‹ Traité d'analyse zoochimique qualitative et quantitative; guide pratique pour les recherches physiologiques et cliniques à l'usage des médecins, des pharmaciens, des chimistes et des étudiants, [electronic resource]Chapitre 22 sur 340 · ÉVAPORATION ET DESSICCATION · texte numérisé non relu

ÉVAPORATION ET DESSICCATION

L’évaporation des liquides animaux s’effectue comme celle des solutions renfermant des substances minérales; le mieux est de se servir de capsules de porcelaine aussi plates que possible, mais l’opération ne doit être faite à feu nu que dans des cas très-rares, parce que les matières organiques sont très-facilement détruites par une forte chaleur, et l’on ne peut employer cette méthode, sans doute très-rapide et tout au plus convenable dans les recherches qualitatives, que tant que les liquides à évaporer sont encore très-étendus. Mais dans les analyses quantitatives, ainsi que dans les ana* lyses qualitatives, lorsque les liquides sont déjà concentrés, l’évaporation doit toujours être effectuée à une température ne dépassant pas 100°, et l’on peut se servir dans ce but du bain-marie, dont la figure 6 représente la forme la plus simple, ou bien du bain de sable ou du bain d’air. 11 est quelquefois nécessaire d’évaporer des liquides à une température beaucoup inférieure à 100’. Dans ce cas, le mieux est d’employer un bain d’air ou un bain de sable faiblement chauffés.

Enfin, certaines substances ne peuvent être évaporées sans décomposition que si l’on opère dans le vide.

Comme, en général, les substances organiques, mais plus particulièrement celles d’origine animale, se décomposent avec une grande facilité, il faut aussi, lors de leur dessiccation, se maintenir dans certaines limites de température.

1 <u la dessiccation on cherche à enlever aux différentes substances, même lorsqu’elles ont été évaporées , l’eau hygroscopique encore adhérente et qui est retenue très-opiniâtrément surtout par les matières animales; cette opération, tout à fait indispensable dans les analyses quantitatives, a pour but de nous faire connaître exactement quelle est la quantité reelle de la substance sur laquelle nous opérons. Si nous pesions et si ensuite nous soumettions à 1 analyse une substance qui contient encore une quantité c eau tiés-variable, ne taisant pas essentiellement partie de sa coin-

DES OPÉRATIONS CHIMIQUES

position, mais en augmentant le poids, nous obtiendrions, lors du calcul des résultats, des nombres généralement trop faibles, parce que les différents poids trouvés sont calculés sur unequantilè de substance plus grande qu’elle ne l’est réellement, une partie de son poids appartenant à l’eau variable et non essentielle à sa composition. Sans la dessiccation complète de la substance à analyser, on ne pourrait jamais obtenir des résultats exacts et même concordants, parce que la quantité de l’eau bvgroscopique peut, dans différentes circonstances, varier beaucoup pour une seule et môme matière. Enfin, si c’est l’eau propre à un liquide animal dont la quantité doit être déterminée, il faut également l’expulser par évaporation et dessiccation, et en se basant aussi sur les indications données précédemment. Si le résidu n’est pas complètement desséché, son poids sera augmenté par l’eau qu’il

renferme encore, et, par suite, on trouvera un poids trop faible pour l’eau et un poids trop élevé pour la matière solide. Lorsqu on dessèche des substances animales, il faut éviter d’opérer à une température trop élevée avec beaucoup plus de soin que lorsqu’il s’agit d’une évaporation. Comme maintenant l’eau ne peut être complètement transformée en vapeur qu a 100° et qu’un grand nombre de substances organiques commencent à se décomposer dès la température de 120 ou lo0°, il en résulte que la température doit être maintenue, pendant la dessiccation, entre 100 et 120°. On peut très-facilement obtenir cette température constante a l’aide du bain d’air représenté par la figure 7 ; ai est une boite de cuivre lort ; par ou-

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