Dosarje des sels fixes
On emploie pour ce dosage une partie du résidu biliaire obtenu en \ , lorsqu’on a évaporé une quantité suffisante de bile pour obtenir avec une portion de ce résidu-une quantité de cendre pondérable et susceptible d’être décomposée en ses éléments. S’il n’en est pas ainsi et si l’on a suffisamment de bile, on en évapore à sec une quantité pesée exprèspour la détermination des sels fixes et, dans les deux cas, on procède à l’incinération du résidu exactement comme on l’a dit pour le sang et l’urine. La séparation des sels solubles des sels insolubles, ainsi que la détermination de chaque sel en particulier, s’effectue de la même manière.
6. — Dosage du résidu solide, de la mucine , des acides biliaires, de la graisse, de la cholestérine et de la lécithine, d'après Hoppe-Seijler.
20 ou 30 grammes de bile sont exactement pesés dans une capsule tarée, puis évaporés ; le résidu est desséché à 110°, jusqu’à ce qu’il ne diminue plus de poids, et le résidu solide et l’eau sont trouvés comme en 1.
a. Le résidu est ensuite épuisé par l’alcool absolu, la solution obtenue est filtrée sur un filtre desséché à 110° et pesé, la portion non dissoute est portée sur le filtre et lavée avec de l’alcool, jusqu’à ce que ce liquide ne dissolve plus rien. Le résidu insoluble : mucine avec un peu de pigment et sels insolubles, est desséché sur le filtre à 110° et pesé, et, après soustraction du poids du filtre, on obtient le poids des éléments que l’on vient de nommer.
Si l’on connaît la teneur en cendre du filtre, ou si ce dernier a été fait avec du papier suédois exempt de cendre, on peut inciuétet le îésidu dans une capsule de platine, et 1 on a ainsi le poids des sels insolubles.
b. Le liquide filtré alcoolique, réuni avec l’alcool employé pour le lavage, est réduit au bain-marie à un petit volume ; on le verse ensuite dans une éprouvette en ayant soin de faire tomber les dernières portions avec un peu d’alcool, puis ou le mélange avec un grand excèsd éther etonlaisse reposeï
ANALYSE QUANTITATIVE DE LA BILE. 453
pendant quelques jours, jusqu’à clarification complète. Le dépôt formé pendant ce temps contient les sels des acides biliaires , tandis que la cholestérine, la lécithine et la graisse passent dans la solution éthérée.
c. On verse la solution éthérée dans un ballon, on lave une ou deux fois avec de 1 éther qu 011 réunit ensuite au contenu du ballon, on distille au bain-marie en refroidissant bien, on évapore à sec le résidu dans un petit gobelet de verre pesé, on dessèche dans le vide en présence d’acide sulfurique, jusqu a poids constant, et l’on obtient ainsi, après soustraction de
poids du gobelet de verre, celui de la cholestérine, de la c/raisse et de la lecithine.
d. Pour séparer ïa choléstèrine de la graisse et de la lécithine, on arrose le résidu daus le gobelet de verre avec une solution de potasse caustique dans 1 alcool absolu, on fait bouillir doucement le mélange au bain-marie pendant une couple d heures et on évapore l’alcool. Sous l’influence de ce raitement, les graisses et la lécithine sont saponifiées, tandis que la choestennen est pas altérée. Le résidu mélangé avec une quantité d’eau pas trop
aible est ensuite agité à plusieurs reprises, dans un flacon bouché, avec de 1 ellier, qui dissout la choléstérine. Les extraits é.hèrés réunis sont dis-
inf ZLu2qUe * najeUre Parüe dG léther a Passé à la distillation, on mti ocuil le résidu dans un petit gobelet de verre, on lave le vase avec un
peu d alcool et d etlier, on verse ce liquide dans le gobelet, on évapore
ensuite au bain-marie et la choléstérine reste mélangée avec un peu de sa-
n , ce dernier peut etre lacileinent éliminé en lavant le résidu avec un peu
eau. La choléstérine, alors assez pure, est desséchée à 100° et pesée En
retranchant le poids du gobelet de verre, on obtient celui de Z cholé-
t une, e si 1 on^retr anche celle-ci du poids de la lécithine plusla caisse
élerminéeS COlleCliïement- “ « <*'»i ^ graisse
dfiaCideSJbiliaires oblenu e" b Par précipitation avec un excès d etliêr, est dissous dans un peu d’alcool, la solution est versée coin
pltle.nent dans une petite capsule de porcelaine tarée, puis évaporée au ain-marie, et le re.idu est desséché au bain d’air à 110'’ jusqu’à ce
qu il ne perde plus de poids. En retranchant le poids de la caosulVon^hr ? ce, u, des sels ,UsaMes bUiaim (laurocMJes
^ «fs glycocliolique e, tauroebo- 0 litre, est extrêmemen clSaZ P 1 abn <le lollle ob “tion et qui, en
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résultats peu certains. Elle est biisée sur iVprindpe'suiî,' î.r'les'" ? dl|"ne deS tique et taurocliolique, bouillis iver> a,. h SVîvant ‘ es acides glycocho-
acide cholalique, taurine et «lycocolle mais Pn?8’’80 < “0,ll,“lse"1 entièrement en pas altérés si fou contint C' ‘ “de <*<«<- ne sont
pilé par l’éther est à peu près insoluble dans r JM ‘nS<S 61 <lclde cllo|alique préci-
par p“rzr,adde c"oiai,que' zsat
UEZANEZ. ANALYSE ZOOCHIMIQUE.
434 ANALYSE DES SUCS DIGESTIFS
lion cristallisée et soluble dans 1 eau en le traitant par l’éther, on lave avec de l’eau, on dissout dans l’alcool, on dessèche et on pèse l’acide cholalique cristallisé. Dans la solution aqueuse contenant de l’acide chlorhydrique, que l’on a séparée par tiltration de 1 acide cholalique précipité, on dose le soufre sous forme de sulfate de baryte, par iusion avec du carbonate de potasse et du salpêtre. Comme le soufre ne provient que de la taurine (de l’acide taurocholique), on connaît ainsi la quantité de l’acide taurocholique et celle de l’acide cholalique qu’il a fourni. Si la quantité de l’acide cholabque ainsi déterminée est plus grande que celle trouvée directement, l’excès correspond a 1 acide glycocholique. 100 parties de sulfate de baryte représentent 220,80 parties d acide taurocholique, 100 parties d’acide taurocholique correspondent à 79,22 parties d’acide cholalique et 100 parties d’acide cholalique représentent 113,98 parties d'acide glycocholique.
L’essai polarimétrique permet de contrôler cette méthode analytique. Si a représente en degrés la rotation observée pour la lumière jaune avec une couche liquide épaisse de 1 décimètre, et m la richesse calculée en acide taurocholique, la teneur n du liquide en acide glycocholique est :
25ü,5 est le pouvoir rotatoire spécifique de l’acide taurocholique combiné à la soude en solution alcoolique, pour la lumière jaune, 27°o celui de l’acide glycocholique.