t x = 50.16 de carbonate de baryte
DOSAGE DE L’URÉE
et comme 1 partie de carbonate de baryte correspond à 0,4041 d’urée, 1000 grammes d’urine renferment 1 5*r,824 d’urée, car
c. — Dosage de l'urée au moyen de l'azotile de mercure ( réactif de Millon).
[L urée peut être dosée au moyen de l’azotile de mercure par plusieurs procédés qui reposent tous sur la propriété que possède l’urée de se décomposer, en présence de l’acide azoteux, en acide carbonique, en azote et en eau (voy. § 105, 5).
1 . Procédé de Millon. — On commence par préparer de l 'azotite de mercure , en dissolvant à une douce chaleur 125 grammes de mercure dans 108 grammes d'acide azotique d’une densité égale à 1,42, et on étend la dissolution de deux fois son volume d eau. On inli oduil ensuite 29 c. c. d urine et 45 c. c. de la solution mercurielle dans umballon de 200 c. c., dont le col est muni d’un bouchon percé de deux trous; l’un de ces trous est traversé par un tube fermé à la lampe, dans l’autre s’adapte un tube en li rempli de ponce sulfurique et communiquant avec un appareil à boules de Liebig contenant une solution de potasse. La réaction commence à froid, mais il est nécessaire de faire bouillir le liquide pour achever la décomposition. Après avoir brisé la pointe du tube fermé, on aspire par l’autre tube pour entraîner tout l’acide carbonique dans l’appareil à boules. L’augmentation de poids de ce dernier donne le poids
de l’acide carbonique, qu’il suffit de multiplier par 1,5G5G pour obtenir celui de 1 uree.
2. Procède de Gréhant. — Grehant se sert de la machine pneumatique à mercure pour recueillir les gaz provenant de l’action de l’acide azoteux sur 1 urée. Avant de décrire le procédé, indiquons en quelques mots les disposé'011* et le mode de fonctionnement de cet appareil.
La machine pneumatique ou pompe à mercure (fig. 98 et 99), telle que la construit Alvergmat, se compose de deux réservoirs A et b, communiquant entre eux par un tube barométrique 1 et un tube de caoutchouc C; le réservoir A peut être élevé et abaisse alternativement, au moyen d’un long ruban de fil qui, fixé au réservoir A passe sur une poulie a et de là vient s’enrouler sur une seconde poulie b, qu’on fait tourner a 1 aide d’une manivelle. Au-dessus du réservoir B est un robinet à trois mies n, duquel part un tube qui sert à l’aspiration ; un tube avec -robinet simple m L bht la communication avec une cuvette à mercure v et avec l’atmosphère voici maintenant comme on fait fonctionner l'appareil :
Le réservoir A étant en haut de sa course (fig. 98), le robinet m ouvert et le robincl « tourne comme on le voit en Z, le tuyau de caoutchouc, le tube T le réser
est’ indiqué dmsT f SUr™nler sonl l cl"l’lis *> mercure jusqu'en », connue cela
Senoi A ft V» 'SUre ; îermaa f°rS le rol)i"cl m ("S' Y)> el «baissant le
» ; «Te «eSr, ile riïeau dos *» ** * m. » * uïïæ.
que et le vide est lait dans le récipient B. Une fois le vide obtenu, on tourne le
le vide âÆï le ;rl7,'a «T?. X- b **. <b»» M«el on vend faire
l’acide sulfuriauel H™ • f 1 v ^ elre ^essec^^ ^;UIS *e réservoir o contenant de sulfurique) dans la chambre barométrique B et le niveau s'abaissé de nouveau
ANALYSE DE LTUINE.
dans le lube T. En ramenant le robinet à la position première (fig. Z) et remontant le réservoir A, l’excès ch; pression du mercure qui est dans le tube de caoutchouc chasse par les robinets n et m le gaz qui avait pénétré dans la chambre B. On continue ainsi, jusqu'à ce que le mercure du manomètre p -soit sensiblement de niveau dans les deux branches.
Lorsque l’appareil doit être employé pour le dosage de l’urée, ou l’extraction des gaz du sang (voyez § 210, 5), la cuvette à mercure et le tube qui la lait communiquer
Fig. ü8. Fig- 99*
avec le réservoir B, se trouvent directement au-dessus de ce dernier, comme le monti e la figure 100, et le lube d’aspiration du gaz est adapté latéralement sur la partie qui porte le robinet à trois voies (II, fig. 100).
Gréhant décrit son procédé à peu près de la manière suivante :
L’appareil sc compose, indépendamment de la pompe à mercure, d un tube de verre fermé à un bout, large de ‘2 centimètres, long de 80 centimètres à 1 mètre. Après avoir rempli ce tube avec de 1 eau distillée, on le fixe, à l’aide d’un caoutchouc épais, à la pompe à mercure par son extré-
DOSAGE DE L’URÉE
mile ouverte, légèrement effilée (fig. 100 l). Le caoutchouc qui sert à l’assemblage, ainsi que le robinet R, doivent toujours être enveloppés d’un manchon plein d’eau, formant fermeture hydraulique. Le tube, rempli d’eau distillée, est maintenu incliné au-dessus de l’horizon à l’aide d’un support (première position); on fait manœuvrer la pompe, et, après deux ou trois mouvements, l’eau du tube a passé dans la chambre barométrique, d’où on la fait s’échapper par le tube t, en adaptant sur ce dernier un siphon de verre. Dès que le vide est à peu près obtenu, on fixe, au moyen d’un caoutchouc, sur le tube qui se trouve dans la cuvette à mercure C, un
Fig. 100.
entonnoir de verre dans lequel on verse de l’urine qu’il s’agit d’analyser, un volume exactement mesuré. Par le robinet de la pompe, convenablement tourné, on fait pénétrer le liquide dans l’appareil, où il est poussé par la pression atmosphérique. On abaisse alors le tube pour le placer dans une position symétrique inclinée à 45° au-dessous de l’horizon (deuxième position, représentée par A 'B' de la fig. 100, pour le ballon employé dans
adanté^lfE/’rlS1?8011!0 Ih\pai;üc s^rieui,c d’mic P°«"Pe à mercure à laquelle est adapte, a la place du simple tube dont il est question plus haut, le ballon AB nécessaire pour 1 extraction du gaz du sang (voyez § 210, 5).] ’ °
ANALYSE DE L’URINE
1 analyse des gaz du sang). Il est plongé dans l’eau chaude : deux ou trois mouvements de pompe servent à extraire les gaz simplement dissous dans Vurine, et à produire le vide absolu. L’appareil à réaction est replacé dans la première position, et la solution de Millon *, versée par l’entonnoir, est introduite peu à peu à travers l’urine, par une manœuvre convenable du robinet de la pompe. Aussitôt des gaz se produisent, et, quand on a introduit une quantité suffisante de réactif, l’appareil est ramené dans sa seconde position, après quelques mouvements d’agitation du liquide et des gaz, et il est plongé de nouveau dans l’eau chaude. Les manœuvres de la pompe font passer les gaz, provenant de la décomposition de l’urée, directement dans une cloche graduée placée dan6 la cuvette à mercure C, ou, si le volume des gaz obtenu est assez considérable, on adapte au tube central de cette cuvette un tube de verre dont le calibre, à demi capillaire, a d’abord été rempli de mercure; ce tube sert à conduire les gaz vers une grande cloche graduée en centimètres cubes, retournée sur une cuve à mercure.
L’analyse des gaz ne présente aucune difficulté : l’acide carbonique est absorbé par la potasse ; on absorbe le bioxyde d’azote, qui se produit toujours dans la réaction, par une dissolution de sulfate de protoxyde de fer, et l’azote reste. Ce qu’il y a de plus commode pour se débarrasser du bioxyde d’azote, c’est de porter la cloche, contenant du mercure, dans une grande terrine remplie d’une solution saturée de sulfate de protoxyde de fer; on soulève la cloche, le mercure tombe, et est remplacé par la solution saline; après avoir fermé la cloche à l’aide d’un bon bouchon de caoutchouc, on agite vivement le mélange gazeux avec la solution du sel de fer, jusqu’à ce que le volume du gaz demeure invariable. Quand on a ainsi décomposé l’urée, les volumes d’azote et d’acide carbonique obtenus dans cet appareil sont rigoureusement égaux: 1 centigr. d’urée donne 5 c. c. 7 d’azote, et autant d’acide carbonique.
Si l’urine est alcaline, i! est nécessaire de chasser d’abord l’acide carbonique en la mélangeant avec un peu d’acide azotique étendu.
Pour trouver à quelle proportion d’urée correspond le volume d’acide carbonique (ou d’azote), résultant de la décomposition de l’urée contenue dans la quantité d’urine essayée, il faut d’abord ramener ce volume aux conditions normales de pression, de température et de tension de la vapeur d’eau2, et multiplier le volume de l’acide carbonique ainsi corrigé par 2,085, 1 c. c. de ce gaz représentant 2raillisr,685 d’urée pure.
f1 Grcliant prépare ce réactif au moment même de l’opération en versant dans un verre à expérience un globule de mercure et un excès d’acide azotique concentré; le métal se dissout aussitôt, des gaz se produisent et restent dissous dans le liquide acide en excès. Ce réactif est beaucoup plus énergique que celui de Millon; la décomposition de l’urée est très-rapide, mais il se produit une grande quantité de vapeurs nitreuses.]
D'après la formule :
y -Vf:; ” —
(Voy. § 210,3)].
DOSAGE DE L’URÉE. 295
Le procédé de Gréhant donne d’excellents résultats, mais il a l’inconvénient d’exiger un appareil très-coûteux.
5. Procédé de Boymond. — Boymond dose l’urée par l’azotite de mercure en déterminant la perte de poids subie par l’appareil où se produit la réaction, et il opère d’une manière analogue au dosage de l’acide carbonique par les méthodes de Fresénins et Will, Mohr, etc.
Le réactif employé par Boymond est égalementle réactif de Millon, mais en solution plus concentrée ; il consiste en une sorte de mélange d’acide azoteux, d’azotile et d’azotate de mercure. Pour le préparer, on dissout 125 gram. de mercure dans 170 gram. d’acide azotique pur et concentré; on active
la dissolution à l’aide d’une douce chaleur; on mesure le volume de solution mercurielle obtenue, et on y ajoute un égal volume d’eau distillée.
Pour opérer le dosage, on se sert de l’appareil représenté sur la figure 101 (appareil de Geissler pour le dosage de l’acide carbonique). Dans le vase A, et par la tubulure a, on introduit, avec une pipette, 10 c. c., par exemple, de l'urine à analyser. Dans la tubulure B, le robinet b étant fermé, on verse 10 à 12 c. c. de réactif mercuriel. Dans la tubulure G (dont la disposition intérieure est représentée en détail parla figure 102), on place un mélange intime d’acide sulfurique pur et concentré et de sulfate ferreux en poudre fine ; ce mélange, qui forme une sorte de bouillie, claire, d un blanc verdâtre, doit atteindre, dans les deux compartiments d et /, le
ANALYSE I)E I/URINE
milieu du tube c. Ces liquides doivent être introduits de préférence avec des pipettes, afin d’éviter, autant que possible, de mouiller les parois de I appareil. Ce dernier esl essuyé avec soin avec du papier de soie, pour lui enlever toute trace d’humidité et de poussière. On le pèse ensuite sur une balance bien juste, et on note le poids obtenu. On fait ensuite écouler en A le réactif mercuriel, en ouvrant le robinet b , que l’on referme immédiatement; il se forme un précipité de sous-sel ou d’oxyde de mercure, et des bulles de gaz se dégagent aussitôt et passent dans toutes les parties de la tubulure C, où elles abandonnent les vapeurs d’eau et le bioxyde d’azote qu elles ont entraînés. Lorsque le dégagement a cessé à froid, on place 1 appareil sur un petit bain de sable, très-médiocrement chauffé, pour terminer la réaction sans porter le liquide à l’ébullition. Cela fait, on pratique une aspiration dans l’appareil avec la bouche ou mieux encore à l’aide d un flacon aspirateur, de façon que les gaz produits soient balayés par un faible courant d’air, et passent bulle par bulle dans le système C. L’appareil, complètement refroidi, est essuyé et pesé de nouveau.
Soit P le poids de l’appareil avant la réaction, P' le poids après :
— P ' —P indique la perle de poids résultant exclusivement de la décomposition de l’urée.
L’urée en se décomposant ainsi, produit, entre autres substances, des volumes égaux d’acide carbonique et d’azote, et il résulte des calculs de Boymoncl qu’à 100 grammes d’urée correspondent 120 grammes du mélange d’azote et d’acide carbonique.
D’après cela, on a :