-colorés. On sépare ce premier dépôt, et on ajoute de l’azotate d’argent, qui y produit un précipité abondant formé de chlorure d’argent et de la combinaison argentique de la carnine, trèspeu soluble dans l’ammoniaque, et qu'on sépare par conséquent facilement du chlorure. Après l'avoir traitée par l’ammoniaque, on la lave avec de 1 eau; on la délaye dans de l’eau bouillante pour la décomposer par l'hydrogène sulfuré, puis on filtre de nouveau, et l’on évapore. Il n’y a plus qu’a décolorer la carnine pai le charbon animal [Weidel).]

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