‹ Traité d'analyse zoochimique qualitative et quantitative; guide pratique pour les recherches physiologiques et cliniques à l'usage des médecins, des pharmaciens, des chimistes et des étudiants, [electronic resource]Chapitre 237 sur 340 · X i UOO · texte numérisé non relu

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= O6'. 5 10 de potassium dans 1000 grammes de sérum.

b. DOSAGE DE l’aCIDE URIQUE.

On ne peut songer que rarement, et seulement dans la goutte et le rhumatisme, à une détermination quantitative de l’acide urique dans le sang. Lorsqu’une pareille détermination doit et peut être exécutée, on procède comme il suit :

On évapore, à sec au bain-marie, une quantité de sérum aussi grande que possible, on pulvérise le résidu, on l’épuise avec de l’alcool bouillant et on le traite ensuite par l’eau bouillante tant que ce liquide dissout encore quelque chose.

L'extrait aqueux, qui doit contenir tout l’acide urique, est concentré à un petit volume, et pendant l’évaporation on enlève continuellement les pellicules qui se forment à la surface du liquide. On ajoute ensuite de l’acide acétique en excès et on laisse reposer pendant 24 ou 36 heures. On porte sur un petit filtre desséché à 100° et exactement pesé les cristaux d'acide urique qui se sont séparés pendant ce temps, on lave avec de l’eau, on dessèche à 100°, jusqu’à poids constant, et l’on pèse. Le poids trouvé moins celui du filtre correspond au poids de l’acide urique.

G. DOSAGE DE l’üRÉE.

ce sang renferme rarement des quantités d’urée assez considérables pour que 1 on puisse songer au dosage de ce principe ; mais lorsque le cas se présente, on emploie une quantité de sérum (ou de sang défibriné) aussi grande que possible et exactement pesée, et on procède de la manière suivante,:

On mélange le liquide avec 3 ou 4 fois son volume d’alcool, d’un poids spécifique de 0,83, on filtre, on lave le précipité avec de l’esprit de vin, on distille l’alcool du liquide filtré et l’on ajoute le mélange barytique employé pour le titrage de l’urée dans Lurine, tant qu’il se forme un précipité. On filtre, on* lave le précipité avec de l’eau, et l’on précipite avec la solution d’azotate de bioxyde de mercure destinée au dosage de l’urée dans l’urine, en ayant soin de ne maintenir que faiblement acide la réaction du liquide filtrépar une addition de carbonate de soude. Le précipité mercuriel est rassemblé sur un filtre, suspendu dans l’eau, après lavage avec ce liquide, décomposé par

ANALYSE DU SANG

l’hydrogène sulfuré et séparé par le filtre du sulfure de mercure ; le liquide filtré est évaporé au bain-marie et le résidu aussi froid que possible est humecté avec de l’acide azotique pur modérément concentré; l’azotate d’urée est desséché par pression entre des feuilles de papier buvard, puis dans le vide en présence d’acide sulfurique et pesé. Le poids de l’azotate durée trouvé sert pour calculer celui de l’urée pure. 100 parties d’azotate d’urée correspondent à 48,78 parties d’urée pure. Celle méthode n’est rien moins qu’exacte, mais dans le cas donné elle l’est encore plus qucle procédé volumétrique de Liebig. La méthode de lleintz et Ragsky, si exacte en d’autres circonstances, ne peut pas non plus être appliquée au dosage de l’urée dans le sang.

[Gréhant dose l’urée dans le sang en se servant de l’extrait alcoolique de ce fluide préparé’de la manière suivante : On reçoit le sang, au sortir de la veine, dans un flacon à l’émeri à large col, préalablement pesé, puis on l’agite assez longtemps pour que la fibrine se sépare, et on ajoute au sang le double de son volume d’alcool à 90 degrés ; après agitation, on abandonne la mélange jusqu’au lendemain, pour que l’alcool coagule complètement l’albumine du sérum et des globules. La bouillie de sang est comprimée à l’aide d’une presse, et le liquide qui s’écoule est reçu dans une capsule de porcelaine. Lorsqu’il ne sort plus rien, on enlève le tourteau (qui retient toute l’hémoglobine, l’albumine et la fibrine coagulée), et on le pulvérise dans un mortier. On lave ensuite la poudre avec un volume d’alcool égal au volume primitif du sang, et en soumettant le mélange à une seconde expression on obtient une nouvelle quantité de liquide. On évapore à sec au bain-marie les liquides alcooliques réunis, et l’on a un extrait jaunâtre, renfermant l’urée, des sels et quelques matières extractives. On dissout ce résidu dans l’eau, et l’on dose l’urée dans la solution par le réactif de Millon , à l’aide de la pompe à mercure (Voy. § 149, c, 2, p. 292).

Cette méthode donne des résultats très-exacts, et l’on peut opérer sur une quantité de sang assez faible, 25 grammes par exemple.]

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