‹ Traité d'analyse zoochimique qualitative et quantitative; guide pratique pour les recherches physiologiques et cliniques à l'usage des médecins, des pharmaciens, des chimistes et des étudiants, [electronic resource]Chapitre 174 sur 340 · DÉTERMINATIONS QUANTITATIVES · texte numérisé non relu

DÉTERMINATIONS QUANTITATIVES

a. — Dosage de l'urée.

Lorsqu’on veut doser l’urée dans l’urine des herbivores, la méthode de Bunsen (g 149, page 289) ne peut pas être employée, à cause des carbonates et de l’acide carbonique libre renfermés dans celte urine. L’urée doit par conséquent être déterminée d’après lleinlz et Ragslaj (g J 49, a), d’après Boymond (en ayant soin de chauffer préalablement l’urine avec un peu d’acide tartrique, afin de chasser les gaz et de décomposer les carbonates; g 149, c), ou par la méthode des volumes d’après Liebig. Lorsqu’il s’agit d’exécuter des séries de dosages journaliers, en vue d’expériences physiologiques, la dernière méthode est la seule possible. Mais elle a besoin de subir quelques modifications, il faut notamment commencer par éliminer l’acide hippurique, ce que l’on fait en le précipitant par l’azotate de peroxyde de fer.

Méthode de Liebig modifiée par Henneberg, Stohmann et Bautcnberg.

Celle méthode a été imaginée pour l’urine du bœuf.

200 c. c. d’urine de bœuf sont chauffés à l’ébullition dans un ballon suffisamment grand et ensuite mélangés avec un peu d’acide azotique jusqu’à réaction acide faible ; l'acide carbonique est expulsé par ébullition, l’excès d’acide azotique neutralisé par la magnésie calcinée et le liquide abandonné au refroidissement. Celui-là est versé dans un ballon sec, d’une capacité de 220 c. c., et le premier vase lavé avec une quantité d’eau suffisante pour que le liquide et l’eau de lavage s’élèvent dans le ballon jusqu’à la marque. On reverse maintenant le liquide dans le premier ballon, en laissant égoutter aussi complètement que possible, et en agitant on ajoute une solution d’azotate de peroxyde de fer et de l’eau formant ensemble un volume de 50 c. c. Le liquide surnageant l’hippurate de fer précipité ne doit contenir qu’un très-petit excès de sel de fer (ce que l’on reconnaît à l’aide d’un papier de prussiate jaune de potasse). Maintenant on filtre sur un filtre à plis desséché 150 c. c. du liquide dans une éprouvette graduée contenant environ 250 c. c., et munie d’un bouchon de verre, on ajoute un peu de magnésie calcinée et l’on remplit jusqu’au trait 200 avec une solution de baryte (ou à un niveau plus bas ou plus haut, suivant la concentration de l’urine). On agite bien, on fait tomber la mousse en ajoutant quelques gouttes d’éther, on filtre de nouveau et on prend 15 c. c. du liquide filtré

UIUNE DES ANIMAUX.

pour y doser l’urée. Si le liquide a été étendu dans l’éprouvette graduée jusqu’à 200 c. c., cette quantité correspond à 9 c. c. d’urine.

Le reste de l’opération se fait exactement comme il a été dit § 155, e.

Pour préparer la solution d'azotate de peroxyde de fer , nécessaire pour précipiter l’acide hippurique, on dissout du fer dans l’acide azotique, on fait bouillir la solution jusqu’à ce qu’il commence à se séparer des sels basiques, on étend avec de l’eau et on filtre.

La méthode de Liebig n’est pas applicable à la détermination de l’urée dans l’urine de la chèvre ; avec l’urine du chien elle donne des résultats peu exacts, surtout à cause de la présence de la créatine, de l’acide kynurique et du corps considéré comme de l'acide hyposulfureux.

b. — Dosage du chlorure de sodium.

Le dosage du chlorure de sodium dans l’urine du bœuf peut être effectué par la méthode des volumes, d’après Mohr (§ 153, c), ou, d’après Liebig, avec la modification indiquée par Rautenberg (g 153, b).

On emploie pour le dosage du chlorure de sodium la même solution de mercure que pour le dosage de l’urée (voyez page 502), et l’on se sert pour le dosage du sel marin et de l’urée de 15 c. c. de l’urine barytique préparée comme on l'a dit précédemment.

1 c. c. de cette solution de mercure représente 55milliB',3 de sel marin.

X 15 c. c. de l’urine barytique acidifiée avec de l’acide azotique, on ajoute de la solution mercurielle jusqu’à ce qu’on obtienne un trouble persistant, et on lit les centimètres cubes de solution employés. Ceux-ci multipliés par 35,5 donnent en milligrammes la richesse en sel marin de 9 c. c. d’urine (=15 c. c. de mélange). Ils donnent en même temps la correction relative au sel marin que nécessite le dosage de l’urée.

Dans 15 autres centimètres cubes d’urine barytique on dose l’urée au moyen de la solution de mercure, sans acidifier préalablement la liqueur, en ayant soin de maintenir celle-ci constamment neutre par additions successives de petites quantités de carbonate de chaux précipité. Pour produire la réaction finale, on emploie du bicarbonate de soude, comme il est indiqué § 155, b.

Exemple du calcul d'après la méthode de Raulenbery .

-00 c. c. d’urine de bœuf sont traités par l’acide azotique suivant la manière indiquée, 1 acide hippurique est précipité et le dernier liquide filtré est amené au volume de 200 c. c., de telle sorte que 15 c. c. de ce liquide = 9 c. c. d’urine. .Solution de mercure employée jusqu’au trouble persistant. 2,55 c. c. )

Solution de mercure employée jusqu’à la précipitation de (

i l’urée, par conséquent en tout 7,05 t 9,40 c. c.

Correction pour la dilution 0.81 » 510 «

Il reste pour l’urée 0,24 c. c.

1 c. c. de solution de mercure représentait 10milll**-,14 d’urée Par conséquent 6,24 x 10,14= 27 dans 9 c. c. d’urine.

UOilUP-BESANEZ. ANALYSE ZOOCHIJIIQOE.

ANALYSE DE J/UKINE.

' lAftA ,, . , 05/27 x 1000 Arr ,, ,

Dans 1000 c. c. cl urine il y a donc = 7er,05 d uree.

La correction pour la dilution est obtenue par des expériences de contrôle.

Pour chaque centimètre cube de solution de mercure qui a été employé en moins que 30 c. c. (plus exactement 29,6 c. c.) jusqu’à l’apparition de la réaction liliale, il faut retrancher de la quantité totale des centimètres cubes employés :

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