C. — RECHERCHE DU SOUFRE
4. On mêle intimement les substances solides avec un peu de carbonate de soude chimiquement pur (ne contenant pas d’acide sulfurique) et de salpêtre également pur, on fait ensuite fondre du salpêtre dans un creuset do porcelaine et l’on y introduit peu à peu le mélange. On dissout la masse refroidie dans l’eau et, après avoir préalablement acidulé la dissolution avec de l’acide chlorhydrique, on essaye si elle renferme de l’acide sulfurique en y ajoutant du chlorure de baryum.
On traite les liquides avec de 1 acide azotique fumant, ou avec un mélange d acide azotique et de chlorate de potasse, d'abord à froid et ensuite on chauffant, et on essaye, comme précédemment, la solution obtenue. Dans les deux cas on doit d abord s assurer si la substance essayée, ainsi que les réactifs employés, ne renferment pas de sulfates.
2. Dans un petit tube de verre mince fermé à un bout, on introduit la substance à essayer convenablement divisée, puis un petit morceau de potassium et encore un peu de la substance, et on chauffe jusqu’à ce que la réduction, accompagnée d’incandescence, soit achevée. Après le refroidissement, on casse le tube de verre et on introduit une portion du contenu charbonneux dans de l’eau acidulée avec de l’acide chlorhydrique, qui produit immédiatement un dégagement d’hydrogène sulfuré. On projette un deuxième échantillon de la masse dans une solution de nitroprussiate de soude colorée en jaunâtre faible, qui prend immédiatement une belle couleur violette. Les substances liquides et pâteuses doivent être préalablement évaporées et desséchées, et même carbonisées superficiellement. (Sch ônn.)
5. Lorsque la matière à essayer renferme une quantité de soufre pas trop faible, la méthode suivante convient aussi pour découvrir ce corps. On fait un mélange de carbonate de soude, d’amidon et de la matière, et l’on chauffe au rouge sur un fil de platine dans la flamme de réduction, on place ensuite l’essai avec une goutte d’eau dans un verre de montre et on ajoute un petit cristal de nitroprussiate de soude. S’il y avait du soufre, le liquide prend une couleur pourpre magnifique ; ordinairement il se produit d’abord une coloration rouge, dont l’intensité augmente de plus en plus, qui ensuite, en tirant sur le bleu, devient pourpre, mais qui finit par passer au bleu d’azur très-intense ; le liquide perd peu à peu complètement sa couleur.