‹ Traité d'analyse zoochimique qualitative et quantitative; guide pratique pour les recherches physiologiques et cliniques à l'usage des médecins, des pharmaciens, des chimistes et des étudiants, [electronic resource]Chapitre 35 sur 340 · DU SPECTROSCOPE ET DE SON EMPLOI · texte numérisé non relu

DU SPECTROSCOPE ET DE SON EMPLOI

neau d’un fil de platine les substances dont on veut examiner les spectres. Le tube C porte sur une lame de verre une échelle en millimètres; cette lame est couverte d’une feuille d’étain, de manière à ne laisser de transparence que sur la bande étroite qui contient les traits de division et les , numéros d’ordre. L’échelle est éclairée au moyen d’une lampe ou d’une bougie qu’on place immédiatement à côté. Les axes des tubes- B et C aboutissent au centre d’une des faces du prisme et sont également inclinés sur elle, l’axe du tube A passe par le milieu de l’autre face. Il résulte de cette disposition que le spectre produit par la réfraction des rayons de la flamme colorée, qui ont traversé le tube A, se forme au môme point que l’image de l’échelle en D, produite par la réflexion totale, de sorte que la position et la distance

Fig. 29.

relative des raies spectrales peuvent être immédiatement fixées à l’aide de l’échelle.

La figure 29 représente également la lampe à gaz de Bunsen en usage pour ces expériences, ainsique le support pour les substances à introduire dans la flamme.

Lorsque le spectroscope doit être employé pour reconnaître l'hémoglobine, l’hématine et les matières colorantes analogues, ainsi que leschangements que ces substances éprouvent dans différentes circonstances, ce°ne sont pas des flammes colorées et leurs raies spectrales qu’il faut produire, mais il s’agit de constater quelles modifications éprouve un spectre continu qui est fourni par une flamme éclairante (celle d’une lampe à pétrole est Ja plus convenable), lorsque entre cette flamme et la fente du tube A on place une couche pas trop épaisse d’une solution de la matière colorante cou-

DUS OPÉRATIONS CHIMIQUES

tenue dans un vase à parois de verre planes et parallèles. Si l’on fait passer à travers une pareille solution la lumière rayonnée par la flamme éclairante, on n’observe pas un spectre continu, mais dans certaines parties de

celui-ci des raies obscures ( raies ou bandes d’absorption ), produites par l’absorption de lumière quia lieu dans la solution de la substance à essayer.

Celte absorption de lumière n’a pas la même intensité dans les différentes parties du spectre, et les raies obscures qui en résultent sont caractérisées pour chaque substance par leur nombre, leur largeur, leur délimitation et l’invariabilité de leur position.

La figure 50 représente une forme très-convenable pour le vase destiné à contenir les solutions à essayer; celte forme a été indiquée par Hoppe- Seyler.

Les parois en verre de cette petite cuve ( Yhematinomètre ) sont planes et parallèles, et elles sont distantes de 1 centimètre environ. Lorsqu’on veut s’en servir, on remplit l’appareil avec une solution de la matière colorante

Fig. 51

aussi concentrée que possible et on le place tout près de la fente du tube A (fig. 51), de manière à ce que les rayons de la source lumineuse (une lampe à pétrole), qui se trouve derrière rbématinomètre, traversent per-

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