SUR LEUR RECHERCHE
La détermination des éléments chimiques d’un corps composé suppose la connaissance des propriétés de ces éléments, parce que c’est précisément de l’ensemble des propriétés, qui sont pour les personnes initiées au langage delà chimie les termes de cette langue, que ces dernières peuvent déduire la réponse à la question posée.
Par conséquent, celui qui veut analyser une substance, que celle-ci soit de nature organique ou inorganique, doit connaître la manière dont tous les individus chimiques qui peuvent se trouver dans la substance en question se comportent vis-à-vis des réactifs employés pour leur détermination; il doit connaître les formes et les combinaisons sous lesquelles ces individus chimiques se présentent à nos sens lorsqu’on les soumet à l’action des réactifs, il doit enfin connaître les conditions dans lesquelles se produisent les réactions caractéristiques; et s’il est ainsi mis en état de parcourir le terrain sur lequel il doit se mouvoir pour atteindre le but désiré, il sentira encore, malgré cela, la nécessité de suivre la voie la plus courte pour arriver à son but, de faire tous ses efforts pour ne pas tomber dans l’erreur et d’observer toutes les précautions nécessaires.
Nous avonsdéjà dit, dans l’introduction, que les combinaisons organiques qui se rencontrent dans le règne animal n’offrent pas toujours des réactions assez caractéristiques, n ont pas toujours des propriétés suffisamment appréciables par nos sen§, pour qu’elles puissent être reconnues avec une ceititude complète; dans ces cas, il faut avoir recours en dernière instance a la composition élémentaire, et lorsque celui qui s’occupe de recherches zoochimiques n exécute pas lui-même l’analyse élémentaire nécessaire, il doit dans tous les cas connaître la composition élémentaire de la combinai
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Dans ce but, ces combinaisons sont divisées en groupes qui, il est vrai, sont loin de satisfaire aux exigences d’une classification scientifique, mais qui auront 1 avantage de faire ressortir les affinités incontestables que présentent les corps renfermés dans chacun d’eux, et, en outre, le contraste
( os analogies et des différences offertes par ces corps aidera puissamment la mémoire.
Mais lorsqu’on a affaire à des substances tout à fait inconnues dans leur nature, il faut avant tout déterminer si elles sont de nature organique ou de nature minérale et quels sont, dans le premier cas, leurs principes élémentaires. Les expériences que nécessitent la solution de cette question peuvent être désignées sous le nom d’essai préliminaire.
Essai préliminaire
A. — Détermination de la nature d’une substance.
On peut avoir quelquefois à résoudre la question de savoir si une substance trouvée dans le corps animal : une concrétion ou une matière analogue est de nature minérale, ou si elle contient aussi des principes organiques. Le moyen le plus simple, et en même temps le meilleur dans la plupart des cas, consiste à chauffer, sur une lame de platine, la substance a essayer; si celle-ci demeure inaltérée, elle ne renferme aucun principe organique. Si, au contraire, elle noircit, si elle se boursoufle, si elle dégage des vapeurs et si elle laisse du charbon , il est positif qu’elle contient des éléments organiques.
Mais ce moyen ne peut pas convenir dans le cas où l’on a affaire à des substances qui sont très-volatiles , qui, par conséquent, se volatilisent ou subliment à une température proportionnellement basse. Toutefois les matières de ce genre laissent aussi un dépôt de charbon, quand on les chauffe, si on les fait passer à travers de longs tubes portés au rouge blanc.
C’est a peine si dans le règne animal on rencontrera de pareilles substances, et on aura très-rarement à déterminer leur nature organique.