‹ Traité d'analyse zoochimique qualitative et quantitative; guide pratique pour les recherches physiologiques et cliniques à l'usage des médecins, des pharmaciens, des chimistes et des étudiants, [electronic resource]Chapitre 284 sur 340 · ANALYSE QUANTITATIVE DU SUC GASTRIQUE · texte numérisé non relu

ANALYSE QUANTITATIVE DU SUC GASTRIQUE

Le dosage de l 'eau, des matières solides, et des sels inorganiques est exécute exactement comme il a été dit pour les liquides séreux, la salive eïc en est de meme pour la séparation des sels inorganiques. C’est pourquoi nous nous bornerons aux indications suivantes : ' P°UrqU01

ANALYSE DES SUCS DIGESTIFS

I . — Dosage de l’acide chlorhydrique libre , d'après C. Schmidt.

On acidifie avec de l’acide azotique une quantité pesée de suc gastrique pur, préalablement filtré, et l’on précipite tout le chlore sousformede chlorure d’argent. On rassemble le précipité sur un filtre dont on connaît la teneur en cendre, on le lave bien d’abord avec de l’eau acidulée à l’acide azotique, puis avec de l’eau pure, on le dessèche jusqu’à ce qu’il commence à fondre et on le pèse. Avec le poids du chlorure d’argent obtenu on calcule celui du chlore.

On réunit le liquide filtré et l’eau de lavage, on précipite l’excès d’argent par l’acide chlorhydrique, on filtre pour séparer le chlorure d’argent, on évapore à siccité le liquide filtré, on carbonise le résidu et l’on dose dans la cendre la chaux, la magnésie, la potasse, la soude, l’acide sulfurique et l’acide phosphorique, d’après les règles de la chimie analytique.

On emploie une aulre partie du suc gastrique pour le dosage de l’ammoniaque et l’on sesertdans ce but de la méthode décrite pour l’iiri ne § 1 65, b. On combine ensuite les acides sulfurique et phosphorique trouvés à la potasse, à la soude, à la chaux, etc., et le reste au chlore, et l’on obtient ainsi constamment un excès de chlore que l’on transforme par le calcul en acide chlorhydrique libre.

Cette méthode très-compliquée suppose une grande habitude dans la pratique des analyses quantitatives, que l’on ne rencontre que chez le chimiste de profession, aussi ne donne-t-elle de bons résultats que lorsqu elle est appliquée par ce dernier. Du reste, comme la présence de 1 acide chlorhydrique libre dans le suc gastrique a été déterminée une fois pour toutes par cette voie, et que la teneur de ce liquide en acide chlorhydrique est très-variable et sous la dépendance de nombreuses conditions imparfaitement connues, son dosage n’offre pas une valeur pratique particulière, et nous n’avons décrit la méthode, sans entrer dans tous ses détails, que pour mettre en évidence les hypothèses sur lesquelles elle repose.

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