p : as
x étant la quantité d’urée cherchée qui doit se trouver dans les 10 c. c. d’urine.
On peut aussi se servir du coefficient 0,8555, qui est un rapport trèsrapproché entre l’urée et la quantité de gaz, alors
a: = pX 0.8335.
Exemple. Dosage effectué sur 10 c. c. d’urine :
Poids de l’appareil avant ta réaction. 82^.675
— — après la réaction 82 .590
Perte de poids p due au dégagement de Az et CO2 0t'r.285
La quantité x d’urée sera :
x = 7— ou as= y. 0er.2ou8
ou encore
10 c. c. d’urine contiennent 0fr/25758 d’urée;
DOSAGE DE L’URÉE
L’urine humaine contient des gaz libres, en très-petite quantité, qui doivent se dégager dans le cours de l’opération, ce qui occasionne une légère cause d’erreur dans le dosage. Pour opérer avec une exactitude rigoureuse, on chauffe préalablement et légèrement l’urine avec un peu d’acide tarlrique. Les urines diabétiques, albumineuses, bilieuses, laiteuses, chyleuses, purulentes, n’exigent aucun traitement préalable, à part la filtration. L’urine contenant du carbonate d’ammoniaque, doit être précipite par l’eau de baryte et chauffée au bain-marie, jusqu’à expulsion de l’ammoniaque. Les substances autres que l’urée : acide urique, créatinine, etc., qui se trouvent dans l’urine n’étant pas décomposées par le réactif de Millon , ne peuvent exercer aucune influence sur les résultats du dosage.
Le dosage de l’urée par le procédé de Boymond est simple et en môme temps assez exact; son exécution demande tout au plus trois quarts d’heure, et la plus grande partie de l’opération se fait sans qu’il soit nécessaire de la surveiller.
A. Procédé de Bouchard. — Bouchard, en employant à froid le réactif de Millon, rend plus pratique, mais sans nuire à. son exactitude, le dosage de l’urée au moyen de l’azotite de mercure.
Dans un tube gradué fermé par un bout et maintenu verticalement on verse 4 à a c. c. du réactif de Millon; on ajoute ensuite une colonne de chloroforme s’élevant à G ou 8 centimètres de l’extrémité ouverte du tube. Le chloroforme ne se mêle pas à la solution mercurielle, et en vertu de son poids spécifique moindre, il forme au-dessus une couche parfaitement limitée. On fait tomber sur le chloroforme 2 c. c. d’urine et on achève de remplir le tube avec de l’eau. L’urine et l’eau, plus légères encore que le chloroforme, restent au-dessus de ce dernier, sans s’y mêler. Le chloroforme sert donc de diaphragme pour empêcher le réactif de Millon et l’urine de se mélanger tout d’abord. Avec le doigt recouvert d'un doigtier en caoutchouc, on ferme ensuite l’extrémité ouverte du tube, on renverse celui-ci et on agite de manière à mettre en contact l’urine et la solution de mercure. 11 se manifeste une réaction très-vive, le chloroforme tombe à la partie inférieure du tube et s’échappe en partie par la pression des gaz. Quand il ne se dégage plus de bulles gazeuses, on plonge l’extrémité ouverte du tube dans une cuvette pleine d’eau, et on agite pour remplacer par de l’eau le contenu du tube. Le gaz est un mélange d’azote et d’acide carbonique. Ce dernier est déjà en partie dissous ; pour achever de l’absorber, on introduit un fragment de potasse dans le tube, oYi ferme ce dernier avec un bouchon et on agite. Quand tout l’acide carbonique est absorbé, c’est-à-dire quand le volume du gaz ne varie plus, on enlève le bouchon, on agite le tube pour remplacer la solution de potasse par de l’eau pure, et on lit le volume de l’azote avec les précautions ordinaires.
Afin d éviter les calculs et de n’exiger qu’une simple lecture, Bouchard gradue le tube de façon à ce que pour chaque volume de gaz trouvé on ait immédiatement la quantité correspondante d’urée. Admettant que 1 urine ne renferme pas plus de 40 grammes d urée, il opère toujours sur 2 c. c. d’urine, afin d’agir au maximum sur 80 milligrammes d’urée. Comme 1 milligramme d’urée dégage 0,5727 c. c. d’azote, les 80 milligrammes en dégagent 29,8 c. c. On mesure donc sur le tube un espace de 29,8 c^ c ou, pour éviter les corrections, en supposant la température moyenne de 17°, 51,5 c. c. On marque 40 à ce point. On divise en 40 parties égales
ANALYSE DE L’URINE
d’urée par litre; si le volume du ga litre.]
d- — Dosage de l’urée : «. par Vhypochlorile de soude, et p par l’hypobromite de soude.
[Une solution d urée est décomposée à chaud par une solution d'hypochlorite de soude en eau, acide carbonique et azote; Vhypobromite de soude donne lieu à froid à une réaction semblable.
a. Dosage au moyen de l'hypochlorite de soude, procédé de Leconte. — Dans un petit ballon d une capacité de 150 c. c. et muni d’un tube abducteur, s’engageant sous une éprouvette graduée, on chauffe 10 c. c. d'urine avec une dissolution d’hypochlorite de soude, qui remplit tout l’appareil, ballon et tube de dégagement. On chauffe doucement, puis on fait bouillir pendant quelque temps. Il se forme du chlorure de sodium, de l’eau et de l’acide carbonique qui reste combiné à la soude, et il se dégage de l’azote parfaitement pur. Le gaz recueilli ne doit pas diminuer de volume, quand on l’agile avec une solution de potasse caustique, ce qui prouve qu’il ne contient pas d’acide carbonique. Il faut avoir soin de faire au volume de gaz trouvé toutes les corrections de pression, de tension de vapeur d’eau et de température nécessaires1, et compter 54 c. c. d’azote sous pression de 76 centimètres et température 0° pour 1 décigramme d’urée.
Un décigramme d’urée devrait fournir 57 c. c. d’azote, on n’en obtient jamais que 54. Pour se débarrasser de la majeure partie des matières albuminoïdes, de la créatine et des diverses substances azotées de l’urine, qui donnent aussi de l’azote quand on les soumet à l'action de l’hypochlorite de soude, on précipite 20 grammes d’urine par l’acétate basique de plomb, on fait bouillir et on filtre, puis on ajoute 5 grammes de carbonate de soude cristallisé afin de précipiter le plomb en excès, on filtre, on lave et om porte le volume du liquide à 50 c. c., dont la moitié représente 10 c. c. d’urine.
[3. — Dosage au moyen de l'hypobromite de soude.
C’est Knop qui le premier a fait usage de l’hypobromite de soude, pour le dosage de l’urée ; la méthode a été ensuite modifiée et perfectionnée par Huefner, puis par Yvon, par Regnard et par Esbach.
, 1. Procédé de Huefner. — L’appareil employé par Huefner pour faire réagir l’hypobromite alcalin sur l’urine consiste en un tube de verre vertical, muni d’un robinet au quart de sa hauteur, de façon à diviser le tube en deux parties inégales. Le tube étant fermé à l’extrémité inférieure de la courte portion, celle-ci forme une capacité parfaitement close quand le robinet est fermé. Par l’ouverture de la longue portion, on fixe à l’aide d’un bouchon eu caoutchouc, une petite cuvette en verre portant en dessous une ouverture dans laquelle s’adapte le tube inférieur.
Voici maintenant comment on procède au dosage. A l’aide d’un entonnoir allongé, on remplit d’urine la capacité inférieure du tube ; on ferme le robinet, puis on verse
[• En appliquant la formule :
(Voyez § 210,5).]
DOSAGE DE L’UREE.
de l’eau et l’hypobromite dans la longue portion, de l’eau salée dans la cuvette et dans une éprouvette graduée, que l’on fixe sur l’extrémité du tube qui pénètre dans la cuve. Cela fait, on ouvre le robinet: le mélange d’hypobromite et d’urine se fait peu à peu par suite de la différence de densité des liquides. Le gaz se dégage et se rend dans l’éprouvette graduée. Au bout de quelque temps, on n’a plus qu’à mesurer le volume de l'azote, qui sert à calculer le poids de l'urée. — - La créatinine et les urates étant aussi décomposés avec dégagement d’azote par l’bypobromite de soude, il faut, lorsqu’il s’agit d’une recherche exacte, commencer par les précipiter, en procédant comme il est dit plus loin ( procédé Yvon).
2. Procédé d'Yvon. — L’appareil ou Yuréomètre A' Yvon se compose d’un tube de verre de 40 centimètres environ de longueur et d’un diamètre intérieur de 6 à 8 millimètres; ce tube est muni vers' son quart supérieur d’un robinet, également en verre, et divisé de chaque côté, à partir de ce robinet, en centimètres cubes et dixièmes de centimètres cubes.
Dans une éprouvette remplie de mercure, on plonge la longue partie de l’instrument, de manière à l’emplir jusqu’au robinet sans laisser d’air. Après avoir fermé le robinet, on soulève le tube et on le maintient au moyen d’un support. On verse dans la petite branche 10 c. c. d’une solution composée de 1 c. c. d’urine et de quelques centimètres cubes d’eau que l’on mesure dans la partie supérieure du tube; puis, ouvrant le robinet, on fait pénétrer le liquide dans la longue partie du tube. On lave ensuite le tube mesureur avec de la lessive de soude étendue, et on réunit ce liquide au premier. On fait enfin pénétrer 5 à 10 c. c. d’hypobromite de soude, préparé en mélangeant :
Lessive de soude 50 grammes.
Brome 5 —
Eau distillée •. . 125 —
La décomposition de l’urée commence aussitôt avec une grande énergie. Lorsque tout dégagement de gaz paraît arrêté, après agitation répétée des liquides, on introduit, en évitant l’entrée de l’air, une petite quantité de solution d’hypobromite pour s’assurer si toute l’urée est bien décomposée. Puis on retire le tube de l’éprouvette en le bouchant soigneusement avec le doigt, et on le porte sur une cuve à eau. On retire le doigt de l’extrémité du tube : le mercure contenu dans le tube tombe au fond du vase et se trouve remplacé par de l’eau ainsi que la solution saline, qui est entraînée par suite de sa plus grande densité. On égalise alors les deux niveaux liquides de la cuve et du tube, et on note le volume du gaz qui est de l’azote pur, l’acide carbonique, résultant de la même réaction, ayant été absorbé par l’excès de soude caustique de la liqueur.
Il faudrait maintenant, pour connaître la quantité d’urée correspondant à l’azote trouvé, réduire le volume à la température de zéro, à la pression normale, déduction faite de la tension de la vapeur d’eau ; mais ces conrections exigent des calculs assez nombreux et assez délicats. Yvon évite ces calculs en répétant dans les mômes conditions, à chaque fois, une
ANALYSE DE I/lIRINE.
analyse semblable avec une solution titrée d’urée pure desséchée à 100» et en opérant sur I ou 2 centigrammes d’urée au plus.
Le calcul indique que I centigramme d’urée produit à 0° et à 7G0m'" de pression, 5“, 7 d’azote. Si, dans les conditions de l'expérience, on Ironie que l centigramme d'urée fournit écc,l d’azote et que l’urine analysée en dégage 4-6, le poids de l’urée sera donné par la proportion :
L’hypobromite de soude décompose aussi la créatinine et les urates, de soi le qu en opérant avec 1 urine brute on close en masse toutes ces substances; mais comme celles-ci se trouvent généralement en si petite quantité dans l’urine, on peut se contenter de retrancher 4,5 p. 100 du chiffre obtenu pour l’urée. Toutefois, lorsqu’il s’agit d’une recherche exacte, il vaut mieux enlever la créatinine par le chlorure de zinc en solution alcoolique, et les urates par l’acétate de plomb, puis précipiter l’excès de ce dernier par le phosphate de soude. En faisant un premier essai avec l’urine naturelle, un second après avoir séparé la créatinine, et un troisième quand on a précipité les urates, on obtient par la différence entre le premier et le deuxième de ces nombres, la quantité d’azote due à la créatinine et par la différence entre le second et le troisième, celle due aux urates. Enfin, 1 albumine étant aussi décomposé avec production d’azote par l'hypobromile, il est bon d’essayer paralèllement l’urine et de l’éliminer, s’il y a lieu, comme il sera dit plus loin (§ 160).
Ce procédé est simple, rapide et suffisamment exact, aussi est-il tout à fait convenable, lorsqu’on a à faire chaque jour une ou plusieurs recherches cliniques, mais pour les expériences de physiologie pure, on devra toujours avoir recours à une autre méthode.
o. Procède d Esbach. — L uréomètre employé par Esbach, consiste simplement'en un tube de verre gradué par dixièmes de centimètres cubes, fermé par un bout et d’une contenance totale de 28 c. c.; sa longueur est égale à environ 38 centimètres.
On verse dans ce tube 6 c. c. de solution d’hypobromite de soude, on ajoute par-dessus, jusqu’à la division 140, une couche d’eau, qui, à cause de sa densité plus faible, ne se mêle pas à l’hypobromite; on lit sur la division du tube le niveau du liquide, soit 143,5, en tenant compte para peu près des fractions de division, puis on verse 1 c. c. de l’urine à essayer exactement mesuré à l’aide d’une pipette. Le volume de liquide est alors égalait volume initial (143,5 divisions), plus J c. c. équivalent à 1 0 divisions, soit un total de 155,5 divisions. On bouche immédiatement le tube avec le pouce recouvert d’un doigtier en caoutchouc et on agite fortement. Quand il ne se dégage plus de gaz, on plonge l’extrémité ouverte de l’uréomètre dans un vase plein d’eau ; on retire le pouce, et immédiatement le gaz qui s’est formé dans le tube refoule un volume d’eau égal au sien. Il faut maintenant ramener à la pression ambiante ; à cet effet, on couche le tube
DOSAGE DE L’UREE.
de façon à faire à peu près coïncider les niveaux liquides dans le tube et dans le vase à eau, puis on bouche de nouveau avec le pouce et on relève ruréomètre. Enfin on débouche le tube, en soufflant horizontalement sur le doigt pour empêcher l’eau qui y adhère de tomber dans le tube, et après quelques instants on lit. On trouve, par exemple, à cette seconde lecture 117, qui, retranché de 155,5, donne 56,5.
Pour connaître le poids de Purée auquel correspondent ces 50,5 divisions, on peut, comme dans le procédé Yvon, faire une analyse comparative avec 1 centimètre cube d’une solution d’urée au centième, et diviser le chiffre 30,5 (fourni par 1 urine analysée) par celui que donnera la solution normale d’urée. On obtient ainsi en centigrammes la quantité de l'urée contenue dans 1 c. c. de l’urine essayée, et en multipliant par 10, on a celle quantité en grammes et pour un litre.
Au lieu de faire une analyse comparative, on peut ramener avec une grande facilité le volume du gaz à 0° et à la pression 0,700, en se servant du horoscope imaginé par Esbacli. Ce petit instrument consiste simplement en un tube recourbé en Ü, dont l’une des branches se termine par une boule et dont l’autre est ouverte ; il contient un liquide coloré non volatil, qui indique par sa hauteur dans la branche fermée par la boule la tension des gaz à la température du laboratoire et à la pression atmosphérique du moment. Aussitôt que l’analyse uréométrique est terminée, on enfonce dans ruréomètre la boule du baroscope préalablement muni pour cet usage d’un petit bouchon de caoutchouc. On renverse ruréomètre de manière à mettre à la température du liquide le gaz qui est dans la boule et on note le chiffre indiqué par l'appareil. Le 7G0 du baroscope correspondant à la correction du volume de gaz pour 7G0 millimètres, à 0° et à la tension de 4 millimètres de la vapeur d’eau ii 0°, on n’a plus qu’à multiplier le résultat de l’analyse de l’urine par le chiffre indiqué parle baroscope et il diviser le tout par le produit de 7G0 par 55,4. Le nombre 55,4 est celui qui représente ce que donne une analyse corrigée faite avec la solution normale d'urée. On a encore cette fois en centigrammes la quantité d urée contenue dans 1 centimètre cube d’urine.
A l’aide de tables construites par Esbach, on peut trouver immédiatement et sans calcul, le poids exprimé eu grammes, de l’urée contenue dans 1 litre de l’urine essayée ; le temps nécessaire pour l’analyse uréométrique est ainsi réduit à 4 ou 5 minutes.
Exemple :
La réaction chimique a fourni 45,5 divisions de gaz; le baroscope marquait 750. On cherche dans la colonne verticale gauche de la table le chiffre 45,5, on cherche dans la ligne horizontale qui se trouve en haut de la page le nombre 750, puis on descend verticalement jusqu’en regard du chiffre 45,5, et on trouve 11,8, c’est-àdire ll*r,8 pour 1 litre, à 5 centigrammes près.
Lorsqu’on veut avoir des résultats exacts, il faut éliminer d’abord la créatine et les urales en précipitant ces corps comme on l’a dit précédemment (procédé Yvon), et doser l’urée dans le liquide filtré.
e. — Dosage volumétrique de l'urée au moyen d'une solution titrée d'azotate de bioxyde de mercure ( méthode de Liebig).
Cette méthode est basée sur la propriété qu’a l’urée en dissolution d’être précipitée par l’azotate de bioxyde de mercure (voy. g 105).
Si à une dissolution étendue d urée on ajoute peu à peu une solution
ANALYSE DE L’UIUNE.
Si at-ra rrr
onnc un précipité il arrive un moment où le mélange, ou le point où ombe le carbonate de soude, prend une coloration jaune, due à h formaon d hydrate de bioxyde de mercure et d’azotate basique de bioxyde de
nln.T C’ Sl a CG m°ment °n flllre’ 011 trouve ^ le liquide ne contient plus d uree en quantité appréciable.
prèCpPlté ronferme «ïors 1 équiv. d’urée pour 4 équiv. de bioxyde de mcrcuie. Par conséquent, pour précipiter toute l’urée d’un liquide, la solution mercurielle doit contenir 4 équiv. de bioxyde de mercure pour chaque équivalent d uree, ou en d’autres termes, on n’obtient pas de précipité d oxyde jaune par addition de carbonate de soude avant d’avoir ajouté un vo unie de la solution d’azotate de bioxyde de mercure contenant 77 parties de bioxyde de mercure pour 10 parties d’urée.
Pour reconnaître si l’on a ajouté exactement la quantité de solution mercurielle necessaire pour produire la combinaison de l’urée avec 4 équiv. de bioxyde de mercure, il faut, après l’addition du sel de mercure, neutraliser avec du carbonate de soude le liquide contenant l’urée. Lorsqu’une <mutte du mélangé, déposée sur un verre de montre, reste blanche quand on y ajoute une goutte de carbonate de soude, on peut être certain qu’il v a encore de l’urée libre dans le liquide ; ce n’est que lorsque le mélange des deux gouttes se recouvre d’une pellicule jaunâtre que la limite est atteinte, ou plus exactement, un peu dépassée. — D'après cela , il est évident que si l on connaît la richesse mercure de la solution mercurielle , on peut d'après la quantité qu’ on aura employée de cette dissolution , pour précipiter l'urée comme il vient d être dit, déterminer la quantité de l'urée contenue dans un liquide. Ou si par la précipitation d’une quantité connue d'urée, 100 milligi animes pai exemple, on a eu besoin d un certain volume de la solution mercurielle, un même volume de cette solution indiquera la même quantité d urée dans un liquide, dont la richesse en celle substance est inconnue.
On peut donc a 1 aide du volume de solution mercurielle employé pour la précipitation calculer la quantité d’urée existant dans le liquide; l’emploi d'un demi-volume indique qu’il y a moitié moins d’urée, l’emploi d’un volume double qu’il y en a deux fois plus. On se sert pour le dosage de l’urée d’une solution d’azotate de bioxyde de mercure, dont 1 c. c. correspond exactement à 10 milligrammes d’urée en solution ; la préparation de celle liqueur titrée est indiquée dans l’appendice, à la fin de l’ouvrage.
Pratique de l'analyse.
On a besoin des liquides et des instruments suivants:
1" Une solution titrée d’azotate de bioxyde de mercure, dont 1 c. c. correspond exactement à 10 milligrammes d’urée.
DOSAGE DE L’URÉE
2° Un mélange de 1 vol. d’une solution d'azotate de baryte saturée à Iroid et de 2 vol. d’eau de° baryte également saturée à Iroid.
5° Une solution pas trop étendue de carbonate de soude.
4° Quelques grands verres de montre plats ou plaques de verre.
5° Une burette de Mohr avec robinet à pince, contenant jusqu’au trait 50 c. c. G0 Une pipette graduée à l'écoulement, contenant jusqu’au trait 15 c. c.
Pour doser l’urée par précipiter l’acide phosphorique contenu dans l’urine. On se sert à cet effet de la solution d’azotate et d’eau de baryte (2°).
On mesure exactement un volume quelconque d’urine, 40 c. c.
par exemple, et on y ajoute un volume moitié moindre de la solution barytique , par conséquent 20 c. c., si l’on en prend 40 d’urine ; on agite bien avec une baguette de verre et on filtre pour séparer le précipité. On recueille le liquide filtré dans un gobelet de verre, on en prend exactement toc. c. à l’aide de la pipette (G0), et, sans expulser la dernière goutte adhérente, on les laisse couler dans un petit gobelet de verre, que l’on recouvre immédiatement avec une plaque do verre.
cette méthode, il est nécessaire de commencer par
Ces 15 c. c. du mé- E'ë» lll5>
lange correspondent
exactement à 10 c. c. d’urine, puisque 2 voh d'urine s'v trouvent mêlés avec 1 vol. de la solution barytique.
Maintenant on fixe verticalement la burette dans le support, et au moyen d’un petit entonnoir, on y verse la solution titrée d’azotate de bioxyde de
ANALYSE DE L’URINE
moi euro jusqu au trait zéro. Si l’on dépasse un peu ce point, on appuie avec précaution sur la pince et on laisse couler la solution jusqu’à ce que le niveau du liquide arrive exactement au trait zéro, cl l’on place au-dessous déjà burette le petit gobelet de verre contenant l’urine mélangée. La figure 105 représente 1 appareil disposé comme il vient d’être dit.
On pose ensuite le verre de montre ou la plaque de verre sur une feuille de papiei noir glacé, et, agitant constamment avec une baguette de verre, on lait couler dans 1 urine mélangée la solution mercurielle titrée contenue dans la burette, jusqu’à ce qu’on s’aperçoive nettement qu’il ne se forme plus de précipité. Lorsque ce point est atteint, on dépose sur le verre de montie- ou la plaque de verre, une goutte du liquide de nouveau bien
agité, et sur le bord de la goutte qui s’étale on fait tomber une goutte de la solution de carbonate de soude, en se servant d’une petite pipette à caoutchouc. L’appareil représenté par la figure 104 est trèsconvenable pour cela.
Le petit flacon contient la solution de carbonate de soude* et la pipette à caoutchouc est adaptée dans son col. Si le mélange reste blanc. on ajoute encore un peu de la solution titrée au liquide contenu dans le gobelet de verre, on répète l’essai avec le carbonate de soude, el ainsi de suite, jusqu’à ce que un nouvel échantillon prélevé dans le gobelet de verre donne avec le carbonate de soude une coloration jaune bien nette.
Ou lit ensuite le nombre de centimètres cubes de la liqueur d’épreuve employés ; ce nombre, multiplié par 10, donne en milligrammes la quantité de l'urée qui se trouvait dans 10 c. c. d’urine. Si l’on avait, par exemple, employé 14,5 c. c. de solution de mercure, les 10 c. c. d’urine contenaient 14,5 x 10 = 145 milligrammes = 0°r,145 d’urée, et 1,000 c. c. d’urine 146r,05. Cependant dans certaines circonstances, le nombre obtenu a besoin de subir une correction.
Fis. 104.
Correction du résultat lorsque l'urine contient plus de 2 °/0 d'urée.
La solution mercurielle est titrée avec une solution d’urée qui contient 2 p. 100 de celte substance; par conséquent on a besoin de 50 c. c. de solution de mercure pour précipiter complètement l’urée de 1 5 c. c. de cette solution et produire la réaction finale; on obtient ainsi 45 c. c. d’un mélange-, dans lequel il y a en tout 50 fois 5/2 = 150 milligrammes de bioxyde de mercure libre, chaque centimètre cube contient par conséquent 5 milligr. 45 de bioxyde de mercure. — Si les 15 c. c. de solution d’urée contiennent 4 p. 100 d urée, et si on .ajoute a 15 c. c. de cetle^solution 00 c. c. de solution mercurielle, on a un mélange ayant un volume de 7a c. c. dans lequel se trouvent 521 milligrammes de bioxydç de mercure; dans chaque