‹ Traité d'analyse zoochimique qualitative et quantitative; guide pratique pour les recherches physiologiques et cliniques à l'usage des médecins, des pharmaciens, des chimistes et des étudiants, [electronic resource]Chapitre 220 sur 340 · Recherche de l'oxyde de carbone dans le sang · texte numérisé non relu

Recherche de l'oxyde de carbone dans le sang

A la suite des empoisonnements par l’oxyde de carbone, on peut, en procédant à la recherche aussi rapidement que possible, reconnaître ce gaz dans le sang à l’aide du spectroscope, et au changement de couleur que lui fait éprouver une solution de soude modérément concentrée.

1. Si l’on mélange du sang contenant de l'oxyde de carbone avec un excès de lessive de soude modérément concentrée, il prend une coloration rouge cinabre clair , tandis que le sang ordinaire traité de la même manière se transforme immédiatement en une masse brun noir visqueuse.

2. Si en opérant exactement comme on l’a dit précédemment (§ 12), on place devant la l’ente du spectroscope du sang contenant de l’oxyde de carbone, après Lavoir étendu d’une quantité d’eau suffisante, on obtient deux bandes d’absorption qui ressemblent beaucoup à celles de l’oxyhémoglobine, seulement la bande a (dans le jaune, à droite de la raie I)) se trouve un peu plus vers la raie E. Si on traite un pareil sang par des agents réducteurs, comme 1 e protoxyde d étain , le sulfure d'ammonium (voyez $ 48, page 108), ces bandes d’absorption ne disparaissent pas même au bout de plusieurs jours, et on ne voit pas non plus la bande d absorption 7 de 1 hémoglobine réduite, tandis que si l’on traite l’oxyhémoglobine par les agents réducteuis nommés précédemment, ces bandes d absorption disparaissent tiés-iapidement et sont remplacées par la bande dilluse 7.

ANALYSE QUANTITATIVE DU SANG

,1. Analyse «lu sang avec tous ses éléments.

Plusieurs des méthodes autrefois fréquemment employées pour l’analyse quantitative du sang, comme celles de Scherer , de Becquerel et Rodier , de Figuier al Dumas, reposent en partie sur des hypothèses qui, par suite des progrès rapides de la science, ont été la plupart reconnues inexactes. Nous en dirons autant de la méthode de C. Schmidt, autrefois la plus pa 1 faite pour la détermination des globules ou plus exactement de l’hémoglobine. C’est pourquoi nous 11e donnons dans les paragraphes suivants, pour le dosage des éléments les plus importants, que les méthodes qui, dans 1 état ac-

DOSAGE DE LA FIBRINE

luel de la science, ont été reconnues les plus exactes, et qui en même temps semblent les plus convenables pour les recherches physiologiques et pathologiques. Nous avons surtout en vue le sang de l’homme et celui des mammifères des ordres élevés.

L’analyse du sang se divise en l’analyse du sang avec tous ses éléments et en celle du sérum. Afin d’avoir la matière nécessaire pour ces deux analyses, il est convenable de battre une partie du sang à analyser immédiatement après sa sortie de la veine, afin d’en séparer la fibrine, et d’en laisser une autre partie se coaguler spontanément. On procède exactement comme il est dit dans les paragraphes suivants.

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