‹ Traité d'analyse zoochimique qualitative et quantitative; guide pratique pour les recherches physiologiques et cliniques à l'usage des médecins, des pharmaciens, des chimistes et des étudiants, [electronic resource]Chapitre 173 sur 340 · L’appareil représenté par fa figure · texte numérisé non relu

L’appareil représenté par fa figure

L’appareil, dont la figure 110 indique la disposition, se compose d’une plaque de verre dépoli a, sur laquelle on pose une cloche de verre b , dont

les bords sont rodés et enduits de suif, de manière à avoir un espace hermétiquement clos. Le vase de verre c contient 10 c. c.

d’acide sulfurique normal exactement mesurés avec une pipette ; dans le vase supérieur d, qui repose sur un triangle de verre, en verse 20 c. c. d’urine mélangée avec environ 10 c. c.

de lait de chaux. Le lait de chaux ne doit être ajouté qu’immédiatement avant la mise en place de la cloche.

On abandonne le tout pendant quarante-huit heures, et on titre ensuite l’acide sulfurique avec la solution normale de soude, en procédant exactement comme il est dit § 158, a, p. 319.

Chaque centimètre cube de soude employé en moins correspond a 0gr,017 d’ammoniaque pour la quantité d’urine employée dans 1 expérience.

Si la différence s’élève par exemple à 5 c. c., il y a 5x 0,017 =0Kr, 051 d’ammoniaque dans 20 c. c. d’urine, ce qui lait pour 1000 c. c. d urine :

o.O.il x IDOg __ 96r r;5 d’ammoniaque.

DOSAGE DE LA QUININE

DOSAGE DE LA QUININE DANS l’üRINE, A LA SUITE DE L EMPLOI DE CETTE SUBSTANCE COMME MÉDICAMENT.

Dans certaines circonstances, il peut être intéressant pour le médecin de suivre exactement, dans les traitements par la quinine, l’élimination de ce corps, et notamment de constater si celte élimination augmente ou diminue. Dans les cas de ce genre, on pourra suivre la méthode suivante pour doser la quinine dans l’urine.

Cette méthode repose sur ce fait, que les alcaloïdes en général, la quinine notamment, sont complètement précipités de leurs solutions, même étendues, par ['acide phosphomolybdique (ainsi que par Yacide)phosphotiingstique), et les précipités sont extrêmement peu solubles dans l’eau ainsi que dans l’acide azotique étendu, et ils sont en outre décomposés par une solution étendue de soude avec séparation de l’alcaloïde.

Pratique de l'analyse.

On mélange 50 ou 100 c. c. de l’urine contenant de la quinine avec un peu d’acide azotique, et on ajoute ensuite une solution d'acide phosphomolybdique‘, tant qu’il se forme un précipité. On laisse reposer quelques heures (jusqu’à ce que le précipité se soit entièrement déposé), on décante le liquide clair qui surnage le précipité, on verse ce dernier sur un filtre sans plis aussi petit que possible, on le lave avec de l’eau contenant quelques gouttes d’acide phosphomolybdique, on perce le filtre, à l'aide d’une pipette à caoutchouc, on fait tomber tout le précipité dans un petit gobelet de verre en employant aussi peu d’eau que possible. On ajoute ensuite un peu de lessive de soude concentrée et on chauffe doucement, jusqu’à ce que la couleur, d’abord noir bleu, soit passée au jaune brunâtre et que le précipité de quinine hydraté soit d’un bleu pur. L’ammoniaque, la créatine et l’acide phosphomolybdique entrent en dissolution, tandis que la quinine hydratée : C4wH2iAz1 2OM-Gaq demeure séparée.

Si celle-ci contenait encore un peu du précipité non décomposé, on ajoute encore un peu de lessive de soude, mais en évitant autant que possible un

1 On prépare comme il suit l’acide phosphomolybdique nécessaire pour h précipitation :

on précipite une solution de molybdate d’ammoniaque par le phosphate de soude, on suspend dans l’eau le précipité bien lavé, et on le chauffe jusqu’à complète dissolution avec du carbonate de soude. On évapore la solution à siccité, et on calcine le résidu afin d’expulser entièrement l’ammoniaque. Si dans cette opération l’acide molybdique avait été partiellement réduit, on humecte le résidu de la calcination avec de l’acide azotique, et l’on chauffe de nouveau au rouge faible On chauffe ensuite avec de l’eau, on ajoute de l’acide azotique jusqu’à réaction fortement acide et l’on mélange le résidu sec avec 10 fois son poids d eau. On fillic et on conserve le liquide parfaitement limpide et de couleur jaune d’or dans des flacons bien bouchés, que l’on préserve autant que possible contre l’action des vapeurs ammoniacales.

334 ANALYSE DE L'URINE

grand excès du réactif. On porte ensuite l'hydrate de quinine sur un filtre sans plis, desséché a 100° et pesé, on lave avec aussi peu d’eau que possible, mais complètement (la pompe aérohydrique ou l’appareil à deux ilacons! ligure 2, sont d’un emploi très-utile pour ce lavage, parce qu’ils permettent d’obtenir un lavage complet avec une très-petite quantité d’eau), on dessèche à 100° et on pèse. Cependant comme l’hydrate de quinine n’est pas du tout insoluble dans l’eau fortement alcaline, on retranche du poids trouvé 0«r,003G par chaque quantité de 10 c. c. de liquide filtré et d’eau de lavage.

D’après ma propre expérience, celle méthode est peu exacte, mais elle me semble suffisante pour la pratique, lorsqu’il s’agit seulement de constater une augmentation ou une diminution dans la quantité de quinine éliminée.

On obtiendrait de meilleurs résultats en employant l’acide phosphotungslique ou l’acide phosphovanadique.

1*- — ITrine «les animaux.

Nous nous bornerons à indiquer ce qu’il y a de plus essentiel à connaître sur l’urine des animaux, que l’on emploie pour les recherches physiologiques sur la métamorphose de la matière, etc.

a. — Urine des herbivores.

L’urine des herbivores , notamment celle du bœuf, du cheval, du lapin est généralement trouble et de couleur brunâtre ou jaunâtre; son odeur est désagréable et sa réaction nettement alcaline. On a cependant observé avec certaines espèces de fourrages que l’urine de la vache offrait une réaction acide persistant pendant longtemps. L’urine de la chèvre se distingue d’une manière remarquable de celle des autres herbivores en ce que avec une alimentation composée de fourrages verts elle est toujours parfaitement limpide.

On a trouvé dans l’urine des herbivores les éléments suivants :

Urée, acide hippurique, acide urique (ce dernier a été aussi rencontré dans l’urine de la chèvre, du lapin et du bœuf, ainsi que dans celle du cheval, à côté de l’acide hippurique, mais généralement en faible proportion), oxalate de chaux , créaline et créatinine, acides gras volatils, et parmi les sels inorganiques : chlorure de sodium, bicarbonates alcalins et aie al ino -terreux , mais pas de phosphates ou seulement des traces. Elle eonlient en outre de petites quantités d 'ammoniaque libre.

La préexistence dans l’urine fraîche des acides damolique, damalurique et laurijlique, extraits de l’urine de la vache par distillation, est douteuse, voyez \ 91. Dans certaines circonstances, non déterminées d’une manière précise, l’urine du cheval contient quelquefois, à la place de l’acide hippurique, une substance résineuse azotée, à odeur pénétrante.

UIUNE DES ANIMAUX.

L’urine putréfiée des chevaux et des vaches contient de grandes quantités d’acide benzoïque et de carbonate d'ammoniaque.

Abandonnée à elle-même, l’urine des herbivores se trouble généralement encore plus fortement et dépose des sédiments de carbonate de chaux et de carbonate de magnésie, qui doivent leur production à cette circonstance que les carbonates terreux ne sont maintenus en dissolution, dans l’urine, que par de l’acide carbonique libre, qui se dégage peu à peu dans l’air, lorsque l’urine est abandonnée à elle-même.

Comme l’urine fraîche des herbivores renferme des carbonates, elle fait effervescence avec les acides forts.

Fréquemment, l’ urine du cheval dépose aussi des sédiments d’hippurate de chaux. .Mélangée avec de l'acide chlorhydrique, elle se solidifie en une bouillie cristalline d'acide hippurique.

L’urine des veaux qui 11c tettent plus offre les mêmes caractères chimiques que celle des bœufs. Mais l’urine des veaux qui tettent, c’est-à-dire qui vivent d’une nourriture animale, offre une réaction acide, elle est limpide, jaune clair et contient de Y urée, de Y acide urique et de Yallantdine, de la créatinine, mais pas d’acide hippurique; elle est au contraire riche en phosphate de magnésie et en phosphates alcalins.

b. — Urine des omnivores.

L’urine des omnivores se rapproche plus dans sa composition de l’urine humaine que de celle des herbivores. Elle est généralement limpide ; sa réaction est variable. L’urine du porc contient, outre les éléments de l’urine humaine, du phosphate d'urée et beaucoup d ’indican, fréquemment aussi des carbonates alcalins, elle a alors une réaction alcaline, et elle se trouble par l’ébullition en donnant un dépôt de protocarbonates terreux.

L’urine du chien renferme de l 'urée, de Y acide urique (G. Meissner ), de Yallanloïne, de Y acide kynurique (pas toujours, d’après Meissner), de Y acide hippurique, de la créatine et de la créatinine , de Y acide succinique, de l’mdican, souvent de la cystine, des pigments biliaires et même des traces d’acides biliaires, enfin, outre les sels inorganiques ordinaires, les sels d’un acide sulfure, qui pour les uns ( Sclnniedeberg , Meissner) est de Y acide hyposulfureux, tandis que d’autres ( Sertoli ) ne considèrent pas sa nature comme parfaitement déterminée.

Mélangée et chauffée avec de l’acide chlorhydrique concentré, l’urine du chien se trouble en donnant un dépôt de soufre; chauffée avec du zinc et de l’acide chlorhydrique, elle dégage de l’hydrogène sulfuré.

L’urine du chat contient le même corps sulfuré, dont la présence paraît y être plus constante que dans l’urine du chien ; en outre avec une nourriture animale elle renferme constamment de Y acide urique et de Yallantoïne, avec les éléments ordinaires de l'urine des omnivores.

Un a déjà expliqué avec détails, dans la première partie, comment on recherche qualitativement tous ces éléments.

ANALYSE DE L’UltlNE.

ltelativemenl aux formes cristallines des sédiments de carbonates terreux d liippu rate de chaux qui se déposent dans l’urine des herbivores, nous

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