DOSAGE DE LA 'FIBRINE
• a. — Méthode de Becquerel et Rodier ,
Dans un petit vase de verre étroit, à parois élevées, dont le poids a été exactement déterminé aveccelui d’une baguette de verre, on recueille environ 50 à 40 grammes de sang ; à l’aide de la baguette, on bat immédiatement le sang au sortir de la veine, jusqu’à ce que la fibrine se soit complètement séparée en une masse fibreuse ou granuleuse, ce qui exige ordinairement de 5 à 10 minutes. Après avoir couvert le vase, on l’abandonne à lui-même a\ee la baguette de verre, jusqu à ce que le sang ait pris la température de l’air, puis on en détermine le poids. Si l’on retranche de ce dernier le poids déjà connu du vase avec la baguette, on obtient le poids du sang employé pour le dusage de la fibrine. Sur une éprouvette ou sur un gobele°t de verre on tend un morceau de toile forte, mais pas trop grossière, et l'on verse pardessus le sang avec la fibrine séparée; le sang défibriné traverse le tissu, tandis que la fibrine reste dessus. Lorsque tout le sang s’est écoulé on rapproche les quatre coins de la to.le, on en forme un petit sac, à l’aide d un fil un peu fort, on lie solidement au-dessus de la fibrine en prenant a précaution de ne comprendre aucune particule de celte substance dans a ligature; on place le tout sous l’eau et oit malaxe avec soin entre les doigts, en renouvelant l’eau fréquemment, jusqu’à ce que ce liquide ne se co o, e p us en rougeâtre. On ouvre le sac, on porte la masse de fibrine, qui est maintenant tout à fait blanche ou tout au plus rougeâtre, sur un verre de montre exactement pesé, et à l’aide d’une pince et en s’aidant d’une loupe on enleve les particules restées sur le tissu pour les réunir à la masse principale. Le verre de montre avec la fibrine est desséché au bain d’air à 0 , jusqu a ce qu il ne perde plus de poids, et l’on obtient ainsi.enretran-
mnnfitè T ' " "T de m0ntre’ celui de la fibrine contenue dans la quantité de sang employée.
ANALYSE DU SANG
v b. — Méthode d'Hoppe-Seyler.
Pour recueillir et battre le sang on se sert d’un petit gobelet de verre, qui peut être fermé au moyen d’une coiffe en caoutchouc munie d’un ajutage. Ce dernier est traversé par le manche d’un petit agitateur en baleine, dont la portion inférieure élargie touche presque le fond du gobelet de verre, lorsque la coiffe est en place.
On commence par peser l’appareil après l’avoir bien desséché. On enlève la coiffe de caoutchouc et l’on recueille dans le vase, immédiatement au sortir de la veine, 50 ou 40 grammes du sang à analyser, on remet la coiffe en place et on bat le sang pendant environ 10 minutes, au moyen de l’agitateur. On laisse complètement refroidir, on pèse et l’on connaît ainsi le poids de l’appareil, plus celui du sang qu’il renferme; la coiffe eu caoutchouc empêche qu’il ne se perde de l’eau par évaporation.
On enlève ensuite la coiffe, on remplit presque complètement le gobelet avec de l'eau distillée, on l’agite fortement, on laisse la fibrine se déposer, on décante le liquide clair qui surnage, dans un autre gobelet de \erre, et l’on ajoute une nouvelle quantité d’eau contenant quelques gouttes de solution de sel marin. On brasse bien et l’on filtre sur un petit filtre desséché à 110°, et pesé. A l’aide d’une pince bien propre, on enlève les particules de fibrine qui adhèrent encore à la baleine et on les porte sur le filtre. On lave la fibrine sur le filtre avec de l’eau pure (en se servant de la pompe aérohydrique ou de l’appareil à deux flacons), jusqu’à ce que l’eau de lavage filtre incolore et que la fibrine elle-même offre tout au plus une couleur rose clair On lave ensuite deux ou trois fois avec de l'alcool bouillant, et on dessèche au bain d’air, à MO ou 120», le filtre avec la fibrine dans l'appareil exsiccateur représenté par la figure 18, p. 25, jusqu a ce qu il ne perde plus de poids.
2. — dosage de l’eau, des substances solides et des sels inorganiques.
On emploie pour ce dosage le sang défibriné que l'on obtient lors du dosage de la fibrine, d’après le $ 1 9ë>, a. ... .
On pèse exactement et aussi rapidement que possible o ou 4 grammes de ce sang, dans une capsule de porcelaine préalablement desséchée c exactement pesée, et on évapore au bain-marie, jusqu'à ce que le résidu soit devenu solide On introduit maintenant la capsule avec le résidu dans le bain d air et on dessèche b 110", jusqu’à ce qu'il ne se produise plus de perle ,1e poids.
Le poids de la capsule, retranché de celui de la capsule plus le résidu, donne le poids du résidu de la quantité du sang défibriné employé pour l’expérience. Par conséquent, pour trouver le résidu tolal du sang, il . ajouter à ce résidu calculé pour 1000 parties de sang, moins la fibrine, le