‹ Traité d'analyse zoochimique qualitative et quantitative; guide pratique pour les recherches physiologiques et cliniques à l'usage des médecins, des pharmaciens, des chimistes et des étudiants, [electronic resource]Chapitre 37 sur 340 · H. — DU POLARIMÈTRE ET DE SON ESIPI.OI · texte numérisé non relu

H. — DU POLARIMÈTRE ET DE SON ESIPI.OI

Nous devons supposer que le lecteur connaît la théorie de la polarisation circulaire, qui appartient exclusivement à la physique (à l’optique), et dans tous les cas nous renvoyons aux ouvrages qui traitent de cette dernière science. Il suffit de rappeler ici que certaines substances organiques en dissolution ont la propriété de dévier le plan de polarisation de la lumière soit à droite , soit à gauche. Dans le premier cas, on nomme les substances dextrogyres, dans le second lœvogyres,e t les matières qui n’exercent aucune action sur la lumière polarisée sont dites inactives au point de vue optique. Ce sont surtout les matières organiques d’un poids moléculaire élevé (comme par exemple les huiles essentielles, les corps albuminoïdes, les sucres, les gommes, etc.), qui produisent la déviation du plan de polarisation de la lumière, et leur pouvoir rotatoire spécifique , déterminé dans les mêmes conditions, est une grandeur invariable, et par cela même il constitue une propriété sur laquelle on se base pour la caractérisation de ces. substances. Enfin, on a constaté que le pouvoir rotatoire d’une solution de substances actives au point de vue optique est précisément proportionnel ù la richesse de la solution en ces substances, de telle sorte que nous avons, dans la détermination du pouvoir rotatoire des solutions de ce genre, un moyen très-

commode pour arriver à connaître la teneur de celles-ci en substances actives.

Parmi les appareils en usage pour déterminer le pouvoir rotatoire des corps, nous mentionnerons celui de Mitscherlich et celui de Vcntzke et Soleil. L’appareil de Mitscherlich, représenté par la figure 32, est le plus

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simple et le moins cher, mais il est un peu moins exact que l’autre.

Sur un support eu bois sont disposés en a et en b deux prismes de Nicol, dont l’un, b , se trouve dans une enveloppe métallique et peut être fixé solidement dans une position quelconque. Devant lui, dans la même enveloppe, est une double plaque combinée formée de deux quartz, l’un dextrogyre et 1 autre lévogyre. Le prisme de N icol a (le prisme oculaire) est placé au centre d’un cercle gradué c et on peut le faire tourner au moyen de la manivelle d. L aiguille e, qu’il est bon de munir d’un vernier, se meut avec le prisme de Nicol, et sert pour déterminer exactement l’angle de rotation, c’est-à-dire la déviation du plan de polarisation.

Lorsqu’on veut se servir de l’appareil, on dirige l’axe de celui-ci vers la flamme blanche d’une lampe à pétrole placée tout près de b; afin d'empêcher toute autre lumière que celle de la lampe de pénétrer dans happa-

reil, la flamme doit être entourée d’un cylindre noirci qui ne laisse arriver la lumière dans le polarimètre que par un ajutage latéral.

On dispose maintenant le prisme oculaire de manière à ce que l’aiguille soit exactement sur 0° et l’on regarde la flamme. Si les deux moitiés du champ visuel offrent la même teinte de passage (violet rougeâtre), les prismes sont bien placés. Mais si la coloration n’est pas la même dans les deux moitiés, on fait mouvoir de droite et de gauche le prisme de Nicol b, jusqu’à ce qu’on ait la même coloration dans toute l’étendue du champ visuel, et à l’aide d’une vis qui se trouve en f on le fixe solidement.

Les solutions à essayer sont versées dans des tubes dont les deux orifices sont fermés au moyen de plaques de verre fixées dans une garniture métallique. Les tubes eux-mêmes sont en verre ou bien en laiton verni in-

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