‹ Traité d'analyse zoochimique qualitative et quantitative; guide pratique pour les recherches physiologiques et cliniques à l'usage des médecins, des pharmaciens, des chimistes et des étudiants, [electronic resource]Chapitre 152 sur 340 · Dans une portion de l’urine, on recherche Y albumine · texte numérisé non relu

Dans une portion de l’urine, on recherche Y albumine

2. Dans un deuxième échantillon, on recherche le sucre à l’aide du sulfate de cuivre et de la potasse.

5. Dans un troisième, les acides biliaires, avec de l’acide azotique nitreux.

4. Si la réaction est alcaline, on recherche, dans un quatrième échantillon, le carbonate d'ammoniaque et les carbonates alcalins fixes.

ANALYSE QUANTITATIVE

5. Après avoir acidifié un cinquième échantillon avec 1 acide azotique, on y recherche les combinaisons du chlore.

C’est à peine s’il est besoin de faire remarquer qu’une analyse aussi superficielle, qui peut être exécutée au lit du malade lui-même, ne peut avoir d’autre avantage que celui de fournir des indications pour une recherche pins étendue, et de permettre de constater, dans le cours d’une maladie, l’apparition ou la disparition de certains éléments anormaux, ainsi que la disparition de certains éléments normaux.

Vouloir, comme on l’a proposé, tirer du volume des précipités produits une conclusion sur l’augmentation ou la diminution de certains cléments de l’urine, cela semble tout à fait incertain, et il peut en résulter de grossières erreurs. i

ANALYSE QUANTITATIVE DE l’uUINE. DOSAGE DE SES ÉLÉMENTS I.ES TLUS IMPORTANTS.

L’analyse quantitative de l’urine, telle qu’on a coutume de l’exécuter pour les recherches physiologiques et pathologiques, consiste à déterminer le poids des éléments les plus importants ou de chaque élément en particulier.

Les méthodes reposent soit sur l’analyse par les pesées, soit sur le principe de l’analyse volumétrique. Les dernières, quand elles donnent des résultats exacts, méritent sans contredit la préférence sur les premières, parce qu’elles exigent beaucoup moins de temps pour leur mise en pratique, et qu’en outre les personnes les moins exercées peuvent se familiariser promptement avec leur usage, circonstances qui sont d’une grande importance pour le but qu’on se propose en analysant une urine, qu’il s’agisse d’une recherche pathologique ou d'une recherche physiologique.

L’expérience montre que la composition de l’urine, émise aux différentes heures du jour et de la nuit, est extrêmement variable, parce que L’alimentation, et surtout la quantité et la qualité des boissons ingérées exercent sur celte composition une influence considérable.

Par conséquent, si l’on veut, par l’analyse de l’urine, recueillir des indications sur l’énergie de la métamorphose de la matière en un temps donné, il faut employer dans ce but la totalité de l’urine émise en 24 heures ou en un temps déterminé, et ramener par le calcul le poids des éléments dosés à la quantité d’urine sécrétée en 24 heures ou en un temps déterminé.

Dans un vase de verre suffisamment grand et bien propre, on mesure exactement l’urine émise en 24 heures ou en un temps déterminé. Lorsqu’il s’agit de mesurer l’urine émise en moins de 24 heures, des éprouvettes graduées d’une capacité de 1000 c. c. sont généralement suffisantes. Mais lorsqu’on veut déterminer le volume de 1 urine de 24 heures, on doit employer des vases ne contenant pas moins de 2 litres, que l’on peut graduer soi-même. Si des sédiments se sont déposés dans l’urine, il faut les séparer par le filtre, et dans ce cas on emploie le liquide filtré pour effectuer le dosage des différents éléments.

ANALYSE DE L’UHINE.

DÉTERMINATION DU roiDS SPÉCIFIQUE.

La détermination du poids spécifique de iurinc au moyen de Vuromètre

décrit dans lo g 1« (page 55), et représenté par la

ligure 97, est tout à fait suffisante pour les recherches medicales.

Ou remplit 1 éprouvette aux 4/5 avec l’urine à essayer, on attend que l’écume produite à la surface ait disparu, ce que l’on peut, du reste, beaucoup accélérer a 1 aide d'un petit morceau de papier à filtrer, on saisit la tige de 1 uromèlre entre le pouce et l’index, et on le plonge doucement dans l’urine. Maintenant on lit le degré où 1 instrument s’enfonce, en ayant soin de placer son œil sur le même plan quelle niveau du liquide. Pour contrôler en peut enfoncer l’uromètre un peu plus profondément dans l’urine, et ensuite le laisser revenir au même point en l’abandonnant à luimême l.

Relativement à la déterminaison du poids spécifique à 1 aide de la balance et du pyenomètre, nous reverrons au g 10, p. 55.

‘ [Si lWinc examinée n’a pas la température de + 15, pour laquelle l’uromètre est ouhnauemeiit construit, il est nécessaire de corriger le degré lu sur l’instrument en «e servant des tables suivantes établies par Bouchardat pour les urines ne contenant ms de sucre. 1

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