‹ Traité d'analyse zoochimique qualitative et quantitative; guide pratique pour les recherches physiologiques et cliniques à l'usage des médecins, des pharmaciens, des chimistes et des étudiants, [electronic resource]Chapitre 34 sur 340 · MÉTHODES OPTIQUES · texte numérisé non relu

MÉTHODES OPTIQUES

Deux appareils, le spectroscope et le polarimètre, offrent une importance particulière pour les analyses zoochimiques, le premier pour les analyses qualitatives, le second pour les analyses quantitatives.

Le spectroscope sert non-seulement pour reconnaître les métaux contenus dans les cendres des substances animales, par conséquent pour l’analyse spectrale ordinaire, mais encore il permet de découvrir avec une grande précision et une grande certitude des matières colorantes animales, celles

u sang notamment, etmême les altérations qu’éprouvent ces matières sous l mtluence de certains gaz ; le polarimètre nous donne le moyen de déterminer exactement, à l’aide d’une simple observation optique, et par suite trèsrapidement, la quantité de sucre ou d’albumine contenue dans l’urine et n autres liquides animaux.

Ces deux méthodes exigent donc une description spéciale, mais courte.

lt). DU SPECTROSCOPE ET DE SON EM PI, 01.

Le spectroscope sert, comme on le sait, pour observer les spectres des

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ravonnée n.r ’aSSe,i '* *,au>lï’ un Pr'sme fortement réfringent la lumière rajonnee par une flamme éclair ante, elle est décomposée, d'après les lois de

DES OPÉRATIONS CHIMIQUES

la dispersion, en rayons lumineux diversement colorés. Si la flamme éclairante contient tous les rayons possibles, ou en d’autres termes, si c’est de la lumière blanche, la lumière qui a Iraversèle prisme donne un spectre continu. Si au contraire la lumière émise par la llamme éclairante ne renferme que certains rayons, le spectre est discontinu, c’est-à-dire qu’elle ne donne qu’un certain nombre de raies colorées brillantes.

Les flammes que nous employons ordinairement pour l’éclairage, celles du gaz, du pétrole, de l’huile, donnent un spectre continu, tandis que la flamme non éclairante de la lampe à gaz de Bunsen, ou la flamme de l’hydrogène, rendues éclairantes par l’introduction de vapeurs métalliques, fournissent un spectre discontinu, c’est-à-dire des raies brillantes sur un fond noir. Ainsi la flamme du sodium donne une seule raie colorée en jaune intense, celle du thallium une raie unique vcite et trôs-éclatante, celle du potassium une raie rouge et une raie bleue, celle du lithium une raie rouge intense et une raie jaune très-faible, celle du baryum plusieurs raies vertes, jaunes et orange. Non-seulement ces lignes se montrent toujours exactement les mêmes avec certains métaux, mais encore elles ont une position invariable, que l’on peut mesurer et déterminer une fois pour toutes en prenant pour point de repère celles des raies de Frauenhofer. En soumettant à l’analyse speclraledes mélanges de différentes combinaisons métalliques, on peut, d’après cela, reconnaître en même temps et avec une certitude complète, les métaux renfermés dans ces mélanges, parce que les raies caractéristiques apparaissent les unes à côté des autres avec une pureté parfaite.

Le spectroscope se compose essentiellement des parties suivantes :

1° Un tube, dont une des extrémités, .celle qui est tournée du côté de la source lumineuse, est fermée au moyen d une plaque métallique, dans laquelle est pratiquée une fente verticale destinée à laisser pénétrer la lumière dans le tube. A l’autre extrémité, celle qui regarde le prisme, se trouve une lentille achromatique, qui a pour effet de rendre parallèles les rayons lumineux.

2° Un prisme très-fortement réfringent, par lequel le rayon lumineux es

réfracté et décomposé en son spectre.

5° Une lunette astronomique (lunette d’observation) d un grossissement de six fois environ, dont l’objectif a sur une des faces du prisme une inclinaison telle que l’observateur aperçoive grossi le spectre qui pénétré dans

CCtt6 lllIlGttG.

4° Un dispositif qui permette de déterminer la position des raies spcc-

La figure 29 représente un spectroscope très-employé dans les laboiatoires, c’est le petit spectroscope de Steinheil.

Au centre de la plaque circulaire P est fixé le prisme p. B est la lunette

d’observation, A une lunette dont l’oculaire est enlevé en s et remp act par une plaque munie d’une fente verticale. Par cette fente pénètrent les rayons de la flamme, qui est produite en arrière au moyen d une lampe a gaz te Bunsen; dans la partie non éclairante de cette flamme on introduit sur 1 an-

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