‹ Traité d'analyse zoochimique qualitative et quantitative; guide pratique pour les recherches physiologiques et cliniques à l'usage des médecins, des pharmaciens, des chimistes et des étudiants, [electronic resource]Chapitre 242 sur 340 · ANALYSE PHYSIOLOGIQUE · texte numérisé non relu

ANALYSE PHYSIOLOGIQUE

Si, en outre, on dose la fibrine du sang, puis les matières albuminoïdes du sérum d’une portion de sang abandonné à coagulation spontanée (d’après le g 191), b ), on est en possession de tous les éléments nécessaires [tour la détermination de la teneur du sang en globules humides.

Si l’on calcule, d’après les matières albuminoïdes du sérum, la proportion du sérum du sang, on connaît, en ajoutant au sérum la richesse en fibrine du sang, la teneur du sang en plasma, et en retranchant le poids du plasma de celui du sang entier, on a le poids des (/lobules humides.

Pour exécuter ces déterminations, on recueille le sang immédiatement au sortir de la veine en quatre portions séparées, que nous nommerons a , b, c et d.

a. Environ 50 à 50 c. c. de sang sont recueillis dans un gobelet de verre que l’on couvre ensuite avec une plaque de verre; on pèse le vase après refroidissement, et on détermine le poids de l’hémoglobine plus celui des matières albuminoïdes du sang, d’après le g 199, b.

b. 20 à 50 c. c. de sang sont recueillis dans un appareil à fibrine, puis exactement pesés, et la fibrine est dosée d’après le g 195, b.

c. Dans un autre appareil à fibrine on reçoit également 20 à 50 c. c. de sang, que 1 on bat et que l’on pèse après refroidissement; on y ajoute 10 volumes d’un mélange de 1 volume d’une solution concentrée de sel marin et de 9 volumes d’eau, on laisse reposer douze à vingt-quatre heures, et lorsque les corpuscules sont entièrement précipités, on décante le liquide parfaitement clair. On lave encore une ou deux fois les globules avec un volume de solution de sel marin égal au liquide décanté, on laisse reposer quelques heures, on décante de nouveau le liquide clair qui surnage, puis on précipite avec un excès d’alcool les globules, la fibrine et le reste de l’eau de lavage qui ne poui rait p;$ être décanté sans perte, et l’on dose les matières albuminoïdes plus riïémoglobine d’après le g 199, b.

d. On recueille la quatrième portion du sang, environ 50 c. c., dans un gobelet de verre un peu plus large ou dans une capsule de porcelaine; après avoir couvert le vase, on laisse le sang se coaguler spontanément. Lorsque le caillot s’est bien séparé et que l’on a exprimé le sérum, on décante ce dernier avec précaution, et dans une portion pesée du sérum, environ 50 ou

40 grammes, on détermine le poids des matières albuminoïdes d’après le g 199, b. 1

L application de cette méthode, théoriquement irréprochable, se trouve eauioup restreinte, parce qu’il n’y a que les corpuscules du sang de certaines classes animales qui, mélangés avec une solution de sel marin se déposent assez rapidement et entièrement, pour qu’il soit possible d’en effectuer

nnwn',u‘0n “T'41® Pa 1 Jdùcanlalio» • «est pourquoi le procédé est surtout convenable pour le sang des oiseaux, des reptiles et des poissons, mais il

ne leussil pas avec le sang des ruminants et du porc ; d'après Hoppe-Sevler, est généralement applicable au sang de l'homme, mais pas toujours/

ANALYSE DU SANG

Exemple du calcul.

1000 grammes de sang entier ont donné 203«r,41 hémoglobine + matières albuminoïdes.

1000 grammes de globules ont donné 165,r,52 hémoglobine + matières albuminoïdes.

203‘r,41 — ! ’3gr,52 = 59,89 matières albuminoïdes du sérum de 1000 grammes de sang.

1000 grammes de sang entier ont donné 5Br,95 fibrine.

1000 grammes de sérum ont donné 82fr,89 matières albuminoïdes.

82,89 matières albuminoïdes correspondent à 1000 de sérum, à combien correspondront 39*r,89 ?

481«r,24 de sérum dans 1000 grammes de sang.

48tsr,24 sérum + 5er,93 fibrine = 485sr,17 plasma dans 1000 grammes de sang. 1000 grammes sang — 485Br,17 plasma = 514fr,83 de globules humides dans 1000 grammes de sang.

CALCUL nu POIDS DES GLOBULES HUMIDES, d’aPRÈS BOUCHARD.

[La méthode proposée par Bouchard est basée sur ce fait, qu’une solution de sucre de canne d’un poids spécifique de 1,026 ne déforme pas les globules et ne dissout sensiblement aucun de leurs principes.

On recueille dans une capsule une certaine quantité de sang (20 grammes), on laisse le liquide se coaguler spontanément; au bout de douze à vingtquatre heures, on décante le sérum et on y détermine la proportion des matières albuminoïdes. Dans le caillot on dose la fibrine.

D’autre part, on laisse coaguler une quantité de sangégale à la première et recueillie dans une dissolution de sucre de canne (densité = 1,026) ayant un poids déterminé P (10 grammes), et après douze à vingt-quatre heures, on dose les matières albuminoïdes contenues dans 1 gramme du sérum sucré.

Si l’on représente par R la richesse de 1 gramme de sérum pur en matières albuminoïdes, par IV celle de 1 gramme de sérum sucré, et par x le poids inconnu du sérum total de chacune des deux portions de sang, les matières albuminoïdes contenues dans la totalité du sérum pur sont égales à Rxa:. Le poids du sérum sucré est #-f-P, sa richesse en matières albuminoïdes est égal à IV pour 1 gramme ou à (.ï^-P)Xll, pour la totalité. Comme maintenant, d’après le principe sur lequel repose la méthode, la proportion des corps albuminoïdes du sang additionné d eau sucrée na pas changé (elle est égale par conséquent à celle qui se trouve dans le sang pur), nous aurons :

(*-fP) x H' = h x æ

ANALYSE DES GAZ DU SANG

d’où

PxR' R — R''

On connaît donc le poids du sérum de 20 grammes de sang et celui de la fibrine qu’ils renferment. (dosée dans le caillot du sang pur). On a par suite le poids sérum plus fibrine ou le poids du plasma de 20 grammes de sang, et par différence celui des globules humides. Il suffit maintenant de rapporter ces résultats à 1 000 par le calcul.

Exemple du calcul.

Les matières albuminoïdes contenues dans 1 gramme de sérum du sang pur sont égales à 0Er,0415 ; le caillot du même sang renferme Qtr,078 de fibrine.

1 gramme de sérum sucré contient Or,U2ü5 de matières albuminoïdes. Le poids de la*6olution de sucre ajoutée à la deuxième portion de sang est égal à 10 grammes.

. Les matières albuminoïdes de la totalité du sérum pur sont donc égales à 0^,0-415 x x ; le poids du sérum sucré est x + 10, sa richesse en matières albuminoïdes est, égale à 0sr,0205 pour 1 gramme ou à (x + 10) x 0,r,0205 pour la totalité ; nous aurons donc :

Le poids du sérum de 20 grammes de sang est donc égal à 8«r,7G0 ; en ajoutant ce poids a celui de la fibrine, on a le poids du plasma : 9,760 + 0,078 = g«*,858, et le plasma retranché du sang complet donne le poids des globules humides :

T 10rr»16,2 ; enfin, en multipliant ce nombre par 50, on obtient oOX^-10 pour le poids des globules humides de 1000 parties de sang.]

w — Analyse des gnr du sang.

[Mcignus a démontré d’une manière positive, en 1857, que le sang contient en dissolution de l’oxygène, de l’azote et de l’acide carbonique, gaz qui peuvent etre déplacés par une diminution de pression ou un courant gazeux. Apres Magnus, Lothar Meyer, Ludwig, Setschenow, Schôffer, Preuer P/%er, Estor et Saint-Pierre, CL Bernard , Gréliant, Schützenberqer et

hin 86 T* °CCU$éS C!e ranaIySe d6S Saz du sa»S ét ont proposé dans ce but differents procédés dont nous allons indiquer les principaux.]

0OSAGE DE L’OXYGÈNE, DE l’aZOTE ET DE LACIDE CARRONIQUE DU SANG.

[1. Méthode de Magnus. — Magnus extrait les gaz du sang de la manière sui-

contact de e" ra&ltant avec mercure à l’abri du

< , puis on le fait passer, sur une cuve cà mercure, dans une cloche munie

ANALYSE DU SANG

i irie a

supérieurement d’un robinet et surmontée d’un tube de verre long et étroit, l’err sa partie supérieure et pourvu lui-même d’un robinet à sa partie intérieure. La cloche avec son contenu est plongée dans une petite cuvette pleine de mercure et le tout est placé sur la platine de la machine pneumatique, puis recouvert d'une grande cloche munie supérieurement d’un orifice, par lequel sort le tube destiné à recueillir les gaz. (le dernier étant plein de mercure et les deux robinets fermés, on lait le vide ; le mercure s'abaisse dans la cuvette et dans la cloche intérieure, et les gaz du sang se dégagent tumultueusement en faisant mousser le liquide; quand la mousse est lombée, on ouvre les robinets, et le tube se vide de mercure. On laisse alors rentrer lentement l’air dans la grande cloche, et le niveau du mercure s’élève dans la petite; quand le sang atteint le premier robinet, on ferme celui-ci et l’on fait de nouveau le vide ; une nouvelle portion de gaz s’échappe du sang et on la refoule dans le tube en ouvrant de nouveau les robinets et laissant rentrer l’air; on recommence ainsi plusieurs fois, on enlève le tube, après avoir fermé son robinet, et l’on soumet à l'analyse les gaz qu’il renferme.

2. Méthode de Lothar Meyer. — L. Meyer chauffe le sang avec de l’eau et recueille dans le vide les gaz dégagés. L’appareil dont il se sert se compose d’un ballonmnmi d’un long col gradué, qu’à l’aide d’un gros tube en caoutchouc on met en communication avec un tube à boule, qui communique lui-même avec un autre tube destiné à recueillir les gaz et dont l’extrémité peut èire fermée à l’aide d’un tube de caoutchouc et d’une pince à vis ; au moyen de deux autres pinces semblables, on peut à volonté interrompre ou rétablir la communication entre le ballon et le lube à boule, et entre ce dernier et le tube collecteur.

L’opération se fait de la manière suivante : le ballon, rempli d’eau bouillante parfaitement privée d’air, est hermétiquement fermé et renversé dans un vase contenant de l’eau bouillie. Quand il est refroidi, on enlève la plus grande partie de l’eau du col à l’aide d’un siphon, et on la remplace rapidement par du sang. Dans ce but, on fait arriver au-dessous du niveau de l’eau dans le col un petit tube de caoutchouc en communication avec unecanule d’argent munie d’un robinet; l’extrémité supérieure de cette canule est engagée directement dans la veine ou l'artère d’un animal ; après avoir laissé la canule et le tube de caoutchouc se remplir de san$, on fait écouler de ce liquide environ 50 c. c., qu'il est facile de mesurer en lisant la division à laquelle s'arrête la colonne liquide, avant et après l’arrivée du sang dans le ballon. On achève ensuite de le remplir avec de l’eau bouillie et on le terme en serrant la pince à vis sur le tube de caoutchouc. Dans rextrémité libre de ce dernier, on engage alors le tube à boule, qu’on remplit à moitié d’eau bouillie et à l’extrémité duquel on ajoute ensuite le tube collecteur. L’appareil étant ainsi disposé et incliné de manière a ce que le ballon occupe le point le plus bas, on fait bouillir vivement l'eau du tube à boule, eu chauffant à l’aide d’une lampe; au bout de dix minutes et quand la vapeur s èchappe à plein jet par l’orifice ouvert du tube collecteur, on ferme cet orifice à l'aide d'une pince à vis et l'on enlève immédiatement la lampe. Le vide est ainsi lait dans l'appareil. On laisse refroidir, et, après avoir ouvert la communication entre le tube à boule et le ballon, on chauffe doucement le contenu de ce dernier. Au bout d une demi-heure d’ébullition tous les gaz se sont dégagés; il ne reste plus maintenant qu’à confiner ces derniers dans le tube collecteur, et à cet effet, on conduit 1 ébullition de telle sorte que la vapeur produite, qui se trouve en partie retenue dans e ballon, à cause de l'inclinaison de celui-ci, Tasse monter le liquide du tube a boule jusqu'à son point de jonction avec le lube collecteur. A ce moment, on ferme la communication entre le ballon et le tube à boule, puis on fait bouillir 1 eau de ce dernier; l’ébullition en chasse dans le lube collecteur une petite quantité que 1 on ta. bouillir pour la refluer dans la boule, puis à l’aide d’une pince a vis on mterromp la communication entre le tube à boule cl le tube collecteur, ou se trouvent ainsi

ANALYSE DES GAZ DU SANG

enfermés les gaz libres du sang. On recommence ensuite les mêmes opérations, après avoir introduit dans le ballon quelques fragments d’acide tartrique, afin de dégager et de recueillir l’acide carbonique combiné dans le sang, qui a déjà abandonné les gaz simplement dissous.]

[5. Extraction des gaz du sang à l'aide de la pompe pneumatique à mercure*. — Celte méthode, d’une application plus facile que les précédentes, a été employée successivement par Ludwig, Setschenow, Schôffer, Pflüger et Gréhant; elle est maintenant adoptée parla plupart des physiologistes.

L’appareil recommandé par Gréhant pour l’extraction dés gaz du sang ne

Fig. 121.

diffère de celui qu’il emploie pour le dosage de l’urée (voy. 8 149 c, p. 292) que parce que le simple tube est remplacé par le ballon AB (fig. 121)" On

, ,abord.le vide ‘‘,bso'u dans l’appareil rempli d’eau distillée et placé dans la position AB; on immerge le ballon B', dans la seconde position dans un bain d eau chauffée à 40». Le robinet fi de la pompe est enveloppé

rempli’d’eau'11 Ca<H"chouc (l,on rePréseilté la figure) constamment

1 Voyez pour la description de cet appareil § 149, c. 2, page 291.

GOKUP-BESANEZ ANALYSE ZOOC11IMIQUE.

ANALYSE DU SANG

I’oiu' extraire les gaz du sang artériel d’un lapin, par exemple, on découvre 1 artère carotide, on lie le bout périphérique du vaisseau et on place une ligature d attente sur le bout central de l’artère, on incise la paroi avec des ciseaux, on engage dans l’artère l’extrémité légèrement étranglée d’une petite canule de verre mince, puis avec un til ciré on lie le vaisseau sur la canule, dont 1 extrémité libre porte un tube de caoutchouc solidement fixé et fermé par un fragment de baguette de verre. On prend alors une seringue de verre, on ajoute au-dessus du piston une petite colonne d’eau, afin d’empêcher l’air de pénétrer au-dessous du piston dans la seringue tenue verticalement. Celle-ci se termine par une canule de verre qui peut s’engager ù frottement dur dans le tube de caoutchouc fixé au tube t (fig. 121) préalablement rempli de mercure. On délie le fil placé sur le bout central de l'artcre, on fait écouler un peu de sang, et aussitôt on engage dans le tube de caoutchouc la canule de la seringue absolument vide d’air, mais contenant un peu d’eau; dès qu’on soulève le piston, le sang monte dans la seringue et même la pression du sang fait à elle seule monter le piston, s’il est suffisamment mobile. La seringue remplie, on ferme avec la baguette de verre le caoutchouc qui communique avec l’artère. La canule de la seringue est immédiatement engagée dans le caoutchouc fixé au tube t , et le robinet de la pompe étant tourné convenablement, le sang passe immédiatement dans l’appareil à extraction, le piston étant poussé par la pression atmosphérique qui agit sur sa face supérieure.

Dès que le sang pénètre dans le vide, il donne immédiatement de la mousse qui remplit tout l’appareil; on enlève le caoutchouc fixé au tube t , puis, tournant le robinet, on fait passer d’abord un peu de mercure de la petite cuve dans l’appareil à extraction; ce métal chasse le sang qui reste dans le robinet et dans le tube horizontal, et va se rendre dans le ballon; on attend quelques minutes, la mousse crève et le liquide qui en provient tombe dans le ballon B' ; si la mousse persiste trop longtemps dans la partie A' du tube, il suffit de chauffer légèrement ce dernier à l’aide d’une lampe ù alcool pour la faire disparaître à l’instant. Une cloche graduée pleine de mercure est disposée' au-dessus du tube t, et en manœuvrant convenablement la pompe, on y fait passer les gaz extraits du sang; ce liquide entre en ébullition rapide, et la mousse qui se forme vient crever au contact des parois du tube qui sont constamment refroidies par le manchon M, traversé par un courant d’eau froide. Le vide absolu ayant été obtenu, on note le volume des gaz rassemblés dans la cloche, puis, enlevant celle-ci, on inlroduit dans l’appareil, par un petit entonnoir fixé sur le tube t , une solution d acide Lutrique; il se dégage une nouvelle quantité de gaz (acide caibonique combiné) que l’on reçoit dans une deuxième cloche, et dont on note également je volume. Il ne reste plus maintenant qu’à faire 1 analyse des gaz obtenus.

Celte opération doit être laite dans une cuve à mercure profonde. La cloche graduée est d’abord maintenue complètement immergée dans le mercure, afin que les <raz prennent exactement la température du métal. On lit le volume total des gaz, e niveau du mercure étant le même en dedans et en dehors ; puis on introduit dans a

ANALYSE DES GAZ DU SANG. 403

cloche un petit morceau de potasse, qui absorbe l'acide carbonique, et on note ce qu n reste de gaz. On absorbe l’oxygène en introduisant dans la cloche un centimètre cube environ d une solution aqueuse concentrée d’acide pyrogallique; on agite vivement et quand le volume gazeux cesse de diminuer, on porte la cloche dans un vase plein d eau en la fermant avec le pouce ; on laisse tomber le mercure dans le liquide, et on ht le volume de l’azote restant. En retranchant du volume total le volume qui reste apres l’absorption de l’acide carbonique par la potasse, on obtient le volume de ce dernier gaz, et le volume de l’azote retranché de l’acide carbonique l’oxygène (qui restaient après le traitement par la potasse) donne le volume de l’oxygène. °

Le volume du gaz recueilli dans la deuxième cloche (qui a été dégagé par l’actiou de 1 acide lartrique sur le sang) est mesuré avec les mêmes précautions : il est ordi-

carbonfqnue°°mP étement absorbable par la Potasse> c’est par conséquent de l’acide

«inn°7™Tir (le,S resul.tats comparables, il est nécessaire de ramènera 0° et à la pres-

midité6 il faut^rT d° g:iZ.oblenus’ et comme ces gaz sont en outre saturés cfhuiU il faut calculer aussi ce que deviennent leurs volumes, si on les suppose

complètement secs. Cette correction se lait facilement à l’aide de la formule :

dans laquelle V t est le volume de gaz mesuré à la température t, /'étant la tension de la yapeur d’eau à cette température, H la pression atmosphérique et a le coefficient de dilatation cubique des gaz égal à 0,005G7 ; Vo le volume du 4z cornge, c est-a-dire le volume du gaz sec à 0" et à la pression de 7G0. °

Exemple du calcul.

^Le volmne des gaz dégagés par 28,8 c. c. de sang artériel de lapin, est égal à

Apres l’absorption de l’acide carbonique par la potasse, il est resté 5 4 c c de <nz et apres 1 absorption de 1 oxygène par l’acide pyrogallique, on n’a plus trouvé oué 0,4 c. c. de gaz, qui est de l’azote ; nous aurons donc : P 1U6

~7‘-'l== 'J0-'1 c. c. d’acide carbonique,

■j.i 0.4= 3.0 » d’oxygène,

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