‹ Traité d'analyse zoochimique qualitative et quantitative; guide pratique pour les recherches physiologiques et cliniques à l'usage des médecins, des pharmaciens, des chimistes et des étudiants, [electronic resource]Chapitre 133 sur 340 · GUANINE · texte numérisé non relu

GUANINE

reste un résidu jaune-citron, qui se dissout dans la potasse et dans Y ammoniaque avec une couleur rouge-jaune foncé. Le résidu qui reste après l’expulsion de l’acide azotique contient de la scanthine et un corps nitré jaune. — - Le chlorure d'ammonium produit, dans la solution alcaline de ce résidu, un précipité jaune ; Y acide carbonique , un précipité blanc ; Yhypochlorite de sodium décolorela solution, après y avoir produit une coloration verdâtre. Au bout de quelque temps, il se forme dans la solution décolorée un précipité blanchâtre.

2. Oxydée par 1 c permanganate de potasse , la guanine se transforme en urée, acide oxalique et oxyguanine.

5. Traitée par le chlorate de potasse et Yacule chlorhydrique, elle est décomposée en acide carbonique, acide par abanique et en une base forte soluble dans l’eaii et l'alcool, la guanidine.

Parmi les combinaisons de la guanine, nous mentionnerons les suivantes:

l°Le chlorhydrate de guanine, 5(Cl0Il3Az3O2 + CIIl)+71aq, prend naissance, lorsqu’on dissout de la guanine dans l’acide chlorhydrique bouillant, et qu’on étend la solution avec de l’eau; il se sépare alors sous forme de fines aiguilles jaunes, qui, au microscope, se présentent ordinairement groupées en étoiles (fig. 75; voyez aussi Funke, Atlas, pl. III, tig. 5). Chauffé au dessus de 200°, ce sel perd tout son acide, et laisse de la guanine pure.

Si l’on fait arriver sur la guanine un courant de gaz acide chlorhydrique,

Fi. /o. Chloi hydrate de guanine. Fig. 74. — Azotate de guanine.

an obtient la combinaison C10IPAz502 + 2C1H, qui donne, avec le chlorure le platine, une combinaison formant des cristaux jaune-orange (C,0H8AzsOî

HCl + PiCl +4aq); ce composé est soluble dans l’eau bouillante, et il laisse iprès combustion 54.9 % de platine.

. ^ A*°iate decJuanine. — La guanine peut se combiner avec des propor- ,ions dilferentesd acide azotique, suivant la quantité d’acide employé. Toues les combinaisons azotiques s’eflleurissent à l’air libre, et perdent un peu acide: elles sont très-facilement solubles dans l’eau. L’azotate, qui ren-

COMPOSITION DES CORPS

ferme le moins d’acide, se présente, au microscope, sous forme d’aiguilles très-fines, groupées concentriquement et feutrées, tandis que la combinaison, qui contient le plus d’acide, donne des prismes courts ou des lamelles hexagonales (fig. 74).

5° Si l’on mélange la solution azotique de la guanine avec de Y azotate d'argent, il se forme un précipité d 'azotate d'argent et de guanine , qui est presque insoluble dans l’acide azotique pur, difficilement soluble dans l’alcool bouillant, et qui, par le refroidissement de la solution préparée à l’ébullition, se sépare immédiatement en fines aiguilles cristallines.

On peut aussi préparer des combinaisons de la guanine avec les acides sulfurique, pliosphorique, oxalique et tartrique. Lorsqu’on mélange le sulfate avec beaucoup d’eau, la guanine se précipite à l’état d’hydrate. De la solution chlorhydrique la guanine est précipitée telle quelle par l’ammoniaque.

Recherche. — Le procédé suivant est le plus convenable pour rechercher la guanine dans le guano. On fait bouillir celui-ci avec un lait de chaux clair, jusqu’à ce que la masse ait pris une coloration jaune-vert, on filtre et on sursature le liquide filtré par l’acide chlorhydrique. Au bout de quelque temps, des cristaux de chlorhydrate de guanine et d’acide urique se sont séparés. On traite maintenant le dépôt par l’acide chlorhydrique, qui dissout le chlorhydrate de guanine, mais laisse non dissoute la majeure partie de l’acide urique. On filtre de nouveau, et, dans le liquide filtré refroidi, le chlorhydrate de guanine se sépare en cristaux. Ces cristaux sont dissous, et la guanine est précipité de la dissolution par l’ammoniaque. On peut aussi, préparer la guanine en épuisant directement le guano par l’acide chlorhydrique.

Pour reconnaître sûrement la guanine, on se base toujours sur la préparation de ses combinaisons chlorhydrique et azotique. Dans ce but, on peut épuiser la substance en question par un lait de chaux ou directement par l’acide chlorhydrique bouillant; et, dans le premier cas, on mélange ensuite le liquide filtré avec de l’acide chlorhydrique; dans le second, on étend le chlorhydrate avec de l’eau, et on sépare la guanine pure par l’ammoniaque. Si l’on a des raisons pour croire à la présence simultanée de l’acide urique, le précipité produit par l’acide chlorhydrique dans le liquide filtré, résultant du traitement de la substance par le lait de chaux, doit être bouilli avec de l’acide chlorhydrique, qui laisse l’acide urique non dissous. Si Ion dispose d’une quantité suffisante de matière, on peut préparer la combinaison platinique double, en ajoutant à une solution saturée bouillante de guanine dans l’acide chlorhydrique un excès de solution de platine bouillante et concentrée, et évaporant ensuite par ébullition le mélange à la moitié de son volume. On obtient les combinaisons azotiques, en traitant a une douce chaleur la substance par de l’acide azotique moyennement concentré.

La réaction avec l’acide azotique (résidu jaune-citron) et la manièie dont se comporte la solution alcaline de ce résidu en présence du chlorure d ammonium, de l’acide carbonique et de l’hypochlorite de sodium, sont tiom-

ALLANTOÏNE.

peuses, parce que la xanlhine et les corps albuminoïdes donnent lieu à des phénomènes analogues. Ces réactions ne peuvent être mises a profit que lorsqu’on a déjà produit celles avec l’acide chlorhydrique et l acide azotique.

L’analyse élémentaire de la guanine préparée à l’état pur servira pour confirmer les résultats obtenus.

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