‹ Traité d'analyse zoochimique qualitative et quantitative; guide pratique pour les recherches physiologiques et cliniques à l'usage des médecins, des pharmaciens, des chimistes et des étudiants, [electronic resource]Chapitre 250 sur 340 · ANALYSE DES LIQUIDES SÉREUX · texte numérisé non relu

ANALYSE DES LIQUIDES SÉREUX

cependant être séparés par filtration, bien rpie avec beaucoup de difficultés. Mais si l’on mélange le pus avec des solutions étendues de sulfate de soude ou d’azotate de baryte, ils se -déposent plus rapidement et se laissent plus facilement séparer par le liltre.

Si l’on fait bouillir le sérum du pus limpide et jaunâtre, il se sépare un abondant coagulum d 'albumine de sérum , mais il contient encore une matière albuminoïde, que l’on peut précipiter du liquide séparé par filtration du coagulum albumineux en y ajoutant beaucoup d’eau et un peu d’acide acétique; cette substance se comporte comme la myosine en présence de l’acide chlorhydrique étendu et de la solution de sel marin.

On a trouvé quelquefois dans le sérum du pus de la chondrine et de la gélatine. Si l’on veut rechercher ces deux combinaisons, on emploie le liquide séparé par filtration de toutes les matières albuminoïdes et l’on procède d’après les §§ 54 et 55.

Les cellules du pus renferment de la cholestérine, de la lécithine, des matières grasses et des matières albuminoïdes.

Dans le pus bleu et dans les pièces de pansement colorées en bleu par le pus, se trouve une matière colorante bleue, nommée pyocyanine, que l on extrait de la manière suivante. On épuise avec de l’eau légèrement ammoniacale les pièces de pansement, on agite la solution bleue ou verte obtenue avec du chloroforme, on laisse évaporer la solution chloroformique, on traite de nouveau le résidu par le chloroforme et l’on répété encore une fois ces opérations. On traite maintenant le résidu par l’acide chlorhydrique,, qui paraît former une combinaison rouge avec la pyocyanine, on abandonne celte solution à l’évaporation spontanée, on épuise de nouveau le résidu par le chloroforme, qui dissout les substances étrangères et laisse la combinaison chlorhydrique de la pyocyanine. On broie celle-ci sous une couche de chloroforme avec un peu de baryte caustique; la pyocyanine se dissout dans le chloroforme et reste après l’évaporation de celui-ci sous forme de cristaux bleus. On obtient plus rapidement la pyocyanine de la manière suivante : on épuise avec de 1 eau les pièces de pansement, puis on agite avec du chloroforme et l’on enlève à ce liquide la matière colorante par de l’eau acidulée avec de l’acide sulfurique, qui rend la dissolution rouge; après neutralisation par le baryte, le liquide redevient bleu et abandonne au chloroforme la pyocyanine, qui cristallise après évaporation du dissolvant. Relativement aux propriétés' de ce pigment, nous renverrons au g 128 (page 247).

Abandonné pendant longtemps au contact de l’air, le pus entre quelquefois en fermentation acide, il se forme des acides gras volatils et non volatils, ainsi que de la leucine et de la tijrosine. Le pus de mauvaise natui e se puti ifie rapidement et il renferme alors du carbonate d ammoniaque, du su I fuie d'ammonium et du phosphate ammoniaco-magnésien.

Si l’on évapore du pus à siccilô, si l’on épuise le résidu par 1 éther, puis par l’alcool et si on fait bouillir avec de l'eau, puis, si l’on précipite la solution aqueuse par l’acétate de plomb basique et si l’on épuise par l’alcool

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