ÉVAPORATION, DESSICCATION
voi ture c, le thermomètre d fixé dans un bouchon pénètre à l’intérieur de la boite ; e est un support en fil métallique sur lequel sont placées, dans un verre de montre ou un autre vase, les substances à dessécher. L’appareil est chauffé au moyen d’une lampe à alcool ou d’une lampe à gaz. Si l’on se sert de ce dernier mode de chauffage, il est convenable, lorsqu’il s’agit de produire une flamme aussi petite que possible, sans crainte de la voir disparaître, de couvrir l’orifice du bec de la lampe avec un petit chapeau en toile métallique. Mais le régulateur de Kemp-Bunsen, que l’on peut se procurer chez le constructeur Desaga, à Heidelberg, est le moyen à l’aide duquel on arrive le plus sûrement à obtenir des températures constantes.
Le dispositif de bain d’air, représenté par la figure 8, est encore plus simple. La boîte A en cuivre fort est fermée imparfaitement par le couvercle B, qui est muni de deux tubulures. L’une, C, est destinée à recevoir
Fig. a.
le thermomètre B fixé dans un bouchon, E donne issue à la vapeur d’eau qm se dégage. A l’intérieur de la boîte, à peu près à la moitié de sa hauteur, trois pointes métalliques supportent un disque de cuivre muni d'un orifice circulaire et qui est destiné à recevoir le creuset contenant la substance a dessécher. Ce petit appareil peut aussi être chauffé à l'aide d’une lampe à alcool ou d’une lampe à gaz.
Lorsque la dessiccation doit être effectuée en faisant alternativement le vide et en laissant rentrer de l’air sec, et aussi avec le concours de la chaleur, on se sert avec avantage de l’appareil représenté par la figure 9 a est un vase de cuivre fort soudé au laiton et muni supérieurement de deux orifices ; b est un petit tube de verre dans lequel se trouve la sub-
GORUP-BEZANEZ. ANALYSE ZOOCU1MIQUE. 9
DES OPÉRATIONS CHIMIQUES
stance à dessécher, c un thermomètre, d un tube à chlorure de calcium, e une petite pompe à air. Lorsqu’on veut se servir de l’appareil, on chauffe a jusqu’au degré voulu, puis on aspire l’air de b et de d. Au bout de quelques minutes, on ouvre le robinet f, et il rentre de 1 air qui, en passant sur le chlorure de calcium, se dessèche complètement; on fait de nouveau le vide, et ainsi de suite, jusqu’à ce qu’on n’aperçoive plus le moindre dépôt d’humid té dans le tube g, lorsqu’on le refroidit en l’entourant avec du coton imbibé d’éther.
La température la plus convenable pour la dessiccation des matières animales est en général celle de 110°.
Lorsqu’on a affaire à des substances qui se décomposent même sousl influence d’une faible élévation de température, ou qui retiennent 1 eau trèsopiniâtrément, il ne faut pas les dessécher à l’aide de la chaleur ; 1 opération
doit être faite sous le récipient de la machine pneumatique, en présence
d ^our savoir s^ une substance est réellement tout à fait desséchée, il faut la peser après l’avoir abandonnée pendant quelques heures dans 1 appa. e. exsiccateur , puis l’exposer de nouveau pendant quelque £ » » * “ “ dernier, la peser de nouveau, et répéter ces operations tant qu P'
“"L"t t^üUaHon et » la «H**» -s n'avons que peu de
‘Talion, muni d’un réfrigérant de verre, ligure 10, est tenable pour distiller de petites quantités de liqu.des, arnsi que pour elun
l'èiher ou l'alcool des solutions êlhèrees ou alcoolique . '
se dégagent du ballon A se rendent dans le tube c, qm travers un tube de verre B, plus large et maintenu constamment pleine eau '
INCINERATION.
condensent. Un petit ballon de verre sert de récipient. L’eau froide arrive par le tube à 'entonnoir a et l’eau échauffée s’écoule par le siphon b.
Pour la sublimation de l’acide benzoïque, par exemple, l’appareil suivant, figure 11, est tout à fait convenable. Il se compose de deux verres de montre d’égale grandeur et s’adaptant bien exactement l’un sur l’autre; le supérieur doit être plus bombé que l’inférieur, et ils sont maintenus au moyen d une pince à ressort. Lorsqu’on veut se servir de l’appareil, on place la substance à sublimer dans le verre inférieur, on coupe ensuite un disque de papier à filtrer ayant ‘exactement le diamètre des verres, on pose ce disque sur le verre inférieur, on adapte le verre supérieur et l’on fait glisser le tout entre les branches de la pince ; l’appareil étant ainsi disposé, on le place sur la chaudière du bain-marie, qui ici joue le rôle d’un bain d air et qui est munie d’un orifice destiné à recevoir un thermomètre, et l’on
chauffe. La substance à sublimer traverse, sous forme de vapeur le dia pbragme de papier, qui agit pour ainsi dire comme un filtre, et elle se dépose a état cristallin sur la paroi interne du verre supérieur.